La gueule dans les fleurs, tu y as cru toi ? J’ai une gueule à vivre
heureux tu crois ? A ton avis pourquoi je suis assis dans mon break au
milieu des flammes. Juste un choix pour la paix dans le monde. Dans tes
rêves. Je reviendrai avec deux flingues et je bastoserai dans la jungle.
J’ai eu le temps de réfléchir, j’ai envie d’être malheureux et tu vas
pas me faire chier à me balancer du bonheur à la sortie de la forêt
quand les flammes ne seront plus qu’un souvenir. Jamais, je ne peux pas
oublier ce qu’on m’a fait, ce qu’ils ont fait pour que je parte dans
cette forêt. Alors dans le triste j’ai abandonné ma vie dans les flammes
et j’essaie de retrouver ces putains de chanteurs et danseurs. La pente
est sévère mais mes jambes assez solides. Ils m’ont dit que les
chanteurs et danseurs picolaient dans le bar des anciens au centre de la
ville, les bâtards, c’est pas comme si c’était loin de la forêt. Je
marche dans les rues de cette ville, les clodos dorment sur leur carton,
les autres dans des hôtels de luxe. Je suis fatigué. Les loups rodent
et viennent de bouffer un clodo sans carton. Finalement sur cette
planète faut être un putain de fils de pute pour pas se faire bouffer.
La musique diffusée dans les haut-parleurs me fiche la chair de poule, à
mon avis le IIIème Reich diffusait la même dans les couloirs des camps.
En même temps cette musique s’accroche à mes doigts qui tentent de
m’arracher les cheveux, un ange. Je suis trop mort, la croix entre mes
phalanges glisse et se brise. Mon ange. Mon cœur est libre mais faut que
je trouve les chanteurs et danseurs. J’ai passé des idées entre les
barbelés, à la limite j’ai perdu un bout de tissu, mais pas l’envie
d’éteindre l’incendie. C’est quand même dur de voir aux fenêtres des
gens si heureux, ceux qui nous regardent, nous les clodos. Maman je suis
où ? Je pousse enfin la porte de ce bar, et oui il n’y a que des
anciens et les chanteurs et danseurs sont là. Enfin de la couleur !
Toutes les couleurs parlent avec les punks et les skins, un putain de
bar mon pote. Je ne sais pas si ils ont trop joué avec les couleurs mais
ça ressemble à la fête des peintres déjantés leur bar. Un chanteur
m’invite à sa table, le projet est grand. Il me dit qu’éteindre les
flammes ne sera pas pour demain, les rêves s’envolent et j’embarque mon
sac à dos et je pars sur ce chemin, mon bonnet péruvien sur le crâne, au
milieu des pierres. Le matin est brumeux mais le chanteur me montre du
doigt la montagne. Je commence à rêver de nouveau. Oh bien sûr le chemin
est accidenté encore, j’ai rencontré un gamin KKK mettre des coups de
latte dans les boucliers des flics, mais après quoi, maître de guerre
c’est juste un monde de fous. Créer une guerre juste pour voir les
femmes et les enfants courir au milieu de la route pour serrer fort dans
leurs bras leur papa mari chéri revenu vivant du combat. Faut-il que je
retourne dans la forêt ? Non je continue, des sourires en bitume,
pleurer sur un air de violon c’est dangereux en public, mais c’est un
rêve. On est à six mois de parler de couleur de peau alors j’ai crié.
Elle est si belle avec son costume d’apparat bleu, elle est si noire. Et
l’autre pendant ce temps qui se fait sucer par les éléphant domptés à
coups de pelle. Le chemin promet d’être long, oh putain. Brûler des
pneus, pisser et chier dans l’eau potable, mettre une cagoule et un
bandana, partir vers l’affrontement et tu vas me dire que tout va bien.
Tornade. Sur le chemin je vois une fille sans visage faire du skate dans
un skate park en forme de tête de mort, juste pour vivre, juste pour le
rêve, je ne sais pas si sa religion lui permet. Drôle de mot. Et juste
derrière, en tenue de camouflage, l’autre écrit sur son casque un mot
pour la mort « GUERRE TU M’AURAS PAS » . La montagne est encore loin on
dirait, le chanteur n’avait pas tout prévu. Jésus exécuté, quelle
merde, il est toujours au milieu des débats. J’ai mal aux pieds.
J’aimerai être mineur au fond de la terre sans lumière car franchement
je ne me vois pas pompier dans les tours jumelles. Des voix par milliers
sur le chemin, des réfugiés par millier, enfin surtout dans la télé.
Ils ne viendront pas dans la forêt c’est sûr, Hirosyrie mon amour. Tu
vois quoi toi quand tu vois tout ça ? Je vois des types qui pleurent et
quand je ferme les yeux ce sont les mêmes avec des ceintures explosives,
je ne dors plus depuis. Tu as déjà vu une fillette au milieu d’un
tremblement de terre, non, alors viens avec moi sur ce chemin. Tous ces
gens sont sur la route. Alors ne me demande pas de compatir, je suis
dans la galère. J’étais beau quand j’étais gamin, avec ma baguette de
pain, en courant dans les rues de mon village. Et là BOUM fin de
l’histoire, une bombe des flammes et là je cours tout vieux avec mon
fils dans mes bras et un jour il se posera devant ma tombe et dira : »et
ils sont où les chanteurs et danseurs hein papa ? ». Et mais
franchement je n’en peux plus, je marche je marche je marche et j’ai
perdu le chemin, si au moins tu avais un verre de vin à m’offrir. Juste
un cutter des veines. Merci c’est sympa. Pas maintenant, il y a ma fée,
belle et dangereuse, assise quelque part sur le chemin, certainement en
train de fumer de l’herbe. Il faut que je vieillisse vite très vite, les
dents qui tombent dans un sourire mais je ne souris plus. Allez je m’en
fous, je vais donner à boire aux koalas, ma vie ne sera que meilleure.
Bientôt la montagne. Je vais hypnotiser les tigres et jouer de la flûte
aux chats noirs. La vraie vie quoi. Je vais peut-être arrêter la partie
4, la dernière car maintenant tu sais qui je suis et où je vais. Et
avant de me tailler les veines avec ton cutter il faut que je vois, que
je t’aime, que je retrouve ma fée. Si jamais tu as fait le même chemin,
pourras-tu me dire si la forêt brûle encore ?
dimanche 23 octobre 2016
dimanche 9 octobre 2016
LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 3
Et on y va…guitare, chants, guitare, chants, pluie qui tombe, cajon en
bass party, saxo en fond d’apocalypse….. tube qui tombe, écho de mon
être dans le fond de l’eau. Seulement lui avec ses flammes, et ses
flammes toujours ses flammes, franchement je me suis saoulé tout seul.
Du feu encore du feu et de ces cendres renait…. J’ai envie d’oublier ça,
cette forêt, mes essuie-glaces fondus, les chanteurs et danseurs
sans eau. Car derrière tout ça il y a un jardin, celui que j’ai quitté
pour me réfugier dans cette forêt, aux pieds des arbres, les tenir entre
mes bras, respirer la vie., ce jardin sublimé par ma fée avec des
couleurs irréelles, des lumières de partout, multicolores et moi je
buvais tout ça chaque jour, il suffisait qu’elle ouvre les yeux pour y
voir déjà le plus beau de tous les bleus. Faut que je te raconte les
bleus, les pourpres, les étoiles jaunes improbables posées au milieu
d’un rouge intense. Comment tout cela est-il possible ? D’une bulle vert
tendre, sentir la terre, jouer comme un enfant, il y a un drap
magnifique à étendre, une explosion. L’assez t’intrigue et pourtant des
centaines, des milliers d’explosions juste pour étendre les draps qui
tournent ton cœur vers l’horizon dans un rouge de la terre. Putain mais
quel voyage, thym, gerbera, tulipe, ciboulette, assez, assez, assez, à
travers cette jungle de tulipes, assez, assez, assez, j’ai l’impression
que j’ai perdu mon chemin. J’entends encore le bruit de ces chaînes,
d’un pas décidé je voulais atteindre le fond du jardin en quelques
secondes, il m’a fallu des heures, trop de couleurs à explorer, trop de
pétales à respirer, trop de roulades dans l’herbe humide et douce,
jusqu’à ce que j’entende la foudre tomber : » putain mais t’es
complétement con ou quoi, si jamais ton jean est tâché je te jure que ça
va chier !!! » Des heures pour atteindre le fond du jardin, de toute
façon je me casse la gueule tout le temps, c’est comme ça. Je mets ma
tronche dans un pavot, commence à me demander comment ça se fume mais
tout devient flou, c’est pas comme ça qu’il faut faire hein c’est ça
?!!! Faut pas bouffer toutes les fleurs, et pourquoi hein dis ?!!!!
Alors comme je n’ai pas l’habitude d’écrire de belles histoires, je ne
sais plus sourire non plus. Garder le meilleur à l’extérieur, et pourrir
l’intérieur, juste pour m’énerver, et aussi pour bouffer la fleur d’un
dahlia, j’ai failli mourir ce jour-là, c’était lui ou moi… Pas d’avenir
dans le meilleur, quand c’est beau on me tape dessus, quand je suis
émerveillé on me crève les yeux, alors autant retourner dans ma forêt en
flammes, ici même le diable hésite à venir boire l’apéro. J’ai ouvert
la porte de mon break, je me suis assis derrière le volant, j’ai fermé
la porte, putain les essuie-glaces sont définitivement collés et fondus,
la radio ne fonctionne toujours pas, dans le rétro je vois repasser les
chanteurs et danseurs dans leur remorque….
samedi 8 octobre 2016
LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 2
Dans la nuit les flammes sont d’un putain de rouge … Dans mes rêves
je ne vois que de la nuit, les autres sont déjà tellement morts, dans
leurs rêves ils ne voient que des bagnoles de luxe et des femmes avec
des seins en plastique. Je leur rappelle juste que le plastique ne
tiendra pas dans les flammes. Ça fait bizarre de ne plus avoir de
limites mais il paraît qu’il faut noter dès les premières minutes après
ton réveil les rêves que tu fais, ouai sauf que je n’ai pas encore
dormi… Au fait il reste combien d’arbre à brûler ? Les chanteurs et
danseurs viennent de repasser dans l’autre sens et j’ai toujours mes
essuie-glaces qui fondent. D’un coup j’ai vu ce loup courir au son des
cloches de l’église, celles qui te rappellent les heures qu’il te reste
avant de finir en hamburger battu à mort à coups de pelle dans la
gueule, les pattes ficelées à un crochet. La douleur est insoutenable et
l’espoir s’évanouit. Végan es-tu avec moi ? Je ne bois plus que de la
soupe les dents fracassées à force de tomber et aussi je vomi. De toute
façon j’ai encore filé mon gouter à des clodos, l’amitié entre les
flammes, j’ai au moins sauvé la brioche. Histoire de fuir un peu les
flammes, ma fée et moi on s’est tapé le délire de grimper droit devant
cette montagne verte, le soleil en pleine gueule et jamais on a pensé
pendant l’ascension qu’il fallait un jour redescendre à l’étage du
diable. Il faut que l’on s’adapte aux flammes, au feu, personne ne
viendra l’éteindre, les chanteurs et danseurs n’ont fait que repasser en
chantant dans les remorques. Il y a encore des feuilles vertes au
milieu de la forêt, j’ai vu un type enterrer ce qui ressemble à des
bouts de cadavres, dans un claquement d’ailes je me suis envolé et j’ai
survolé ce sale type, j’ai craché des flammes et je l’ai cramé, mais je
suis encore monté trop haut, toujours trop haut. Combien de psy
faudra-t-il tuer encore ? Le vent s’est levé et a éteint mon joint, ma
jeunesse, mon envie de vivre, il attise les flammes. Je sais qu’au loin
la mer remonte des enfants morts sur la plage, ballotés par les vagues,
mais je suis dans la forêt et ça ne me fait rien et en plus je ne vois
pas la plage d’où je suis. Je suis l’ami de Jésus mais il pue le moisi
l’enfoiré, ça fait si longtemps maintenant. Le flippe quand j’ai vu ma
gueule dans le reflet de cet alcool gisant dans mon verre, je l’ai jeté
contre le miroir, c’est pas malin, je n’ai plus de verre et plus de
miroir et plus d’alcool. La mort s’acharne et chasse sur mon terrain,
une vraie pute à 5 euros. Les braises qui crépitent n’ont même pas de
basses, tu parles d’un son de merde. La radio ne fonctionne plus,
l’antenne a fondu aussi et je ferme ma gueule. Mon chien en a perdu son
os. Ça sent le napalm non ? Tout ira bien, ne regarde pas la lumière, ce
ne sont que des flammes, mais ils sont passés où ces chanteurs et
danseurs ?
Partie 3 à suivre…. Faudra ensuite s’en aller…
jeudi 6 octobre 2016
LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 1
Allez on y va…tout a commencé dans le chemin de cette forêt, garée
sur le côté le break faisait face aux flammes et ma fée n’avait pas
fermé le bouchon du réservoir de la tondeuse. Quand l’hélicoptère a
lâché son spermicide sur les flammes, je me suis rendu compte que je
n’étais pas en Pologne mais aussi que les balais d’essuie-glace étaient
fondus. Triste journée quand même. Et cette rencontre avec les démons
tu la vois comment ? J’avais les yeux grands ouverts quand j’ai vu
débouler les tracteurs avec des chanteurs et danseurs dans les
remorques, ils étaient venus éteindre le feu. Tu parles d’une merde.
Surtout que j’avais prévu de mourir demain. Enfin c’était mieux que
devant la télé, en plus la centrale de Cattenom commençait à grincer,
alors la télé tu penses. Du nucléaire dans tes veines ouai, et tu crois
vivre mieux ! Je n’aimerais pas être tes yeux, pour regarder toute cette
merde, heureusement que tu n’as pas de cerveau… Je préfère m’engloutir
dans mon 7ème sous-sol, au moins on y danse, on y chante, on y boit, on
y parle, on y pleure alors on y boit encore. Dehors cette grue géante
m’attend, elle m’a déjà bouffé mes intestins, du coup je ne sais pas
trop ce qu’elle veut encore. Les chanteurs et les danseurs sont passés
et pourtant ça brûle encore. Je sortirai bien pour bouffer ma glace, pas
le temps, pas le temps, pas le temps. Mon pote a préféré me laisser
seul dans la fumée, se jetant sous un TER, je me demande encore à quoi
ressemble mon pote une fois le TER passé. Déchiqueté ? Juste cassé ? Tu
étais comment dans ton cercueil ? Il est plutôt cool mon suicide, papa
va te coucher. Comment tuer des milliers de personnes ? Encore une
putain de journée les tripes à l’air, à jouer avec le feu, ça m’a niqué
mes essuie-glaces quand même. Enlève moi du réel, tu crois que je me
drogue, tu crois que je me drogue, tu as perdu ce peu d’espoir de me
voir sourire aujourd’hui, ce ne sera plus jamais possible, je me suis
cassé la gueule dans cet escalier. Tout le monde dort et moi jamais,
j’ai réservé mon billet à bord de ce bus, alors il n’est pas question
que je dorme, je reste sur ce rocher à attendre. Fallait réserver. Les
fleurs sont brûlées sur le côté de la route, derrière la vitre je vois
ma fée pleurer, demain n’existera pas, je flirte avec les oiseaux sauf
qu’ils ont les ailes cramées. Réveille-toi !!! J’ai couru, je suis
toujours le premier, les genoux éclatés….PUTAIN RÉVEILLE TOI !!!! Ma fée
était au bord du lit, les larmes aux yeux et elle m’a dit : » Arrête
toi ici je t’en supplie ». Un ange passe et les feuilles n’existent même
plus dans les arbres, je crois que j’ai tué ce cancer en me tirant une
balle dans le bide. J’ai fermé les yeux et j’ai tiré. Seulement ça
n’existe pas, ça ne marche pas. Alors je continue de courir au milieu
des flammes et il pleut maintenant, Dieu a entendu le cri des oiseaux
aux ailes brûlées. Il faut que je me calme, que je dorme, que je mange
aussi mais tout ce bordel sort encore et encore par mes yeux en larmes
de sang. Aujourd’hui j’ai pris un marteau, j’ai posé ma main sur cet
étau, seul dans mon 7ème sous-sol, j’avais envie d’entendre juste le
bruit des os. J’ai frappé, j’ai frappé, j’ai frappé et je crois que je
me suis endormi. Ma fée m’a réveillé par des cris de panique, je crois
que je suis encore vivant, alors je retourne dans les flammes, encore.
Je tombe au milieu de la route, la petite vieille me guette derrière ses
rideaux, elle adore quand je me casse la gueule dans la rue,
complétement saoul, et elle me gueule dessus alors je cours comme un
taré jusqu’à sa fenêtre en hurlant Jésus Christ viendra te chercher,
Jésus Christ viendra te chercher et il me ressemblera. Respire, respire,
respire. C’est la nuit, et je suis encore là, enfin… je pense que c’est
moi…. HA HA HA….
Partie 2 à suivre…bah ouai j’suis pas une machine non plus oh !!!
mardi 20 septembre 2016
APRES LA LIGNE CE SONT LES FLAMMES
Alors qui aura assez de couilles pour m’enfermer ? Pas ma fée elle n’a
pas de couilles pas même un zizi. Quand est-ce que quelqu’un se décidera
donc de me faire du bien en me déclarant médicalement malade à enfermer
dans un asile au milieu d’autres fous. Combien de temps dois-je encore
souffrir avant de pouvoir enfin lâcher prise dans une chambre
capitonnée, laisser enfin la place à ma folie dévastatrice, pouvoir
enfin crier sans passer pour un dingue, pouvoir me mordre au sang pour me libérer. Me donnera-t-on la possibilité d’être un lâche ?
Quand moi je vois des bombes tomber sur le sol pour déchiqueter des enfants apeurés, toi tu ramasses ces pommes tombées du pommier pour en faire une succulente compote pour le goûter.
Quand je hurle après tous ces individus excités, affamés et agglutinés sur une seule planète, toi tu prends des photos magnifiques des papillons multicolores se restaurant sur une seule fleur de mon buddleia.
Combien de temps alors ? Combien dis-moi !
Quand je tombe dans le noir sans jamais atterrir dans une peur panique qu’il n’y ait jamais de Terre pour m’écraser, toi tu t’allonges et tu fermes les yeux sur mon lit pour partir dans un conte de fée.
Quand le matin je reste accroché à ce rocher acéré le corps mutilé et en sang la douleur perforée sur mon visage fatigué, toi tu te promènes nue habillée d’une peau si douce dans la maison en jetant des pétales de sourire au miroir.
Quand je meurs étouffé d’essayer de respirer à peine la porte de la maison franchie, toi tu chantonnes une chanson d’amour sur un air de reggae en libérant l’oxygène nécessaire à toutes les fleurs du jardin.
Qui va se décider hein ? Alors dis-moi !
Quand je cours les pieds déchiquetés de peur de ne pas avoir assez de temps à peine parti pour franchir cette montagne, toi tu sautes dans les fossés pour cueillir les petites fleurs et tu cliquetonnes tes chaussures légères sur le sol en jouant à une marelle improvisée en jetant les fleurs sur le ciel juste après le 8.
Alors vois-tu, je pense que là où tu vois une pièce vide, noire, déprimante, angoissante où je vais mourir, moi je suis dans une forêt d’arbres multicolores laissant passer le soleil assez pour me réchauffer et m’apaiser, là où tu vois le sol froid carrelé de cette chambre sans lit sans matelas, moi je cours nu sur l’herbe verte encore humide de la rosée, là où tu vois une cellule fermée pour l’éternité, moi je suis enfin libre.
Alors écoute moi, sois forte, sois celle qui me sauvera…
Quand moi je vois des bombes tomber sur le sol pour déchiqueter des enfants apeurés, toi tu ramasses ces pommes tombées du pommier pour en faire une succulente compote pour le goûter.
Quand je hurle après tous ces individus excités, affamés et agglutinés sur une seule planète, toi tu prends des photos magnifiques des papillons multicolores se restaurant sur une seule fleur de mon buddleia.
Combien de temps alors ? Combien dis-moi !
Quand je tombe dans le noir sans jamais atterrir dans une peur panique qu’il n’y ait jamais de Terre pour m’écraser, toi tu t’allonges et tu fermes les yeux sur mon lit pour partir dans un conte de fée.
Quand le matin je reste accroché à ce rocher acéré le corps mutilé et en sang la douleur perforée sur mon visage fatigué, toi tu te promènes nue habillée d’une peau si douce dans la maison en jetant des pétales de sourire au miroir.
Quand je meurs étouffé d’essayer de respirer à peine la porte de la maison franchie, toi tu chantonnes une chanson d’amour sur un air de reggae en libérant l’oxygène nécessaire à toutes les fleurs du jardin.
Qui va se décider hein ? Alors dis-moi !
Quand je cours les pieds déchiquetés de peur de ne pas avoir assez de temps à peine parti pour franchir cette montagne, toi tu sautes dans les fossés pour cueillir les petites fleurs et tu cliquetonnes tes chaussures légères sur le sol en jouant à une marelle improvisée en jetant les fleurs sur le ciel juste après le 8.
Alors vois-tu, je pense que là où tu vois une pièce vide, noire, déprimante, angoissante où je vais mourir, moi je suis dans une forêt d’arbres multicolores laissant passer le soleil assez pour me réchauffer et m’apaiser, là où tu vois le sol froid carrelé de cette chambre sans lit sans matelas, moi je cours nu sur l’herbe verte encore humide de la rosée, là où tu vois une cellule fermée pour l’éternité, moi je suis enfin libre.
Alors écoute moi, sois forte, sois celle qui me sauvera…
UN CANCER DANS UN TAILLE CRAYON
J'ignore ce que le monde fait, moi je le fais. Avant hier la populace se
scandalisait devant un steak haché de vache folle, du coup la populace a
sauté dans des océans de 3 m² un harpon entre les dents et a boudé les
meus, hier encore la même populace recrachait les arêtes par le cul et
refusait dans le même temps de s'étouffer avec du saumon gavé aux
antibios et a boudé les repas traditionnels de Noël, la populace s'est
retrouvée au cinquième étage d'un potager vertical en plein
centre ville permaculturé par les gaz d'échappement, mais la populace
avait enfin trouvé les douceurs de la terre dans son assiette et a
commencé à grignoter les écorces des arbres comme des castors juniors.
Ce matin la populace bien déterminée à en finir avec les orgies d’un
autre temps, avec la barbarie digne d’un film d’horreur, a petit-déjeuné
avec un bol de vitamine B12 et surtout pas de lait, à midi la populace a
recraché des paillettes dorées avec en prime des OGM dans ses vitamines
B12. La boucle est presque bouclée, la populace se demande ce qu’elle
ne mangera pas ce soir, et aussi demain, sauf moi. Alors je serai le
seul survivant cancéreux complètement barbouillé d’avoir bouffé autant
de saloperies dénoncées par mass médias, peut-être un peu honteux
d’avoir mangé tout seul alors que je voulais manger avec mes copains
copines, même que du coup j’aurai rien piqué dans leur assiette et eux
non plus. Alors moi je veux revoir les sourires, les oh c’est vachement
bon, les oh tiens tu veux gouter ça, et même que si nous n’avons pas la
même chose dans nos assiettes, au moins on aura le sourire et on se
rappellera de mon grand-père qui me disait « regarde donc dans ton
assiette ». Continuons à vivre ensemble, soyons nous, soyons simples,
écoutons nous, refusons de les croire et retrouvons nous autour de
bonnes tables comme avant, quitte à racheter des casseroles pour
préparer tous les repas différents, car là j’ai l’impression que ce qui
va nous tuer, ce ne sera pas la bouffe …
mercredi 14 septembre 2016
LES ARETES DANS TON CUL
Étrange été, sur le sable abandonné...laisse tomber....plein été,
vacances, et ce putain de réveil qui s'appelle papa qui déboule dans le
camping, c'est l'heure d'aller au marché, dans le sud, au bord de la
mer, la tête dans le cul nous voila mon frère, ma mère, mon père et moi
le frère de mon frère dans un road trip il faut faire les marchés du
sud. L'estomac rempli d'une croûte de pain ramollie par l'air humide
d'un camping de merde, je tiens la main
de ma mère et on marche, on marche, on marche, pourquoi payer un parking
près du marché alors que l'on peut marcher des kilomètres et des
kilomètres en se garant dans la ville d'à coté, franchement. Surtout que
je ne suis pas en sandalettes en plastiques transparentes même pas ils
les vendent au Emmaüs. Et las, nous passons devant une poissonnerie et
cette poissonnière avec des bras plus gros que ses thons morts posés sur
de la glace pilée, les yeux noirs, beuglant juste au moment où l'on
passe devant son bordel puant, quand sursautant pété par la trouille je
me cramponnais à la jupe de ma mère, aussi terrorisée que moi. Mais nous
n'étions pas là pour le poisson apparemment et nous filions en
remontant la rue. Mais n’empêche que je regardais derrière moi toutes
les dix secondes pour voir si la poissonnière ne me suivait pas. "IL
EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" J'ai eu trop peur ! Jamais je ne suis
allé dans une poissonnerie depuis, JAMAIS !!! Et là, je vais tranquilou
au courrier, 40 ans plus tard et bimmm dans la boîte aux lettres, la pub
du Match, pour le poisson, la poissonnière...mais aux yeux bleus, aux
bras si fins, et ce visage si tendre...Oh Jésus tu m'aimes donc
encore...je file au Match, les roues du caddie me disent "ça va trop
vite arrêtes tes conneries" et j'arrive dans un crissement de
sandalettes (pas les mêmes) devant la poissonnerie, les joues rougies
par la connerie d'avoir couru mais aussi par la timidité, faut prendre
un ticket, et j'attends le sourire aux lèvres, épanoui, mon tour.
"QUARANTE NEUF !!!!!! IL EST OU LE QUARANTE NEUF !!!!!! QUARAAAANTTEEEE
NEUFFFFF !!!!!!!"
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, c'est elle, elle est encore vivante "IL EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" Oh putain !!!!!! Maman ! Maman tu es où ? MAMMMAAAANNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, c'est elle, elle est encore vivante "IL EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" Oh putain !!!!!! Maman ! Maman tu es où ? MAMMMAAAANNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!
DEVAQUET AU PIQUET - DEVAQUET AU PIQUET
oula vite polémique fuyons...j'aurai bien détruit deux trois connards
sur la toile, putain ça démange....pourquoi je me suis lancé ce défi de
merde de ne plus répondre aux cons, c'est dingue cette addiction de
merde. C'était quand même mieux quand Devaquet a pondu sa loi de merde
et que je pouvais descendre dans les rues et me faire tabasser la gueule
par les Pasqua's angels. Et dans le même temps débattre sur mes
convictions au café du point central,
avec des vrais humains, au pire on se prenait une claque dans la gueule
mais au moins la rage passait. Mais là avec toutes ces petites putes
virtuelles, j'ai trop de colère et trop de rage sans pouvoir toucher du
doigt une petite merde de révolutionnaire en couche culotte. Bon faut
que je me calme, je vais aller couper du bois, c'est important de couper
du bois, surtout que la guerre arrive, en plus je n'ai que des
radiateurs électriques, c'est juste pour me calmer....vas-y fais péter
la tronçonneuse bordel !!!!
jeudi 8 septembre 2016
BLACK ZOMBIE
TADIIIIIINNNNN
Faut pas faire chier Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Allez, après celui-là je vous jure j’en ai fini de ces textes qui m’explosent le cerveau, de l’alcool qui me défoncent les veines, j’ai bien compris que je ne peux plus écrire ce que je ressens, de ce que je pense des humains noirs blancs jaunes gris, de la race humaine. En fait j’en ai franchement ras le cul de me relire dix fois pour ne pas choquer les homosexuels, les noirs, les chrétiens, les juifs, les rebeus, les gauchos. Alors tu vas me dire qu’ils ont gagné. Ouai un peu, tout le monde n’a pas la tune de Charlie ! Payer un procès pour avoir dit que cet enculé de (vais pas le dire c’est censuré par les bobos de gauche, tu sais ceux qui sont descendus dans la rue pour la liberté d’expression, pour le partage, etc) m’énerve profondément, ça ne m’intéresse pas. La science des journalistes sodomisés par l’Etat d’urgence, pinés par l’absence de volonté de nous informer sans masturber le nez de Pinocchio, bah cette merde là c’est fini, je te la laisse, débrouille toi avec, moi j’ai plus faim. Les conflits dactylographiés sur du A4 et en roulement d’une dictature sur les prompteurs ont souvent excité mon crayon HB pour faire saigner mon cahier 17x22 mais c’est terminé, je ne vais plus rien publier là-dessus. Maintenant je vais attendre tranquillement la prochaine guerre qui va tous nous exterminer dans moins d’un an, je vais écrire pendant ce temps qu’il me reste des poèmes à ma maman, je vais écrire des textes sur mes amis les animaux, sur les plantes, sur les forêts mystérieuses, de temps en temps sur des concerts, sur la médecine que je pratique, mais c’est terminé pour les cons, ils ne méritent franchement pas d’user mon HB. Bon je ne dis pas que je ne vais pas les massacrer de temps en temps sur mon cahier 17x22, il faut éjaculer la pression pour éviter le cancer des neurones, j’en ai assez d’un, mais ça restera dans ma tombe. Au pire j’irai crier dans la forêt et discuter avec les écureuils.
Tout cela dit, je vais quand même te chier le dernier pour la route, puisque je n’ai plus le droit d’écrire que Mickey est adepte du sadomasochisme, je vais te réciter ce qui me fait picoler plus que raison. Mickey et Minnie, tu veux la suite ? Nan Disney va m’assigner à résidence laisse tomber.
Tu sais le burkini qui affole les médias, enfin j’ai pu abandonner la page 143 du catalogue de La Redoute et me branler sur H&M depuis cette histoire, j’ai lancé un nonos aux chien-chiens en disant que c’était de la provocation, genre en interdisant le burkini sur les plages les ventes de ce maillot de bain multi-pièces se sont envolées, il n’y a pas un truc qui te dérange ? C’est comme si tu interdis les voitures diesel à Paris et que tous les parisiens achètent une voiture diesel dans la foulée. Provocation ? Nannnn répondent les bobos parisiens, en même temps y a pas de plages à Paris. En plus qu’est-ce que je m’en branle que ces femmes soumises crèvent de chaud en dessous de leur tenue de combat, et puis pourquoi elles n’auraient pas le droit de se baigner dans la mer et brûler ensuite avec le sel qui macère dans leur raie du cul ? C’est pas pire que les autres qui mettent leur bébé dans l’eau avec une couche remplie de merde. C’est la provocation qui est autour qui me gonfle, genre je suis habillée comme ça et je t’emmerde pourquoi tu me regardes comme ça sale chien de français. Pas de bol avec moi je ne mâte que les nanas en string avec des fesses d’enfer… Dès que je me défoule sur le sujet, je me fais défoncer par les fameux gauchos tolérants.
Tout comme je me fais bouffer la gueule par ces petits merdeux qui jouent de la guitare sèche entre deux heures de cours à la Sorbonne pour devenir chômeur avec un revenu universel parce que je dis que je n’irai jamais à un rassemblement de nuit debout. Je me rappelle de leur fameuse tolérance à ces bouffons en herbe. Leur père se tapait la bite sur un arbre au bois de Boulogne pendant que je taffais déjà, alors cette loi du travail dont je ne connais absolument rien si ce n’est les connards qui me bloquent la route un matin de juin, je m’en branle, franchement je m’en tape les couilles, tu te souviens du 49.3 ? Alors bouffe ta soupe place de la répu et ne viens pas me faire chier. Mon patron ça fait longtemps qu’il a bazardé ses menottes et qu’il fait ce qu’il veut avec ses employés. Je serre le cul depuis bien plus longtemps que toi tu te fais enculer petit bobo. Alors non je ne dirai plus rien sur ces nuits d’absurdité collective, j’ai d’autre chose à faire de plus important désolé, y a la nouvelle saison de Narcos. Mais contrairement à toi je suis tolérant (sauf si tu te mets devant la marijuanas break pour m’empêcher de passer, là tu risques vraiment ta vie crois-moi) je comprends ton action, je comprends que tu veux exister, que tu veux te battre et je trouve cela noble, mais tu es un facho gaucho et te ne m’écoutes pas. Tu sais j’aime bien les ânes mais seulement ceux avec des grandes oreilles toutes douces, pas ceux qui se mettent la carotte dans le cul pour reculer.
Et quand je sens que le conspirationisme de ce monde est la plus grande puissance, je prends des caillasses sur le crâne et ils veulent me jeter dans un asile. Bah tant mieux, vivement l’été prochain bordel. Ce sont toujours les mêmes d’ailleurs. On retrouve le scout de sarko mais pas mon portefeuille alors que je montre la porte d’entrée de mon voleur. 2000 militaires armés comme dans 24 heures chrono contre 20 fichiers S brodés sur leur casquette à l’envers (proportionnalité bien entendu) n’arrivent pas à les exterminer. Jack Bauer serait-il un objet de la science-fiction ? Je ne comprends pas !
J’ai pris un coup de boule quand j’ai dit que les « arabes » parlent fort et que les « français » sont trop sourds et trop cons pour les entendre. Mais ça dérange qui franchement que les « arabes » parlent fort ? J’ai 47 ans et autant passés avec des «arabes », j’ai sûrement plus de potes « bronzés » que de « blancs ». Mais j’en prends plein la gueule quand je dis que les casquettes à l’envers commencent à me chauffer quand ils m’agressent dans le bus et que je vais en fumer un entre mes doigts dans peu de temps. Les connards que j’ai comme voisins sont « blancs » et j’ai envie de les torturer aussi tu sais. Il fût un temps quand j’étais minot où avec mon père, toujours en costard cravate, nous allions au café des arabes (c’est comme cela qu’on l’appelait) place du marché à Nancy. Jamais de conflits, jamais de regards de travers, t’as déjà vu mon père avec sa gueule de gitan embrasser un bougnoule ? Non ? Moi si, alors va te faire foutre quand tu me traites de facho, parce que le jour où je vais devenir vraiment un facho va falloir te sauver loin et vite petit gaucho car Hitler à côté de moi c’était un prof de maternelle.
J’ai un snipper qui me pointe au laser quand je dis que je ne vais certainement pas ouvrir mes portes aux migrants. Je pense déjà à l’avenir de mon fils, qu’est-ce que tu veux que je pense aux autres franchement. Alors je suis encore un vilain, mais qu’est-ce que tu fais toi ? Tu construis des zones de prisons pour les accueillir et ensuite tu les laisses là à s’énerver dans 3 mètres carrés dans la boue. Et c’est moi le vilain ? Mais laisse les partir, laisse les aller nager dans l’eau glacée, ils ne veulent pas rester chez nous, alors laisse les partir d’ici et fous leur la paix bordel. Imagine-toi quand l’EI envahira ta ville dans quelques mois, où vas-tu aller ? Que vas-tu faire ? Tu aimerais rester sur un matelas sous un pont en Angleterre ou ailleurs pendant des mois parce que tu as fuit ton pays? Non alors ne me casse pas les couilles ok. C’est un gouvernement de tortionnaires qui occupe l’Elisée ! Est-ce qu’on écoute les gens dans ce pays ? Les migrants cassez-vous les gauchos veulent vous exploiter. Bah ça fait bien d’avoir un syrien dans sa salle à manger en train de nettoyer ta merde qui dégouline entre ton sillon fessier devant la nouvelle star. C’est humanitaire. Migrants barrez-vous !
Et quand je dis que le revenu universel ne fonctionnera jamais dans notre pays d’assistés c’est un char qui rentre dans mon salon et qui cherche dans un bruit infernal à viser mes doigts qui courent sur le clavier azerty. Tu sais ça me fait penser un peu à la taxe sur les boissons trop sucrées (coca cola a déjà envoyé un missile nucléaire sur la France) pour obliger les cas sociaux à ne plus consommer ces produits dangereux à la santé dès le ptit déj en espérant que ce soit trop cher pour leur RSA et dans le même temps refiler cette même taxe aux mêmes cas sociaux pour élever leur pouvoir d’achat. Je ne sais pas si ce n’est pas moi qui deviens fou.
Alors c’est fini tout ça, c’était le dernier coup de gueule parce que je suis fatigué mais j’en ai encore plein la tronche à baver sur le cahier 17x22. Mais j’ai aussi mon bouquin à finir, j’ai aussi des projets plein la tête (comment mourir, comment se pendre, comment ne plus pleurer). Je vais aussi me coucher plus souvent dans l’herbe, au pied des arbres, au milieu d’un champ de neige, écouter le silence. Je vais aussi monter mon groupe de rock. Je vais aussi reprendre le contact avec les écureuils qui me chouravent mes pignons de pin histoire que l’on partage un peu bande d’enfoirés d’écureuils. Je suis entre l’euphorie de retrouver un semblant de liberté et la trouille inconsciente de me faire bouffer par ces enculés d’humains.
Bon allez, à bientôt j’espère, du moins si je ne me suis pas empoisonné ou si un camion radio-piloté ne nous a pas shooté ma bécane et moi à une intersection….
Faut pas faire chier Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Allez, après celui-là je vous jure j’en ai fini de ces textes qui m’explosent le cerveau, de l’alcool qui me défoncent les veines, j’ai bien compris que je ne peux plus écrire ce que je ressens, de ce que je pense des humains noirs blancs jaunes gris, de la race humaine. En fait j’en ai franchement ras le cul de me relire dix fois pour ne pas choquer les homosexuels, les noirs, les chrétiens, les juifs, les rebeus, les gauchos. Alors tu vas me dire qu’ils ont gagné. Ouai un peu, tout le monde n’a pas la tune de Charlie ! Payer un procès pour avoir dit que cet enculé de (vais pas le dire c’est censuré par les bobos de gauche, tu sais ceux qui sont descendus dans la rue pour la liberté d’expression, pour le partage, etc) m’énerve profondément, ça ne m’intéresse pas. La science des journalistes sodomisés par l’Etat d’urgence, pinés par l’absence de volonté de nous informer sans masturber le nez de Pinocchio, bah cette merde là c’est fini, je te la laisse, débrouille toi avec, moi j’ai plus faim. Les conflits dactylographiés sur du A4 et en roulement d’une dictature sur les prompteurs ont souvent excité mon crayon HB pour faire saigner mon cahier 17x22 mais c’est terminé, je ne vais plus rien publier là-dessus. Maintenant je vais attendre tranquillement la prochaine guerre qui va tous nous exterminer dans moins d’un an, je vais écrire pendant ce temps qu’il me reste des poèmes à ma maman, je vais écrire des textes sur mes amis les animaux, sur les plantes, sur les forêts mystérieuses, de temps en temps sur des concerts, sur la médecine que je pratique, mais c’est terminé pour les cons, ils ne méritent franchement pas d’user mon HB. Bon je ne dis pas que je ne vais pas les massacrer de temps en temps sur mon cahier 17x22, il faut éjaculer la pression pour éviter le cancer des neurones, j’en ai assez d’un, mais ça restera dans ma tombe. Au pire j’irai crier dans la forêt et discuter avec les écureuils.
Tout cela dit, je vais quand même te chier le dernier pour la route, puisque je n’ai plus le droit d’écrire que Mickey est adepte du sadomasochisme, je vais te réciter ce qui me fait picoler plus que raison. Mickey et Minnie, tu veux la suite ? Nan Disney va m’assigner à résidence laisse tomber.
Tu sais le burkini qui affole les médias, enfin j’ai pu abandonner la page 143 du catalogue de La Redoute et me branler sur H&M depuis cette histoire, j’ai lancé un nonos aux chien-chiens en disant que c’était de la provocation, genre en interdisant le burkini sur les plages les ventes de ce maillot de bain multi-pièces se sont envolées, il n’y a pas un truc qui te dérange ? C’est comme si tu interdis les voitures diesel à Paris et que tous les parisiens achètent une voiture diesel dans la foulée. Provocation ? Nannnn répondent les bobos parisiens, en même temps y a pas de plages à Paris. En plus qu’est-ce que je m’en branle que ces femmes soumises crèvent de chaud en dessous de leur tenue de combat, et puis pourquoi elles n’auraient pas le droit de se baigner dans la mer et brûler ensuite avec le sel qui macère dans leur raie du cul ? C’est pas pire que les autres qui mettent leur bébé dans l’eau avec une couche remplie de merde. C’est la provocation qui est autour qui me gonfle, genre je suis habillée comme ça et je t’emmerde pourquoi tu me regardes comme ça sale chien de français. Pas de bol avec moi je ne mâte que les nanas en string avec des fesses d’enfer… Dès que je me défoule sur le sujet, je me fais défoncer par les fameux gauchos tolérants.
Tout comme je me fais bouffer la gueule par ces petits merdeux qui jouent de la guitare sèche entre deux heures de cours à la Sorbonne pour devenir chômeur avec un revenu universel parce que je dis que je n’irai jamais à un rassemblement de nuit debout. Je me rappelle de leur fameuse tolérance à ces bouffons en herbe. Leur père se tapait la bite sur un arbre au bois de Boulogne pendant que je taffais déjà, alors cette loi du travail dont je ne connais absolument rien si ce n’est les connards qui me bloquent la route un matin de juin, je m’en branle, franchement je m’en tape les couilles, tu te souviens du 49.3 ? Alors bouffe ta soupe place de la répu et ne viens pas me faire chier. Mon patron ça fait longtemps qu’il a bazardé ses menottes et qu’il fait ce qu’il veut avec ses employés. Je serre le cul depuis bien plus longtemps que toi tu te fais enculer petit bobo. Alors non je ne dirai plus rien sur ces nuits d’absurdité collective, j’ai d’autre chose à faire de plus important désolé, y a la nouvelle saison de Narcos. Mais contrairement à toi je suis tolérant (sauf si tu te mets devant la marijuanas break pour m’empêcher de passer, là tu risques vraiment ta vie crois-moi) je comprends ton action, je comprends que tu veux exister, que tu veux te battre et je trouve cela noble, mais tu es un facho gaucho et te ne m’écoutes pas. Tu sais j’aime bien les ânes mais seulement ceux avec des grandes oreilles toutes douces, pas ceux qui se mettent la carotte dans le cul pour reculer.
Et quand je sens que le conspirationisme de ce monde est la plus grande puissance, je prends des caillasses sur le crâne et ils veulent me jeter dans un asile. Bah tant mieux, vivement l’été prochain bordel. Ce sont toujours les mêmes d’ailleurs. On retrouve le scout de sarko mais pas mon portefeuille alors que je montre la porte d’entrée de mon voleur. 2000 militaires armés comme dans 24 heures chrono contre 20 fichiers S brodés sur leur casquette à l’envers (proportionnalité bien entendu) n’arrivent pas à les exterminer. Jack Bauer serait-il un objet de la science-fiction ? Je ne comprends pas !
J’ai pris un coup de boule quand j’ai dit que les « arabes » parlent fort et que les « français » sont trop sourds et trop cons pour les entendre. Mais ça dérange qui franchement que les « arabes » parlent fort ? J’ai 47 ans et autant passés avec des «arabes », j’ai sûrement plus de potes « bronzés » que de « blancs ». Mais j’en prends plein la gueule quand je dis que les casquettes à l’envers commencent à me chauffer quand ils m’agressent dans le bus et que je vais en fumer un entre mes doigts dans peu de temps. Les connards que j’ai comme voisins sont « blancs » et j’ai envie de les torturer aussi tu sais. Il fût un temps quand j’étais minot où avec mon père, toujours en costard cravate, nous allions au café des arabes (c’est comme cela qu’on l’appelait) place du marché à Nancy. Jamais de conflits, jamais de regards de travers, t’as déjà vu mon père avec sa gueule de gitan embrasser un bougnoule ? Non ? Moi si, alors va te faire foutre quand tu me traites de facho, parce que le jour où je vais devenir vraiment un facho va falloir te sauver loin et vite petit gaucho car Hitler à côté de moi c’était un prof de maternelle.
J’ai un snipper qui me pointe au laser quand je dis que je ne vais certainement pas ouvrir mes portes aux migrants. Je pense déjà à l’avenir de mon fils, qu’est-ce que tu veux que je pense aux autres franchement. Alors je suis encore un vilain, mais qu’est-ce que tu fais toi ? Tu construis des zones de prisons pour les accueillir et ensuite tu les laisses là à s’énerver dans 3 mètres carrés dans la boue. Et c’est moi le vilain ? Mais laisse les partir, laisse les aller nager dans l’eau glacée, ils ne veulent pas rester chez nous, alors laisse les partir d’ici et fous leur la paix bordel. Imagine-toi quand l’EI envahira ta ville dans quelques mois, où vas-tu aller ? Que vas-tu faire ? Tu aimerais rester sur un matelas sous un pont en Angleterre ou ailleurs pendant des mois parce que tu as fuit ton pays? Non alors ne me casse pas les couilles ok. C’est un gouvernement de tortionnaires qui occupe l’Elisée ! Est-ce qu’on écoute les gens dans ce pays ? Les migrants cassez-vous les gauchos veulent vous exploiter. Bah ça fait bien d’avoir un syrien dans sa salle à manger en train de nettoyer ta merde qui dégouline entre ton sillon fessier devant la nouvelle star. C’est humanitaire. Migrants barrez-vous !
Et quand je dis que le revenu universel ne fonctionnera jamais dans notre pays d’assistés c’est un char qui rentre dans mon salon et qui cherche dans un bruit infernal à viser mes doigts qui courent sur le clavier azerty. Tu sais ça me fait penser un peu à la taxe sur les boissons trop sucrées (coca cola a déjà envoyé un missile nucléaire sur la France) pour obliger les cas sociaux à ne plus consommer ces produits dangereux à la santé dès le ptit déj en espérant que ce soit trop cher pour leur RSA et dans le même temps refiler cette même taxe aux mêmes cas sociaux pour élever leur pouvoir d’achat. Je ne sais pas si ce n’est pas moi qui deviens fou.
Alors c’est fini tout ça, c’était le dernier coup de gueule parce que je suis fatigué mais j’en ai encore plein la tronche à baver sur le cahier 17x22. Mais j’ai aussi mon bouquin à finir, j’ai aussi des projets plein la tête (comment mourir, comment se pendre, comment ne plus pleurer). Je vais aussi me coucher plus souvent dans l’herbe, au pied des arbres, au milieu d’un champ de neige, écouter le silence. Je vais aussi monter mon groupe de rock. Je vais aussi reprendre le contact avec les écureuils qui me chouravent mes pignons de pin histoire que l’on partage un peu bande d’enfoirés d’écureuils. Je suis entre l’euphorie de retrouver un semblant de liberté et la trouille inconsciente de me faire bouffer par ces enculés d’humains.
Bon allez, à bientôt j’espère, du moins si je ne me suis pas empoisonné ou si un camion radio-piloté ne nous a pas shooté ma bécane et moi à une intersection….
vendredi 2 septembre 2016
LE CHOC DES MOTS LE CHOC DES PHOTOS
Je suis un ivrogne, laid et puant, pourtant je change de chaussettes
tous les jours. Dehors les balles chassent à tout va les
lance-roquettes sans y parvenir, un peu comme les gens qui croyaient
bien faire en balançant des noms à la Gestapo. Comme les gens de gauche
qui ferment les yeux quand on cogne un réfugié. Oui oui des gens de
gauche ! Moi je m'en fous, je me suis enfermé dans une matinée folle. Je
ne veux plus rien savoir. Mes artères vont bien, mon sexe va bien. Je fais
partie de ces gens bas de gamme, ceux qui travaillent comme des
connards, ceux qui ne vont pas dans les soirées d'été de nuits debout,
ah pardon ils n'étaient pas là cet été, autant pour moi, bah oui la
plage, le burkini, les seins nus, tiens on n'a pas parlé des autres en
slip, c'est trop hard sans déconner, les pervers, en slip quoi. Bref
nuit debout couchée sur le sable. Mais tu sais quoi, les bas de gamme en
ont marre qu'on les fasse chier. Ceci dit le fond de l'air est frais,
layiyohhh ! Bon finalement je n'écris pas pour des critiques littéraires
non plus, alors je suis dans l'écriture underground de tes pensées, si
si dis-le, tu kiffes. D'ailleurs si un jour un dingue voulait me
publier, ce serait le dimanche matin, pour les asiles tu vois, juste
avant de prier, parce que je suis un punk de la littérature, avec des
épingles à nourrice plantées dans les doigts, avec cette idée qu'il
n'existe pas d'écrivains, de vrais écrivains, littérature is dead . Tu
me vois franchement , le choc des mots, le choc ...laisse tomber, je
suis anarchique, incontrôlable, juste censuré par les bobos qui se
sucent la bite tout seul le matin, c'est qu'ils sont souples ces
enculés. Allez heureuse l'époque où je pouvais......
mercredi 24 août 2016
L’HOMÉOPATHIE CELA NE MARCHE PAS
Toutes ces histoires m’horrifient, tous les jours n’est que
souffrance, provocation, douleur, meurtre, viol, vol, cancer…Du matin au soir
jusqu’à ce que, anéanti, je me laisse aller dans une bouteille de vin blanc
pour finir sur le dos à arracher les carottes, j’ai la nausée. Je n’en peux
plus de toutes ces histoires sur le burkislipintégral, je suis malade d’entendre
que des dizaines, des centaines de vie humaine explosent ou meurent dans des
attentats commis par des barbares, j’en ai marre qu’on ne parle plus que des
musulmans, des chrétiens, de la laïcité, de tous ces trucs auxquels je n’avais
jamais prêté attention, je suis révolté de voir tous ces maboules en moto,
bagnole, skate board se croire dans le Far West, je suis épuisé, je n’arrive
plus à manger avec tous ces scandales sur la bouffe, les médocs, les vaccins,
tu bouffes que des carottes t’es sûr de mourir, tu bouffes que de la viande t’es
sûr de mourir, tu bouffes du poisson t’es sûr de mourir, on mange quoi ce soir
au fait, ah merde j’ai pas faim c’est vrai, finalement j’ai la nausée, du matin
au soir j’ai la nausée, je ne me sens pas bien du tout, je tremble, j’ai même
pas froid, toujours cette envie de gerber, c’est horrible. Alors j’ai pris le
tube de Nux Vomica 5CH, 3 gélules le matin, 3 à midi, 3 le soir et rien RIEN,
toujours envie de gerber dès que j’ouvre de nouveau les yeux. Une belle arnaque
l’homéopathie sans déconner….tiens ça me donne envie de gerber !
mardi 23 août 2016
TROISIEME GUERRE MONDIALE - C'EST PARTI
Bon l’Allemagne se prépare à faire la guerre et il faut
faire des réserves pour dix jours. Ok alors comme je ne voulais pas céder à la
panique comme tout le monde allait le faire, j’ai descendu les escaliers de ma
cave sur le dos – me suis cassé la gueule ça arrive – j’ai couru comme un taré
vers ma cave en dérapant sur le béton avec mes patins, j’ai failli m’évanouir
car je ne trouvais plus la clé, j’ai ouvert et je me suis allongé par terre et
j’ai regardé mes bouteilles de vin, check, j’ai compté les boîtes de thon,
check, les boîtes de raviolis, check, les bières, check, les boîtes de
biscottes, check, les gâteaux d’apéro, check, les bouteilles de vin, déjà comptées
pas grave c’est plus sûr check, les rouleaux de pq, check, je me suis relevé et
j’ai écrit sur la porte de la cave ce que j’avais, j’ai fait les calculs, oh
putain de merde, je tiens pas dix jours moi. Sans trop paniquer….je suis
remonté comme une balle de tennis en plein smash en hurlant comme un porc qu’on
égorge, je me suis encore cassé la gueule contre la porte – j’ai loupé une
marche ça arrive - ma fée déjeunait, en mode cool pépère qu’est-ce qui t’arrive,
j’ai dû répéter cinq fois car j’avais plus assez de souffle : « bas,
là bas plus assez vin, plus assez thon, plus assez tout faut que j’aille
en course ce soir MAINTENANT VIIIIITTTTEEEEEEEEEEUUUU »
Toujours aussi calme ma fée m’a répondu : « va
falloir attendre la paie mon pépère, y a plus d’tunes !!! » Je suis
allé promener le chien, j’ai raflé toutes les mirabelles des arbres, cherche
plus j’ai tout pris, j’ai arraché les noix pas mûres du noyer, j’ai rempli le
sac à dos, j’ai couru en mode furtif au retour pour pas que mes voisins me volent
mon sac, j’ai rempli la cave, ça va l’faire putain, ça va aller, ça va aller
bordel, pas de raisons de partir en couille non plus…putain faut de la farine,
des pâtes, de l’eau, VIIITTTEEEUUUU.
mardi 16 août 2016
LE PETIT COLIBRI
A l’heure où les responsables de ce pays de merde se posent la question si on met le rouleau de papier toilette dans le bon sens dans le dérouleur, moi je me demande de quelle couleur sera la carotte. Bah pas forcément orange car elle risque de servir plusieurs fois… Alors j’ai mis mon perfecto et mon casque et j’ai foncé en bécane jusqu’en haut de la colline. Personne ne sifflait car il n’y avait personne là-haut. Quand le bruit de mes gamelles est retombé du ciel sur le sol avec une prime de 1500 billets j’ai savaté un caillou qui du coup est parti voir plus bas si la vie était meilleure. Il ne va pas être déçu. Enfin moi je me suis assis dans la poussière et j’ai attendu. C’est bizarre toutes ces lumières, toutes ces maisons, tous ces immeubles, toutes ces rues car d’ici je ne vois absolument personne. Ils sont où tous ces enfoirés qui me pourrissent la vie, ils sont où ces tarés qui prient sur des tapis et qui s’essuient le cul avec un caillou, c’est dingue d’ici je vois queudalle. Y a bien un type qui tente de me parler mais j’ai l’impression que c’est moi, ça va être plus difficile de l’envoyer chier. Je savais que boire ce mélange (sang de fœtus, chair de serpent, venin de crapaud et dégueulure d’asticots) n’allait pas me rendre moins fou mais fallait essayer quand même. Je préfère l’opium dans l’impérial. La nature est quand même le premier médecin ! Il y a ce coup de feu, enfin ces coups de feu, les gens qui hurlent ça remonte jusqu’ici, ils ont blessé quelqu’un c’est ça ? J’en sais rien putain, j’étais tranquille en haut de cette colline, mais les animaux m’ont chopé le bras pour m’attirer des ennuis. J’avais une arme dans la main. Il fait froid malgré ce jour ensoleillé, malgré mes vêtements, mon âme frôle la mer. Je ne pleurerai pas, c’est beaucoup trop loin et je ne suis pas supposé pleurer, ni mourir, juste demain. J’ai encore le temps de sentir le vent, avant que les bottes ne claquent à nouveau avec la police dans les rues en flammes, les matraques à la place des bites. J’ai plusieurs solutions mais je ne sens plus rien, je suis couché ici sur la colline, j’ai mon perfecto et j’ai une arme dans la main et je ne sais pas dans quel sens on place le rouleau de papier toilette…
vendredi 5 août 2016
SECHERESSE
Et ils nous disent que la vie est une fleur formidable………..mais il ne
faut absolument pas manger de ketchup, se faire des tatouages, aller
dans les rassemblements publics, prier dans les églises, se laver les
cheveux tous les jours, manger de la viande, caresser ton chien, serrer
la main à tes amis, rester trop longtemps assis couché debout, manger du
nutella, regarder les écrans lcd, fumer des clopes, laisser son
portable allumé dans la poche de ton futal, se promener au bord
d’un champs, rouler en Volkswagen, écrire ce que tu ressens sur
internet, se faire vacciner, manger des M&M’s bleus, les rouges
aussi et tiens les jaunes et les autres couleurs car c’est un mélange
des trois autres, se branler sur la page 143 de la redoute, manger des
bananes, courir, faire pipi tout blanc, boire du jus d’orange le matin,
porter une montre à pile, boire du lait, boire du vin blanc……..Alors si
tu pouvais juste arrêtez de m’arroser ça m’arrangerait ! Merci car moi
je voulais mourir demain.
jeudi 4 août 2016
J'AI MIS LE MESSAGE DANS LA BOUTEILLE REMPLIE DE SANG
Je me suis acheté un nouvel arrosoir en caséine du lait, l’autre
était rouillé. Cactus, rasibus, cadmium et hop mes plantes étaient en train de mourir.
Un bel arrosoir. Tout neuf pendant que la clé USB de mon fils est une salope c’est
comme ça, je me suis acheté un nouvel arrosoir. Comme je suis heureux. Je bois
au goulot des bouteilles de vin, des sapins, des chemins, des lapins et de
temps en temps pour la prose des trains. Je suis naze c’est dingue. Pourtant j’ai
assuré mon avenir et ça sent le cauchemar. Il faut peut-être que je jette cette
bouteille de vin vide dans le jardin, par la fenêtre ou alors que je la replace
dans le frigo et allongé sur le carrelage l’oreille posée au sol, j’entendrais
peut-être les camions écraser les églises. Je vais enfin pouvoir pleurer. J’ai
mal au bide et l’hiver sera plus doux que prévu sous le soleil de cet été. Bordel.
J’ai pissé aussi dans les sapins mais tragédie domestique, tout est question de
vent avec 4 grammes
dans la forêt. A moins que ce soit l’altitude, ou la pente, j’ai les godasses
trempées. En même temps j’ai oublié tous mes codes secrets : pipi debout,
caca assis, ce n’est pas que je veux faire mon snob mais quand même, j’aurai
bien aimé m’en rappeler. J’ai besoin d’un endroit sécurisant pour faire pipi,
comme un WC en flamme au milieu d’une rue bombardée. J’écrivais tellement pour
l’asile que j’ai arrêté un moment, je suis désolé mais j’ai vraiment eu peur d’être
publié. En plus il a mis sa bite dans ma boîte aux lettres alors inutile que j’en
rajoute ou que je m’y enfonce aussi. Moi j’y ai mis un billet de vingt mais je
crois que je n’ai pas compris les règles du jeu. J’ai fini par me saouler, je
suis beaucoup trop fragile pour jouer, regarde j’ai les genoux défoncés à force
de prier. bla bla bla bla me paraît être une fin utile.
mardi 2 août 2016
HYBRIDS MOTORS EN PANNE
Tu as perdu le gout de l’effort c’est certain, les animaux
sont devenus largement plus étriqué que toi dans leur costume. Toi tu
ressembles à une espèce de chose gluante posée sur le sol chaud d’une route des
Etats Unis. La machine à laver le linge a transformé nos femmes en grosses
vaches devant The Voice. La tronçonneuse a transformé les gars en gros porcs
puants devant un paquet de chips vérolé à l’acide made in cancer. On s’en fout c’est légal ! L’arbre, le
triarbre, donne des ampoules aux bucherons gavés au foie gras, la forêt
remporte la coupe du monde, 257-0 ! Ta BMW série 6 te lèche le cul pendant
que tu te fais sucer par une pute à 3 dollars, en mode automatique excuse-moi c’est
high technologie. Putain je ressens des ondes des téléphones portables, éteints
moi tout ce bordel enfoiré. 3 kms quoi ? À pieds mais t’es maboul !!!!!
Enfoiré que tu es, tu vas bien prendre ta Dacia pour emmener les gosses à l’école
non ? Enculé ! Classe A la
Dacia enculé de Manu ! Ok ! Alors va pour la Dacia classe A écolo
bobo parigo sodomo éolieno centrale-nucléairo, putain c’est l’apéro. Tes yeux
viennent de te transpercer le cœur, ouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
ouhhhhhhhhhhhhhhhh ouhhhhhhhhhhh !!!!! Putain c’est bon un parisien
aveugle en mode je cherche le métro, ayé je kiffe mon orgie de détresse, putain
il a pris son vélo le bougre, mais quel con, ahhhhh argggghhhhh nonnnnnnn
argggghhhhhh . Bref le célèbre humain a
perdu le gout de l’effort alors fais pas chier. Hier devant mon buddleia j’ai
hésité entre la bombe thermo nucléaire ou ma scie 47 dents…. J’ai pris la scie.
J’ai des ampoules putain de sa race de buddleia. Mais je suis content, buddleia
0 – Manu 1. Alors je suis en étude bancaire concernant le bourrin que je vais acheter pour remplacer ma marijuanas
break, 1 cheval pour 6 chevaux, je déteste les chevaux ! Un enfoiré de
bourrin m’a bouffé l’épaule un jour d’été adolescent et depuis j’ai un bout de
barbaque de moins à droite, putain ils reviennent ! A gauche pas de
problème, même ma bite porte à droite, truc de ouf ! Ils ont défini la pénibilité
au travail ces bâtards, même pas je suis dedans ! Je travaille avec mes muscles, je suis chef
alors avec un peu ma tête, mais j’ai échoué au test de l’homme le plus fort du
monde. Je me vois quelques années en arrière devant un arbre chez mes parents,
c’est quoi ton problème arbre triarbre, je vais te niquer ta race en mode
guerrier venu du froid et je vais t’abattre comme un chien galeux au Mexique,
hache arghhhhhhh gooooo, arbre 1- Manu 0. Depuis j’ai développé des muscles
inconnus au corps humain, parce que je veux vivre dans la forêt rappelle-toi, alors
les muscles débordent du t-shirt des Tympans Félés, je suis apte à détruire, à
couper, à faire un nœud de cravate. Guerre en prose symbolique je suis un
putain d’officier de l’armée, je suis Lieutenant monsieur !!!!! Réserviste
j’éguise mes verbes, ma hache, ma bite et je vais aller combattre en furtif apocalypse.
Bref, devant une tranchée tu appelles sos tranchée avec leur tractopelles, moi
je creuse comme un bœuf même que la neige fond sur mes épaules en fumant, devant
un arbre tu appelles sos découpearbre, moi je lui tricote un pull et je prie devant tous les soirs. Allez
vas voir un psy, t’as un gros bide et de la cellulite, ta femme te lèche la
queue parce qu’elle ne porte pas le voile, Dieu est dans ta salle de bains,
juste au-dessus du lavabo et tu pries pour que les arbres tombent tout seul.
Moi je suis mode alcoolo défenseur des arbres, j’ai pas de hache et pas de
muscles, par contre je me branle sur la page 143 du catalogue de la Redoute.
Goooooooooooo . Sinon si tu avais un peu
de couilles, tu laisserais tomber ta voiture, ta femme, ton gosse stupide, ta Rolex,
ton chat attardé, ta prose de l’enfant roi, ta télé et tu viendrais avec moi
dans les forêts des Vosges, et on chasserai le dahu, on cueillerai des myrtilles
à la hache, on parlerai avec le loup des steppes que je suis et on donnerai à
manger aux lapins pour les niquer le matin. J’ai vingt amis lapins depuis
laisse tomber la chasse. L’adresse de ma cabane : ……..là-bas !!!!!!
Viens on va faire les cons !!!!!
lundi 1 août 2016
COMPARATIF EN COURS
Allez je reprends le cours de ma vie avec mes textes en direct sans
photoshop, en live avec une bonne bouteille de vin espagnol dans le bide. Je me
disais en regardant un putain de film c'est quoi le délire, pourquoi ne pas
écouter du reggae en votant Front National. C'est quand même triste de ne pas
dire ce qu'il faut dire. Je connais tellement de gens qui ne disent pas ce
qu'ils votent, par honte, par peur, genre oh mon dieu cachez moi ce sein que je
ne dois voir. Je vis bien avec cette idée, comme mes amis qui votent à gauche, enfin
jusqu'à maintenant, comme ceux qui votent à droite, ils vivent bien, nous
vivons bien, tous ensembles, enfin....jusqu'à aujourd'hui ! Bah ouai, ne dis
pas ce que tu penses, ne dis pas ce que tu veux, sinon tu n'auras plus
d'amis..... mouai. Moi j'écoute du reggae, du métal, du funk, du rap, du punk enfin
tout ce qui peut m'apporter du bonheur, et franchement, avant de me juger,
sérieusement, dans un concert des Tagada Jones, combien votent FN ???? 75% à
vue de nez. T'as déjà écouté sérieusement les textes des Tagada ? Sérieux!
Alors qu'est-ce qu'ils foutent là ces enculés de fachos hein ?!!!! Parce qu’il
parait que quand tu votes FN tu es un facho ! Alors écoutes moi bien, la
musique est faite, créée pour ceux qui veulent l'entendre, et au delà des mots,
au delà des couleurs, au delà de toute cette différence, nous ne sommes qu'un.
Des sons, des notes, des mélodies pour un seul peuple. Nous !!!! Je ne vais pas
revenir sur le FN, rien que le nom Le Pen me donne des rougeurs, mais vois plus
loin mon pote, c'est le nom qui te dérange, comme Hollande pour la gauche, si
ses putains de fils reviennent sur la grille des élections tu diras : " ah
bah non alors, quel nom de merde"...pauvres gosses, ils sont peut-être moins
cons eux. Enfin bref, ça ramone dans les champs, les agriculteurs se masturbent
dans leur blé, les dollars chatouillent le cul de leur femme, les Vosges sont
toujours dans les Vosges et je confirme. Mais une chose est gravée, tu ne seras
plus mon ami. Pourquoi ? Parce que tu viens de découvrir que je vais peut-être voter
FN. C’est comme si j’étais photographe animalier avec un gilet jaune, je ne
suis pas le bienvenu. Alors je me demande ce que serait la musique, les concerts,
si ceux qui votent FN ne doivent pas écouter du reggae, pas du punk, pas du métal,
pas du rap, parce que je traîne depuis pas mal d’années dans les festoches et autres
concerts en tous genres et je peux te garantir que nous sommes tous là, ensembles
en train de danser et pogoter, de droite comme de gauche. Evite le sujet mec. Rien
n'a à voir avec rien ! La musique est pour tous, pour toi qui vote Mélenchon,
pour lui qui vote Marine, et j'en ai franchement marre d'entendre des gens
dirent que je suis un facho, moi qui aime tout le monde, de n'importe quelle
couleur, de n'importe quel pays, de n'importe quelle religion, en revanche je déteste
les cons. Alors arrête de vivre en apnée, arrête de croire que seule ta
religion, ta politique, peut changer le monde. Parole de chrétien, nous vivrons
tous ensembles que ça te plaise ou non. Moi je voudrais une planète sans
politique. Moi ça me plait cette idée. Mais sans les vilains, sans ceux qui ne
me respectent pas, tiens si je prends mes connasses de voisines, crois-tu
qu'elles me respectent ? Nuit blanche à entendre leur braillée jusque 5h33 du
matin, dans quelle mesure me respectent-elles, dans quelle mesure
respectent-elles leur prochain, pourtant je sais qu'elles votent à gauche ces
connasses. Tu vois, ce n'est pas une question de parti, de couleur, de race, de
tout ce que tu veux, nous pourrons vivre ensemble seulement si tous ensembles
nous respectons notre prochain. Parole de FN ou pas, c'est la vérité, tous
ensembles nous pourrons chanter et danser dans une salle de concert quelque
soient nos convictions. Qui respecte qui aujourd'hui ???? Moi je respecte tout
le monde, le silence dans les églises, j'enlève mes godasses dans les mosquées,
j'embrasse mes frères, j'embrasse mes amis, et je m'en branle de ce qu'ils
votent bordel. Maintenant je sais que quand tu me verras tu vas voir un putain
de frontiste, si tu vois cela c'est que tu n'as rien compris à ma vie, à la
fraternité, à l'amour des autres. Parce que je m'en branle de la politique, je
m'en branle de tout. Je veux vivre juste libre, enfin partiellement, je veux
que nous nous aimions sans gilet jaune.
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