dimanche 23 octobre 2016

LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 4

La gueule dans les fleurs, tu y as cru toi ? J’ai une gueule à vivre heureux tu crois ? A ton avis pourquoi je suis assis dans mon break au milieu des flammes. Juste un choix pour la paix dans le monde. Dans tes rêves. Je reviendrai avec deux flingues et je bastoserai dans la jungle. J’ai eu le temps de réfléchir, j’ai envie d’être malheureux et tu vas pas me faire chier à me balancer du bonheur à la sortie de la forêt quand les flammes ne seront plus qu’un souvenir. Jamais, je ne peux pas oublier ce qu’on m’a fait, ce qu’ils ont fait pour que je parte dans cette forêt. Alors dans le triste j’ai abandonné ma vie dans les flammes et j’essaie de retrouver ces putains de chanteurs et danseurs. La pente est sévère mais mes jambes assez solides. Ils m’ont dit que les chanteurs et danseurs picolaient dans le bar des anciens au centre de la ville, les bâtards, c’est pas comme si c’était loin de la forêt. Je marche dans les rues de cette ville, les clodos dorment sur leur carton, les autres dans des hôtels de luxe. Je suis fatigué. Les loups rodent et viennent de bouffer un clodo sans carton. Finalement sur cette planète faut être un putain de fils de pute pour pas se faire bouffer. La musique diffusée dans les haut-parleurs me fiche la chair de poule, à mon avis le IIIème Reich diffusait la même dans les couloirs des camps. En même temps cette musique s’accroche à mes doigts qui tentent de m’arracher les cheveux, un ange. Je suis trop mort, la croix entre mes phalanges glisse et se brise. Mon ange. Mon cœur est libre mais faut que je trouve les chanteurs et danseurs. J’ai passé des idées entre les barbelés, à la limite j’ai perdu un bout de tissu, mais pas l’envie d’éteindre l’incendie. C’est quand même dur de voir aux fenêtres des gens si heureux, ceux qui nous regardent, nous les clodos. Maman je suis où ? Je pousse enfin la porte de ce bar, et oui il n’y a que des anciens et les chanteurs et danseurs sont là. Enfin de la couleur ! Toutes les couleurs parlent avec les punks et les skins, un putain de bar mon pote. Je ne sais pas si ils ont trop joué avec les couleurs mais ça ressemble à la fête des peintres déjantés leur bar. Un chanteur m’invite à sa table, le projet est grand. Il me dit qu’éteindre les flammes ne sera pas pour demain, les rêves s’envolent et j’embarque mon sac à dos et je pars sur ce chemin, mon bonnet péruvien sur le crâne, au milieu des pierres. Le matin est brumeux mais le chanteur me montre du doigt la montagne. Je commence à rêver de nouveau. Oh bien sûr le chemin est accidenté encore, j’ai rencontré un gamin KKK mettre des coups de latte dans les boucliers des flics, mais après quoi, maître de guerre c’est juste un monde de fous. Créer une guerre juste pour voir les femmes et les enfants courir au milieu de la route pour serrer fort dans leurs bras leur papa mari chéri revenu vivant du combat. Faut-il que je retourne dans la forêt ? Non je continue, des sourires en bitume, pleurer sur un air de violon c’est dangereux en public, mais c’est un rêve. On est à six mois de parler de couleur de peau alors j’ai crié. Elle est si belle avec son costume d’apparat bleu, elle est si noire. Et l’autre pendant ce temps qui se fait sucer par les éléphant domptés à coups de pelle. Le chemin promet d’être long, oh putain. Brûler des pneus, pisser et chier dans l’eau potable, mettre une cagoule et un bandana, partir vers l’affrontement et tu vas me dire que tout va bien. Tornade. Sur le chemin je vois une fille sans visage faire du skate dans un skate park en forme de tête de mort, juste pour vivre, juste pour le rêve, je ne sais pas si sa religion lui permet. Drôle de mot. Et juste derrière, en tenue de camouflage, l’autre écrit sur son casque un mot pour la mort « GUERRE TU M’AURAS PAS » . La montagne est encore loin on dirait, le chanteur n’avait pas tout prévu. Jésus exécuté, quelle merde, il est toujours au milieu des débats. J’ai mal aux pieds. J’aimerai être mineur au fond de la terre sans lumière car franchement je ne me vois pas pompier dans les tours jumelles. Des voix par milliers sur le chemin, des réfugiés par millier, enfin surtout dans la télé. Ils ne viendront pas dans la forêt c’est sûr, Hirosyrie mon amour. Tu vois quoi toi quand tu vois tout ça ? Je vois des types qui pleurent et quand je ferme les yeux ce sont les mêmes avec des ceintures explosives, je ne dors plus depuis. Tu as déjà vu une fillette au milieu d’un tremblement de terre, non, alors viens avec moi sur ce chemin. Tous ces gens sont sur la route. Alors ne me demande pas de compatir, je suis dans la galère. J’étais beau quand j’étais gamin, avec ma baguette de pain, en courant dans les rues de mon village. Et là BOUM fin de l’histoire, une bombe des flammes et là je cours tout vieux avec mon fils dans mes bras et un jour il se posera devant ma tombe et dira : »et ils sont où les chanteurs et danseurs hein papa ? ». Et mais franchement je n’en peux plus, je marche je marche je marche et j’ai perdu le chemin, si au moins tu avais un verre de vin à m’offrir. Juste un cutter des veines. Merci c’est sympa. Pas maintenant, il y a ma fée, belle et dangereuse, assise quelque part sur le chemin, certainement en train de fumer de l’herbe. Il faut que je vieillisse vite très vite, les dents qui tombent dans un sourire mais je ne souris plus. Allez je m’en fous, je vais donner à boire aux koalas, ma vie ne sera que meilleure. Bientôt la montagne. Je vais hypnotiser les tigres et jouer de la flûte aux chats noirs. La vraie vie quoi. Je vais peut-être arrêter la partie 4, la dernière car maintenant tu sais qui je suis et où je vais. Et avant de me tailler les veines avec ton cutter il faut que je vois, que je t’aime, que je retrouve ma fée. Si jamais tu as fait le même chemin, pourras-tu me dire si la forêt brûle encore ?

dimanche 9 octobre 2016

LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 3

Et on y va…guitare, chants, guitare, chants, pluie qui tombe, cajon en bass party, saxo en fond d’apocalypse….. tube qui tombe, écho de mon être dans le fond de l’eau. Seulement lui avec ses flammes, et ses flammes toujours ses flammes, franchement je me suis saoulé tout seul. Du feu encore du feu et de ces cendres renait…. J’ai envie d’oublier ça, cette forêt, mes essuie-glaces fondus, les chanteurs et danseurs sans eau. Car derrière tout ça il y a un jardin, celui que j’ai quitté pour me réfugier dans cette forêt, aux pieds des arbres, les tenir entre mes bras, respirer la vie., ce jardin sublimé par ma fée avec des couleurs irréelles, des lumières de partout, multicolores et moi je buvais tout ça chaque jour, il suffisait qu’elle ouvre les yeux pour y voir déjà le plus beau de tous les bleus. Faut que je te raconte les bleus, les pourpres, les étoiles jaunes improbables posées au milieu d’un rouge intense. Comment tout cela est-il possible ? D’une bulle vert tendre, sentir la terre, jouer comme un enfant, il y a un drap magnifique à étendre, une explosion. L’assez t’intrigue et pourtant des centaines, des milliers d’explosions juste pour étendre les draps qui tournent ton cœur vers l’horizon dans un rouge de la terre. Putain mais quel voyage, thym, gerbera, tulipe, ciboulette, assez, assez, assez, à travers cette jungle de tulipes, assez, assez, assez, j’ai l’impression que j’ai perdu mon chemin. J’entends encore le bruit de ces chaînes, d’un pas décidé je voulais atteindre le fond du jardin en quelques secondes, il m’a fallu des heures, trop de couleurs à explorer, trop de pétales à respirer, trop de roulades dans l’herbe humide et douce, jusqu’à ce que j’entende la foudre tomber : » putain mais t’es complétement con ou quoi, si jamais ton jean est tâché je te jure que ça va chier !!! » Des heures pour atteindre le fond du jardin, de toute façon je me casse la gueule tout le temps, c’est comme ça. Je mets ma tronche dans un pavot, commence à me demander comment ça se fume mais tout devient flou, c’est pas comme ça qu’il faut faire hein c’est ça ?!!! Faut pas bouffer toutes les fleurs, et pourquoi hein dis ?!!!! Alors comme je n’ai pas l’habitude d’écrire de belles histoires, je ne sais plus sourire non plus. Garder le meilleur à l’extérieur, et pourrir l’intérieur, juste pour m’énerver, et aussi pour bouffer la fleur d’un dahlia, j’ai failli mourir ce jour-là, c’était lui ou moi… Pas d’avenir dans le meilleur, quand c’est beau on me tape dessus, quand je suis émerveillé on me crève les yeux, alors autant retourner dans ma forêt en flammes, ici même le diable hésite à venir boire l’apéro. J’ai ouvert la porte de mon break, je me suis assis derrière le volant, j’ai fermé la porte, putain les essuie-glaces sont définitivement collés et fondus, la radio ne fonctionne toujours pas, dans le rétro je vois repasser les chanteurs et danseurs dans leur remorque….

samedi 8 octobre 2016

LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 2

Dans la nuit les flammes sont d’un putain de rouge … Dans mes rêves je ne vois que de la nuit, les autres sont déjà tellement morts, dans leurs rêves ils ne voient que des bagnoles de luxe et des femmes avec des seins en plastique. Je leur rappelle juste que le plastique ne tiendra pas dans les flammes. Ça fait bizarre de ne plus avoir de limites mais il paraît qu’il faut noter dès les premières minutes après ton réveil les rêves que tu fais, ouai sauf que je n’ai pas encore dormi… Au fait il reste combien d’arbre à brûler ? Les chanteurs et danseurs viennent de repasser dans l’autre sens et j’ai toujours mes essuie-glaces qui fondent. D’un coup j’ai vu ce loup courir au son des cloches de l’église, celles qui te rappellent les heures qu’il te reste avant de finir en hamburger battu à mort à coups de pelle dans la gueule, les pattes ficelées à un crochet. La douleur est insoutenable et l’espoir s’évanouit. Végan es-tu avec moi ? Je ne bois plus que de la soupe les dents fracassées à force de tomber et aussi je vomi. De toute façon j’ai encore filé mon gouter à des clodos, l’amitié entre les flammes, j’ai au moins sauvé la brioche. Histoire de fuir un peu les flammes, ma fée et moi on s’est tapé le délire de grimper droit devant cette montagne verte, le soleil en pleine gueule et jamais on a pensé pendant l’ascension qu’il fallait un jour redescendre à l’étage du diable. Il faut que l’on s’adapte aux flammes, au feu, personne ne viendra l’éteindre, les chanteurs et danseurs n’ont fait que repasser en chantant dans les remorques. Il y a encore des feuilles vertes au milieu de la forêt, j’ai vu un type enterrer ce qui ressemble à des bouts de cadavres, dans un claquement d’ailes je me suis envolé et j’ai survolé ce sale type, j’ai craché des flammes et je l’ai cramé, mais je suis encore monté trop haut, toujours trop haut. Combien de psy faudra-t-il tuer encore ? Le vent s’est levé et a éteint mon joint, ma jeunesse, mon envie de vivre, il attise les flammes. Je sais qu’au loin la mer remonte des enfants morts sur la plage, ballotés par les vagues, mais je suis dans la forêt et ça ne me fait rien et en plus je ne vois pas la plage d’où je suis. Je suis l’ami de Jésus mais il pue le moisi l’enfoiré, ça fait si longtemps maintenant. Le flippe quand j’ai vu ma gueule dans le reflet de cet alcool gisant dans mon verre, je l’ai jeté contre le miroir, c’est pas malin, je n’ai plus de verre et plus de miroir et plus d’alcool. La mort s’acharne et chasse sur mon terrain, une vraie pute à 5 euros. Les braises qui crépitent n’ont même pas de basses, tu parles d’un son de merde. La radio ne fonctionne plus, l’antenne a fondu aussi et je ferme ma gueule. Mon chien en a perdu son os. Ça sent le napalm non ? Tout ira bien, ne regarde pas la lumière, ce ne sont que des flammes, mais ils sont passés où ces chanteurs et danseurs ?
Partie 3 à suivre…. Faudra ensuite s’en aller…

jeudi 6 octobre 2016

LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 1

Allez on y va…tout a commencé dans le chemin de cette forêt, garée sur le côté le break faisait face aux flammes et ma fée n’avait pas fermé le bouchon du réservoir de la tondeuse. Quand l’hélicoptère a lâché son spermicide sur les flammes, je me suis rendu compte que je n’étais pas en Pologne mais aussi que les balais d’essuie-glace étaient fondus. Triste journée quand même. Et cette rencontre avec les démons tu la vois comment ? J’avais les yeux grands ouverts quand j’ai vu débouler les tracteurs avec des chanteurs et danseurs dans les remorques, ils étaient venus éteindre le feu. Tu parles d’une merde. Surtout que j’avais prévu de mourir demain. Enfin c’était mieux que devant la télé, en plus la centrale de Cattenom commençait à grincer, alors la télé tu penses. Du nucléaire dans tes veines ouai, et tu crois vivre mieux ! Je n’aimerais pas être tes yeux, pour regarder toute cette merde, heureusement que tu n’as pas de cerveau… Je préfère m’engloutir dans mon 7ème sous-sol, au moins on y danse, on y chante, on y boit, on y parle, on y pleure alors on y boit encore. Dehors cette grue géante m’attend, elle m’a déjà bouffé mes intestins, du coup je ne sais pas trop ce qu’elle veut encore. Les chanteurs et les danseurs sont passés et pourtant ça brûle encore. Je sortirai bien pour bouffer ma glace, pas le temps, pas le temps, pas le temps. Mon pote a préféré me laisser seul dans la fumée, se jetant sous un TER, je me demande encore à quoi ressemble mon pote une fois le TER passé. Déchiqueté ? Juste cassé ? Tu étais comment dans ton cercueil ? Il est plutôt cool mon suicide, papa va te coucher. Comment tuer des milliers de personnes ? Encore une putain de journée les tripes à l’air, à jouer avec le feu, ça m’a niqué mes essuie-glaces quand même. Enlève moi du réel, tu crois que je me drogue, tu crois que je me drogue, tu as perdu ce peu d’espoir de me voir sourire aujourd’hui, ce ne sera plus jamais possible, je me suis cassé la gueule dans cet escalier. Tout le monde dort et moi jamais, j’ai réservé mon billet à bord de ce bus, alors il n’est pas question que je dorme, je reste sur ce rocher à attendre. Fallait réserver. Les fleurs sont brûlées sur le côté de la route, derrière la vitre je vois ma fée pleurer, demain n’existera pas, je flirte avec les oiseaux sauf qu’ils ont les ailes cramées. Réveille-toi !!! J’ai couru, je suis toujours le premier, les genoux éclatés….PUTAIN RÉVEILLE TOI !!!! Ma fée était au bord du lit, les larmes aux yeux et elle m’a dit : » Arrête toi ici je t’en supplie ». Un ange passe et les feuilles n’existent même plus dans les arbres, je crois que j’ai tué ce cancer en me tirant une balle dans le bide. J’ai fermé les yeux et j’ai tiré. Seulement ça n’existe pas, ça ne marche pas. Alors je continue de courir au milieu des flammes et il pleut maintenant, Dieu a entendu le cri des oiseaux aux ailes brûlées. Il faut que je me calme, que je dorme, que je mange aussi mais tout ce bordel sort encore et encore par mes yeux en larmes de sang. Aujourd’hui j’ai pris un marteau, j’ai posé ma main sur cet étau, seul dans mon 7ème sous-sol, j’avais envie d’entendre juste le bruit des os. J’ai frappé, j’ai frappé, j’ai frappé et je crois que je me suis endormi. Ma fée m’a réveillé par des cris de panique, je crois que je suis encore vivant, alors je retourne dans les flammes, encore. Je tombe au milieu de la route, la petite vieille me guette derrière ses rideaux, elle adore quand je me casse la gueule dans la rue, complétement saoul, et elle me gueule dessus alors je cours comme un taré jusqu’à sa fenêtre en hurlant Jésus Christ viendra te chercher, Jésus Christ viendra te chercher et il me ressemblera. Respire, respire, respire. C’est la nuit, et je suis encore là, enfin… je pense que c’est moi…. HA HA HA….
Partie 2 à suivre…bah ouai j’suis pas une machine non plus oh !!!

mardi 20 septembre 2016

APRES LA LIGNE CE SONT LES FLAMMES

Alors qui aura assez de couilles pour m’enfermer ? Pas ma fée elle n’a pas de couilles pas même un zizi. Quand est-ce que quelqu’un se décidera donc de me faire du bien en me déclarant médicalement malade à enfermer dans un asile au milieu d’autres fous. Combien de temps dois-je encore souffrir avant de pouvoir enfin lâcher prise dans une chambre capitonnée, laisser enfin la place à ma folie dévastatrice, pouvoir enfin crier sans passer pour un dingue, pouvoir me mordre au sang pour me libérer. Me donnera-t-on la possibilité d’être un lâche ?
Quand moi je vois des bombes tomber sur le sol pour déchiqueter des enfants apeurés, toi tu ramasses ces pommes tombées du pommier pour en faire une succulente compote pour le goûter.
Quand je hurle après tous ces individus excités, affamés et agglutinés sur une seule planète, toi tu prends des photos magnifiques des papillons multicolores se restaurant sur une seule fleur de mon buddleia.
Combien de temps alors ? Combien dis-moi !
Quand je tombe dans le noir sans jamais atterrir dans une peur panique qu’il n’y ait jamais de Terre pour m’écraser, toi tu t’allonges et tu fermes les yeux sur mon lit pour partir dans un conte de fée.
Quand le matin je reste accroché à ce rocher acéré le corps mutilé et en sang la douleur perforée sur mon visage fatigué, toi tu te promènes nue habillée d’une peau si douce dans la maison en jetant des pétales de sourire au miroir.
Quand je meurs étouffé d’essayer de respirer à peine la porte de la maison franchie, toi tu chantonnes une chanson d’amour sur un air de reggae en libérant l’oxygène nécessaire à toutes les fleurs du jardin.
Qui va se décider hein ? Alors dis-moi !
Quand je cours les pieds déchiquetés de peur de ne pas avoir assez de temps à peine parti pour franchir cette montagne, toi tu sautes dans les fossés pour cueillir les petites fleurs et tu cliquetonnes tes chaussures légères sur le sol en jouant à une marelle improvisée en jetant les fleurs sur le ciel juste après le 8.
Alors vois-tu, je pense que là où tu vois une pièce vide, noire, déprimante, angoissante où je vais mourir, moi je suis dans une forêt d’arbres multicolores laissant passer le soleil assez pour me réchauffer et m’apaiser, là où tu vois le sol froid carrelé de cette chambre sans lit sans matelas, moi je cours nu sur l’herbe verte encore humide de la rosée, là où tu vois une cellule fermée pour l’éternité, moi je suis enfin libre.
Alors écoute moi, sois forte, sois celle qui me sauvera…

UN CANCER DANS UN TAILLE CRAYON

J'ignore ce que le monde fait, moi je le fais. Avant hier la populace se scandalisait devant un steak haché de vache folle, du coup la populace a sauté dans des océans de 3 m² un harpon entre les dents et a boudé les meus, hier encore la même populace recrachait les arêtes par le cul et refusait dans le même temps de s'étouffer avec du saumon gavé aux antibios et a boudé les repas traditionnels de Noël, la populace s'est retrouvée au cinquième étage d'un potager vertical en plein centre ville permaculturé par les gaz d'échappement, mais la populace avait enfin trouvé les douceurs de la terre dans son assiette et a commencé à grignoter les écorces des arbres comme des castors juniors. Ce matin la populace bien déterminée à en finir avec les orgies d’un autre temps, avec la barbarie digne d’un film d’horreur, a petit-déjeuné avec un bol de vitamine B12 et surtout pas de lait, à midi la populace a recraché des paillettes dorées avec en prime des OGM dans ses vitamines B12. La boucle est presque bouclée, la populace se demande ce qu’elle ne mangera pas ce soir, et aussi demain, sauf moi. Alors je serai le seul survivant cancéreux complètement barbouillé d’avoir bouffé autant de saloperies dénoncées par mass médias, peut-être un peu honteux d’avoir mangé tout seul alors que je voulais manger avec mes copains copines, même que du coup j’aurai rien piqué dans leur assiette et eux non plus. Alors moi je veux revoir les sourires, les oh c’est vachement bon, les oh tiens tu veux gouter ça, et même que si nous n’avons pas la même chose dans nos assiettes, au moins on aura le sourire et on se rappellera de mon grand-père qui me disait « regarde donc dans ton assiette ». Continuons à vivre ensemble, soyons nous, soyons simples, écoutons nous, refusons de les croire et retrouvons nous autour de bonnes tables comme avant, quitte à racheter des casseroles pour préparer tous les repas différents, car là j’ai l’impression que ce qui va nous tuer, ce ne sera pas la bouffe …

mercredi 14 septembre 2016

LES ARETES DANS TON CUL

Étrange été, sur le sable abandonné...laisse tomber....plein été, vacances, et ce putain de réveil qui s'appelle papa qui déboule dans le camping, c'est l'heure d'aller au marché, dans le sud, au bord de la mer, la tête dans le cul nous voila mon frère, ma mère, mon père et moi le frère de mon frère dans un road trip il faut faire les marchés du sud. L'estomac rempli d'une croûte de pain ramollie par l'air humide d'un camping de merde, je tiens la main de ma mère et on marche, on marche, on marche, pourquoi payer un parking près du marché alors que l'on peut marcher des kilomètres et des kilomètres en se garant dans la ville d'à coté, franchement. Surtout que je ne suis pas en sandalettes en plastiques transparentes même pas ils les vendent au Emmaüs. Et las, nous passons devant une poissonnerie et cette poissonnière avec des bras plus gros que ses thons morts posés sur de la glace pilée, les yeux noirs, beuglant juste au moment où l'on passe devant son bordel puant, quand sursautant pété par la trouille je me cramponnais à la jupe de ma mère, aussi terrorisée que moi. Mais nous n'étions pas là pour le poisson apparemment et nous filions en remontant la rue. Mais n’empêche que je regardais derrière moi toutes les dix secondes pour voir si la poissonnière ne me suivait pas. "IL EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" J'ai eu trop peur ! Jamais je ne suis allé dans une poissonnerie depuis, JAMAIS !!! Et là, je vais tranquilou au courrier, 40 ans plus tard et bimmm dans la boîte aux lettres, la pub du Match, pour le poisson, la poissonnière...mais aux yeux bleus, aux bras si fins, et ce visage si tendre...Oh Jésus tu m'aimes donc encore...je file au Match, les roues du caddie me disent "ça va trop vite arrêtes tes conneries" et j'arrive dans un crissement de sandalettes (pas les mêmes) devant la poissonnerie, les joues rougies par la connerie d'avoir couru mais aussi par la timidité, faut prendre un ticket, et j'attends le sourire aux lèvres, épanoui, mon tour. "QUARANTE NEUF !!!!!! IL EST OU LE QUARANTE NEUF !!!!!! QUARAAAANTTEEEE NEUFFFFF !!!!!!!"
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, c'est elle, elle est encore vivante "IL EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" Oh putain !!!!!! Maman ! Maman tu es où ? MAMMMAAAANNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!

DEVAQUET AU PIQUET - DEVAQUET AU PIQUET

oula vite polémique fuyons...j'aurai bien détruit deux trois connards sur la toile, putain ça démange....pourquoi je me suis lancé ce défi de merde de ne plus répondre aux cons, c'est dingue cette addiction de merde. C'était quand même mieux quand Devaquet a pondu sa loi de merde et que je pouvais descendre dans les rues et me faire tabasser la gueule par les Pasqua's angels. Et dans le même temps débattre sur mes convictions au café du point central, avec des vrais humains, au pire on se prenait une claque dans la gueule mais au moins la rage passait. Mais là avec toutes ces petites putes virtuelles, j'ai trop de colère et trop de rage sans pouvoir toucher du doigt une petite merde de révolutionnaire en couche culotte. Bon faut que je me calme, je vais aller couper du bois, c'est important de couper du bois, surtout que la guerre arrive, en plus je n'ai que des radiateurs électriques, c'est juste pour me calmer....vas-y fais péter la tronçonneuse bordel !!!!

jeudi 8 septembre 2016

BLACK ZOMBIE

TADIIIIIINNNNN
Faut pas faire chier Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Allez, après celui-là je vous jure j’en ai fini de ces textes qui m’explosent le cerveau, de l’alcool qui me défoncent les veines, j’ai bien compris que je ne peux plus écrire ce que je ressens, de ce que je pense des humains noirs blancs jaunes gris, de la race humaine. En fait j’en ai franchement ras le cul de me relire dix fois pour ne pas choquer les homosexuels, les noirs, les chrétiens, les juifs, les rebeus, les gauchos. Alors tu vas me dire qu’ils ont gagné. Ouai un peu, tout le monde n’a pas la tune de Charlie ! Payer un procès pour avoir dit que cet enculé de (vais pas le dire c’est censuré par les bobos de gauche, tu sais ceux qui sont descendus dans la rue pour la liberté d’expression, pour le partage, etc) m’énerve profondément, ça ne m’intéresse pas. La science des journalistes sodomisés par l’Etat d’urgence, pinés par l’absence de volonté de nous informer sans masturber le nez de Pinocchio, bah cette merde là c’est fini, je te la laisse, débrouille toi avec, moi j’ai plus faim. Les conflits dactylographiés sur du A4 et en roulement d’une dictature sur les prompteurs ont souvent excité mon crayon HB pour faire saigner mon cahier 17x22 mais c’est terminé, je ne vais plus rien publier là-dessus. Maintenant je vais attendre tranquillement la prochaine guerre qui va tous nous exterminer dans moins d’un an, je vais écrire pendant ce temps qu’il me reste des poèmes à ma maman, je vais écrire des textes sur mes amis les animaux, sur les plantes, sur les forêts mystérieuses, de temps en temps sur des concerts, sur la médecine que je pratique, mais c’est terminé pour les cons, ils ne méritent franchement pas d’user mon HB. Bon je ne dis pas que je ne vais pas les massacrer de temps en temps sur mon cahier 17x22, il faut éjaculer la pression pour éviter le cancer des neurones, j’en ai assez d’un, mais ça restera dans ma tombe. Au pire j’irai crier dans la forêt et discuter avec les écureuils.
Tout cela dit, je vais quand même te chier le dernier pour la route, puisque je n’ai plus le droit d’écrire que Mickey est adepte du sadomasochisme, je vais te réciter ce qui me fait picoler plus que raison. Mickey et Minnie, tu veux la suite ? Nan Disney va m’assigner à résidence laisse tomber.
Tu sais le burkini qui affole les médias, enfin j’ai pu abandonner la page 143 du catalogue de La Redoute et me branler sur H&M depuis cette histoire, j’ai lancé un nonos aux chien-chiens en disant que c’était de la provocation, genre en interdisant le burkini sur les plages les ventes de ce maillot de bain multi-pièces se sont envolées, il n’y a pas un truc qui te dérange ? C’est comme si tu interdis les voitures diesel à Paris et que tous les parisiens achètent une voiture diesel dans la foulée. Provocation ? Nannnn répondent les bobos parisiens, en même temps y a pas de plages à Paris. En plus qu’est-ce que je m’en branle que ces femmes soumises crèvent de chaud en dessous de leur tenue de combat, et puis pourquoi elles n’auraient pas le droit de se baigner dans la mer et brûler ensuite avec le sel qui macère dans leur raie du cul ? C’est pas pire que les autres qui mettent leur bébé dans l’eau avec une couche remplie de merde. C’est la provocation qui est autour qui me gonfle, genre je suis habillée comme ça et je t’emmerde pourquoi tu me regardes comme ça sale chien de français. Pas de bol avec moi je ne mâte que les nanas en string avec des fesses d’enfer… Dès que je me défoule sur le sujet, je me fais défoncer par les fameux gauchos tolérants.
Tout comme je me fais bouffer la gueule par ces petits merdeux qui jouent de la guitare sèche entre deux heures de cours à la Sorbonne pour devenir chômeur avec un revenu universel parce que je dis que je n’irai jamais à un rassemblement de nuit debout. Je me rappelle de leur fameuse tolérance à ces bouffons en herbe. Leur père se tapait la bite sur un arbre au bois de Boulogne pendant que je taffais déjà, alors cette loi du travail dont je ne connais absolument rien si ce n’est les connards qui me bloquent la route un matin de juin, je m’en branle, franchement je m’en tape les couilles, tu te souviens du 49.3 ? Alors bouffe ta soupe place de la répu et ne viens pas me faire chier. Mon patron ça fait longtemps qu’il a bazardé ses menottes et qu’il fait ce qu’il veut avec ses employés. Je serre le cul depuis bien plus longtemps que toi tu te fais enculer petit bobo. Alors non je ne dirai plus rien sur ces nuits d’absurdité collective, j’ai d’autre chose à faire de plus important désolé, y a la nouvelle saison de Narcos. Mais contrairement à toi je suis tolérant (sauf si tu te mets devant la marijuanas break pour m’empêcher de passer, là tu risques vraiment ta vie crois-moi) je comprends ton action, je comprends que tu veux exister, que tu veux te battre et je trouve cela noble, mais tu es un facho gaucho et te ne m’écoutes pas. Tu sais j’aime bien les ânes mais seulement ceux avec des grandes oreilles toutes douces, pas ceux qui se mettent la carotte dans le cul pour reculer.
Et quand je sens que le conspirationisme de ce monde est la plus grande puissance, je prends des caillasses sur le crâne et ils veulent me jeter dans un asile. Bah tant mieux, vivement l’été prochain bordel. Ce sont toujours les mêmes d’ailleurs. On retrouve le scout de sarko mais pas mon portefeuille alors que je montre la porte d’entrée de mon voleur. 2000 militaires armés comme dans 24 heures chrono contre 20 fichiers S brodés sur leur casquette à l’envers (proportionnalité bien entendu) n’arrivent pas à les exterminer. Jack Bauer serait-il un objet de la science-fiction ? Je ne comprends pas !
J’ai pris un coup de boule quand j’ai dit que les « arabes » parlent fort et que les « français » sont trop sourds et trop cons pour les entendre. Mais ça dérange qui franchement que les « arabes » parlent fort ? J’ai 47 ans et autant passés avec des «arabes », j’ai sûrement plus de potes « bronzés » que de « blancs ». Mais j’en prends plein la gueule quand je dis que les casquettes à l’envers commencent à me chauffer quand ils m’agressent dans le bus et que je vais en fumer un entre mes doigts dans peu de temps. Les connards que j’ai comme voisins sont « blancs » et j’ai envie de les torturer aussi tu sais. Il fût un temps quand j’étais minot où avec mon père, toujours en costard cravate, nous allions au café des arabes (c’est comme cela qu’on l’appelait) place du marché à Nancy. Jamais de conflits, jamais de regards de travers, t’as déjà vu mon père avec sa gueule de gitan embrasser un bougnoule ? Non ? Moi si, alors va te faire foutre quand tu me traites de facho, parce que le jour où je vais devenir vraiment un facho va falloir te sauver loin et vite petit gaucho car Hitler à côté de moi c’était un prof de maternelle.
J’ai un snipper qui me pointe au laser quand je dis que je ne vais certainement pas ouvrir mes portes aux migrants. Je pense déjà à l’avenir de mon fils, qu’est-ce que tu veux que je pense aux autres franchement. Alors je suis encore un vilain, mais qu’est-ce que tu fais toi ? Tu construis des zones de prisons pour les accueillir et ensuite tu les laisses là à s’énerver dans 3 mètres carrés dans la boue. Et c’est moi le vilain ? Mais laisse les partir, laisse les aller nager dans l’eau glacée, ils ne veulent pas rester chez nous, alors laisse les partir d’ici et fous leur la paix bordel. Imagine-toi quand l’EI envahira ta ville dans quelques mois, où vas-tu aller ? Que vas-tu faire ? Tu aimerais rester sur un matelas sous un pont en Angleterre ou ailleurs pendant des mois parce que tu as fuit ton pays? Non alors ne me casse pas les couilles ok. C’est un gouvernement de tortionnaires qui occupe l’Elisée ! Est-ce qu’on écoute les gens dans ce pays ? Les migrants cassez-vous les gauchos veulent vous exploiter. Bah ça fait bien d’avoir un syrien dans sa salle à manger en train de nettoyer ta merde qui dégouline entre ton sillon fessier devant la nouvelle star. C’est humanitaire. Migrants barrez-vous !
Et quand je dis que le revenu universel ne fonctionnera jamais dans notre pays d’assistés c’est un char qui rentre dans mon salon et qui cherche dans un bruit infernal à viser mes doigts qui courent sur le clavier azerty. Tu sais ça me fait penser un peu à la taxe sur les boissons trop sucrées (coca cola a déjà envoyé un missile nucléaire sur la France) pour obliger les cas sociaux à ne plus consommer ces produits dangereux à la santé dès le ptit déj en espérant que ce soit trop cher pour leur RSA et dans le même temps refiler cette même taxe aux mêmes cas sociaux pour élever leur pouvoir d’achat. Je ne sais pas si ce n’est pas moi qui deviens fou.
Alors c’est fini tout ça, c’était le dernier coup de gueule parce que je suis fatigué mais j’en ai encore plein la tronche à baver sur le cahier 17x22. Mais j’ai aussi mon bouquin à finir, j’ai aussi des projets plein la tête (comment mourir, comment se pendre, comment ne plus pleurer). Je vais aussi me coucher plus souvent dans l’herbe, au pied des arbres, au milieu d’un champ de neige, écouter le silence. Je vais aussi monter mon groupe de rock. Je vais aussi reprendre le contact avec les écureuils qui me chouravent mes pignons de pin histoire que l’on partage un peu bande d’enfoirés d’écureuils. Je suis entre l’euphorie de retrouver un semblant de liberté et la trouille inconsciente de me faire bouffer par ces enculés d’humains.
Bon allez, à bientôt j’espère, du moins si je ne me suis pas empoisonné ou si un camion radio-piloté ne nous a pas shooté ma bécane et moi à une intersection….

vendredi 2 septembre 2016

LE CHOC DES MOTS LE CHOC DES PHOTOS

Je suis un ivrogne, laid et puant, pourtant je change de chaussettes tous les jours. Dehors les balles chassent à tout va les lance-roquettes sans y parvenir, un peu comme les gens qui croyaient bien faire en balançant des noms à la Gestapo. Comme les gens de gauche qui ferment les yeux quand on cogne un réfugié. Oui oui des gens de gauche ! Moi je m'en fous, je me suis enfermé dans une matinée folle. Je ne veux plus rien savoir. Mes artères vont bien, mon sexe va bien. Je fais partie de ces gens bas de gamme, ceux qui travaillent comme des connards, ceux qui ne vont pas dans les soirées d'été de nuits debout, ah pardon ils n'étaient pas là cet été, autant pour moi, bah oui la plage, le burkini, les seins nus, tiens on n'a pas parlé des autres en slip, c'est trop hard sans déconner, les pervers, en slip quoi. Bref nuit debout couchée sur le sable. Mais tu sais quoi, les bas de gamme en ont marre qu'on les fasse chier. Ceci dit le fond de l'air est frais, layiyohhh ! Bon finalement je n'écris pas pour des critiques littéraires non plus, alors je suis dans l'écriture underground de tes pensées, si si dis-le, tu kiffes. D'ailleurs si un jour un dingue voulait me publier, ce serait le dimanche matin, pour les asiles tu vois, juste avant de prier, parce que je suis un punk de la littérature, avec des épingles à nourrice plantées dans les doigts, avec cette idée qu'il n'existe pas d'écrivains, de vrais écrivains, littérature is dead . Tu me vois franchement , le choc des mots, le choc ...laisse tomber, je suis anarchique, incontrôlable, juste censuré par les bobos qui se sucent la bite tout seul le matin, c'est qu'ils sont souples ces enculés. Allez heureuse l'époque où je pouvais......

mercredi 24 août 2016

L’HOMÉOPATHIE CELA NE MARCHE PAS





Toutes ces histoires m’horrifient, tous les jours n’est que souffrance, provocation, douleur, meurtre, viol, vol, cancer…Du matin au soir jusqu’à ce que, anéanti, je me laisse aller dans une bouteille de vin blanc pour finir sur le dos à arracher les carottes, j’ai la nausée. Je n’en peux plus de toutes ces histoires sur le burkislipintégral, je suis malade d’entendre que des dizaines, des centaines de vie humaine explosent ou meurent dans des attentats commis par des barbares, j’en ai marre qu’on ne parle plus que des musulmans, des chrétiens, de la laïcité, de tous ces trucs auxquels je n’avais jamais prêté attention, je suis révolté de voir tous ces maboules en moto, bagnole, skate board se croire dans le Far West, je suis épuisé, je n’arrive plus à manger avec tous ces scandales sur la bouffe, les médocs, les vaccins, tu bouffes que des carottes t’es sûr de mourir, tu bouffes que de la viande t’es sûr de mourir, tu bouffes du poisson t’es sûr de mourir, on mange quoi ce soir au fait, ah merde j’ai pas faim c’est vrai, finalement j’ai la nausée, du matin au soir j’ai la nausée, je ne me sens pas bien du tout, je tremble, j’ai même pas froid, toujours cette envie de gerber, c’est horrible. Alors j’ai pris le tube de Nux Vomica 5CH, 3 gélules le matin, 3 à midi, 3 le soir et rien RIEN, toujours envie de gerber dès que j’ouvre de nouveau les yeux. Une belle arnaque l’homéopathie sans déconner….tiens ça me donne envie de gerber !

mardi 23 août 2016

TROISIEME GUERRE MONDIALE - C'EST PARTI



Bon l’Allemagne se prépare à faire la guerre et il faut faire des réserves pour dix jours. Ok alors comme je ne voulais pas céder à la panique comme tout le monde allait le faire, j’ai descendu les escaliers de ma cave sur le dos – me suis cassé la gueule ça arrive – j’ai couru comme un taré vers ma cave en dérapant sur le béton avec mes patins, j’ai failli m’évanouir car je ne trouvais plus la clé, j’ai ouvert et je me suis allongé par terre et j’ai regardé mes bouteilles de vin, check, j’ai compté les boîtes de thon, check, les boîtes de raviolis, check, les bières, check, les boîtes de biscottes, check, les gâteaux d’apéro, check, les bouteilles de vin, déjà comptées pas grave c’est plus sûr check, les rouleaux de pq, check, je me suis relevé et j’ai écrit sur la porte de la cave ce que j’avais, j’ai fait les calculs, oh putain de merde, je tiens pas dix jours moi. Sans trop paniquer….je suis remonté comme une balle de tennis en plein smash en hurlant comme un porc qu’on égorge, je me suis encore cassé la gueule contre la porte – j’ai loupé une marche ça arrive - ma fée déjeunait, en mode cool pépère qu’est-ce qui t’arrive, j’ai dû répéter cinq fois car j’avais plus assez de souffle : « bas, là bas plus assez vin, plus assez thon, plus assez tout faut que j’aille en course ce soir MAINTENANT VIIIIITTTTEEEEEEEEEEUUUU »
Toujours aussi calme ma fée m’a répondu : «  va falloir attendre la paie mon pépère, y a plus d’tunes !!! » Je suis allé promener le chien, j’ai raflé toutes les mirabelles des arbres, cherche plus j’ai tout pris, j’ai arraché les noix pas mûres du noyer, j’ai rempli le sac à dos, j’ai couru en mode furtif au retour pour pas que mes voisins me volent mon sac, j’ai rempli la cave, ça va l’faire putain, ça va aller, ça va aller bordel, pas de raisons de partir en couille non plus…putain faut de la farine, des pâtes, de l’eau, VIIITTTEEEUUUU.

mardi 16 août 2016

LE PETIT COLIBRI


A l’heure où les responsables de ce pays de merde se posent la question si on met le rouleau de papier toilette dans le bon sens dans le dérouleur, moi je me demande de quelle couleur sera la carotte. Bah pas forcément orange car elle risque de servir plusieurs fois… Alors j’ai mis mon perfecto et mon casque et j’ai foncé en bécane jusqu’en haut de la colline. Personne ne sifflait car il n’y avait personne là-haut. Quand le bruit de mes gamelles est retombé du ciel sur le sol avec une prime de 1500 billets j’ai savaté un caillou qui du coup est parti voir plus bas si la vie était meilleure. Il ne va pas être déçu. Enfin moi je me suis assis dans la poussière et j’ai attendu. C’est bizarre toutes ces lumières, toutes ces maisons, tous ces immeubles, toutes ces rues car d’ici je ne vois absolument personne. Ils sont où tous ces enfoirés qui me pourrissent la vie, ils sont où ces tarés qui prient sur des tapis et qui s’essuient le cul avec un caillou, c’est dingue d’ici je vois queudalle. Y a bien un type qui tente de me parler mais j’ai l’impression que c’est moi, ça va être plus difficile de l’envoyer chier. Je savais que boire ce mélange (sang de fœtus, chair de serpent, venin de crapaud et dégueulure d’asticots) n’allait pas me rendre moins fou mais fallait essayer quand même. Je préfère l’opium dans l’impérial. La nature est quand même le premier médecin ! Il y a ce coup de feu, enfin ces coups de feu, les gens qui hurlent ça remonte jusqu’ici, ils ont blessé quelqu’un c’est ça ? J’en sais rien putain, j’étais tranquille en haut de cette colline, mais les animaux m’ont chopé le bras pour m’attirer des ennuis. J’avais une arme dans la main. Il fait froid malgré ce jour ensoleillé, malgré mes vêtements, mon âme frôle la mer. Je ne pleurerai pas, c’est beaucoup trop loin et je ne suis pas supposé pleurer, ni mourir, juste demain. J’ai encore le temps de sentir le vent, avant que les bottes ne claquent à nouveau avec la police dans les rues en flammes, les matraques à la place des bites. J’ai plusieurs solutions mais je ne sens plus rien, je suis couché ici sur la colline, j’ai mon perfecto et j’ai une arme dans la main et je ne sais pas dans quel sens on place le rouleau de papier toilette…

vendredi 5 août 2016

SECHERESSE

Et ils nous disent que la vie est une fleur formidable………..mais il ne faut absolument pas manger de ketchup, se faire des tatouages, aller dans les rassemblements publics, prier dans les églises, se laver les cheveux tous les jours, manger de la viande, caresser ton chien, serrer la main à tes amis, rester trop longtemps assis couché debout, manger du nutella, regarder les écrans lcd, fumer des clopes, laisser son portable allumé dans la poche de ton futal, se promener au bord d’un champs, rouler en Volkswagen, écrire ce que tu ressens sur internet, se faire vacciner, manger des M&M’s bleus, les rouges aussi et tiens les jaunes et les autres couleurs car c’est un mélange des trois autres, se branler sur la page 143 de la redoute, manger des bananes, courir, faire pipi tout blanc, boire du jus d’orange le matin, porter une montre à pile, boire du lait, boire du vin blanc……..Alors si tu pouvais juste arrêtez de m’arroser ça m’arrangerait ! Merci car moi je voulais mourir demain.

jeudi 4 août 2016

J'AI MIS LE MESSAGE DANS LA BOUTEILLE REMPLIE DE SANG



Je me suis acheté un nouvel arrosoir en caséine du lait, l’autre était rouillé. Cactus, rasibus, cadmium et hop mes plantes étaient en train de mourir. Un bel arrosoir. Tout neuf pendant que la clé USB de mon fils est une salope c’est comme ça, je me suis acheté un nouvel arrosoir. Comme je suis heureux. Je bois au goulot des bouteilles de vin, des sapins, des chemins, des lapins et de temps en temps pour la prose des trains. Je suis naze c’est dingue. Pourtant j’ai assuré mon avenir et ça sent le cauchemar. Il faut peut-être que je jette cette bouteille de vin vide dans le jardin, par la fenêtre ou alors que je la replace dans le frigo et allongé sur le carrelage l’oreille posée au sol, j’entendrais peut-être les camions écraser les églises. Je vais enfin pouvoir pleurer. J’ai mal au bide et l’hiver sera plus doux que prévu sous le soleil de cet été. Bordel. J’ai pissé aussi dans les sapins mais tragédie domestique, tout est question de vent avec 4 grammes dans la forêt. A moins que ce soit l’altitude, ou la pente, j’ai les godasses trempées. En même temps j’ai oublié tous mes codes secrets : pipi debout, caca assis, ce n’est pas que je veux faire mon snob mais quand même, j’aurai bien aimé m’en rappeler. J’ai besoin d’un endroit sécurisant pour faire pipi, comme un WC en flamme au milieu d’une rue bombardée. J’écrivais tellement pour l’asile que j’ai arrêté un moment, je suis désolé mais j’ai vraiment eu peur d’être publié. En plus il a mis sa bite dans ma boîte aux lettres alors inutile que j’en rajoute ou que je m’y enfonce aussi. Moi j’y ai mis un billet de vingt mais je crois que je n’ai pas compris les règles du jeu. J’ai fini par me saouler, je suis beaucoup trop fragile pour jouer, regarde j’ai les genoux défoncés à force de prier. bla bla bla bla me paraît être une fin utile.

mardi 2 août 2016

HYBRIDS MOTORS EN PANNE



Tu as perdu le gout de l’effort c’est certain, les animaux sont devenus largement plus étriqué que toi dans leur costume. Toi tu ressembles à une espèce de chose gluante posée sur le sol chaud d’une route des Etats Unis. La machine à laver le linge a transformé nos femmes en grosses vaches devant The Voice. La tronçonneuse a transformé les gars en gros porcs puants devant un paquet de chips vérolé à l’acide made in cancer.  On s’en fout c’est légal ! L’arbre, le triarbre, donne des ampoules aux bucherons gavés au foie gras, la forêt remporte la coupe du monde, 257-0 ! Ta BMW série 6 te lèche le cul pendant que tu te fais sucer par une pute à 3 dollars, en mode automatique excuse-moi c’est high technologie. Putain je ressens des ondes des téléphones portables, éteints moi tout ce bordel enfoiré. 3 kms quoi ? À pieds mais t’es maboul !!!!! Enfoiré que tu es, tu vas bien prendre ta Dacia pour emmener les gosses à l’école non ? Enculé !  Classe A la Dacia enculé de Manu ! Ok ! Alors va pour la Dacia classe A écolo bobo parigo sodomo éolieno centrale-nucléairo, putain c’est l’apéro. Tes yeux viennent de te transpercer le cœur, ouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ouhhhhhhhhhhhhhhhh ouhhhhhhhhhhh !!!!! Putain c’est bon un parisien aveugle en mode je cherche le métro, ayé je kiffe mon orgie de détresse, putain il a pris son vélo le bougre, mais quel con, ahhhhh argggghhhhh nonnnnnnn argggghhhhhh .  Bref le célèbre humain a perdu le gout de l’effort alors fais pas chier. Hier devant mon buddleia j’ai hésité entre la bombe thermo nucléaire ou ma scie 47 dents…. J’ai pris la scie. J’ai des ampoules putain de sa race de buddleia. Mais je suis content, buddleia 0 – Manu 1. Alors je suis en étude bancaire concernant le bourrin  que je vais acheter pour remplacer ma marijuanas break, 1 cheval pour 6 chevaux, je déteste les chevaux ! Un enfoiré de bourrin m’a bouffé l’épaule un jour d’été adolescent et depuis j’ai un bout de barbaque de moins à droite, putain ils reviennent ! A gauche pas de problème, même ma bite porte à droite, truc de ouf ! Ils ont défini la pénibilité au travail ces bâtards, même pas je suis dedans !  Je travaille avec mes muscles, je suis chef alors avec un peu ma tête, mais j’ai échoué au test de l’homme le plus fort du monde. Je me vois quelques années en arrière devant un arbre chez mes parents, c’est quoi ton problème arbre triarbre, je vais te niquer ta race en mode guerrier venu du froid et je vais t’abattre comme un chien galeux au Mexique, hache arghhhhhhh gooooo, arbre 1- Manu 0. Depuis j’ai développé des muscles inconnus au corps humain, parce que je veux vivre dans la forêt rappelle-toi, alors les muscles débordent du t-shirt des Tympans Félés, je suis apte à détruire, à couper, à faire un nœud de cravate. Guerre en prose symbolique je suis un putain d’officier de l’armée, je suis Lieutenant monsieur !!!!! Réserviste j’éguise mes verbes, ma hache, ma bite et je vais aller combattre en furtif apocalypse. Bref, devant une tranchée tu appelles sos tranchée avec leur tractopelles, moi je creuse comme un bœuf même que la neige fond sur mes épaules en fumant, devant un arbre tu appelles sos découpearbre, moi je lui tricote un  pull et je prie devant tous les soirs. Allez vas voir un psy, t’as un gros bide et de la cellulite, ta femme te lèche la queue parce qu’elle ne porte pas le voile, Dieu est dans ta salle de bains, juste au-dessus du lavabo et tu pries pour que les arbres tombent tout seul. Moi je suis mode alcoolo défenseur des arbres, j’ai pas de hache et pas de muscles, par contre je me branle sur la page 143 du catalogue de la Redoute. Goooooooooooo . Sinon si tu avais un  peu de couilles, tu laisserais tomber ta voiture, ta femme, ton gosse stupide, ta Rolex, ton chat attardé, ta prose de l’enfant roi, ta télé et tu viendrais avec moi dans les forêts des Vosges, et on chasserai le dahu, on cueillerai des myrtilles à la hache, on parlerai avec le loup des steppes que je suis et on donnerai à manger aux lapins pour les niquer le matin. J’ai vingt amis lapins depuis laisse tomber la chasse. L’adresse de ma cabane : ……..là-bas !!!!!! Viens on va faire les cons !!!!!

lundi 1 août 2016

COMPARATIF EN COURS

Allez je reprends le cours de ma vie avec mes textes en direct sans photoshop, en live avec une bonne bouteille de vin espagnol dans le bide. Je me disais en regardant un putain de film c'est quoi le délire, pourquoi ne pas écouter du reggae en votant Front National. C'est quand même triste de ne pas dire ce qu'il faut dire. Je connais tellement de gens qui ne disent pas ce qu'ils votent, par honte, par peur, genre oh mon dieu cachez moi ce sein que je ne dois voir. Je vis bien avec cette idée, comme mes amis qui votent à gauche, enfin jusqu'à maintenant, comme ceux qui votent à droite, ils vivent bien, nous vivons bien, tous ensembles, enfin....jusqu'à aujourd'hui ! Bah ouai, ne dis pas ce que tu penses, ne dis pas ce que tu veux, sinon tu n'auras plus d'amis..... mouai. Moi j'écoute du reggae, du métal, du funk, du rap, du punk enfin tout ce qui peut m'apporter du bonheur, et franchement, avant de me juger, sérieusement, dans un concert des Tagada Jones, combien votent FN ???? 75% à vue de nez. T'as déjà écouté sérieusement les textes des Tagada ? Sérieux! Alors qu'est-ce qu'ils foutent là ces enculés de fachos hein ?!!!! Parce qu’il parait que quand tu votes FN tu es un facho ! Alors écoutes moi bien, la musique est faite, créée pour ceux qui veulent l'entendre, et au delà des mots, au delà des couleurs, au delà de toute cette différence, nous ne sommes qu'un. Des sons, des notes, des mélodies pour un seul peuple. Nous !!!! Je ne vais pas revenir sur le FN, rien que le nom Le Pen me donne des rougeurs, mais vois plus loin mon pote, c'est le nom qui te dérange, comme Hollande pour la gauche, si ses putains de fils reviennent sur la grille des élections tu diras : " ah bah non alors, quel nom de merde"...pauvres gosses, ils sont peut-être moins cons eux. Enfin bref, ça ramone dans les champs, les agriculteurs se masturbent dans leur blé, les dollars chatouillent le cul de leur femme, les Vosges sont toujours dans les Vosges et je confirme. Mais une chose est gravée, tu ne seras plus mon ami. Pourquoi ? Parce que tu viens de découvrir que je vais peut-être voter FN. C’est comme si j’étais photographe animalier avec un gilet jaune, je ne suis pas le bienvenu. Alors je me demande ce que serait la musique, les concerts, si ceux qui votent FN ne doivent pas écouter du reggae, pas du punk, pas du métal, pas du rap, parce que je traîne depuis pas mal d’années dans les festoches et autres concerts en tous genres et je peux te garantir que nous sommes tous là, ensembles en train de danser et pogoter, de droite comme de gauche. Evite le sujet mec. Rien n'a à voir avec rien ! La musique est pour tous, pour toi qui vote Mélenchon, pour lui qui vote Marine, et j'en ai franchement marre d'entendre des gens dirent que je suis un facho, moi qui aime tout le monde, de n'importe quelle couleur, de n'importe quel pays, de n'importe quelle religion, en revanche je déteste les cons. Alors arrête de vivre en apnée, arrête de croire que seule ta religion, ta politique, peut changer le monde. Parole de chrétien, nous vivrons tous ensembles que ça te plaise ou non. Moi je voudrais une planète sans politique. Moi ça me plait cette idée. Mais sans les vilains, sans ceux qui ne me respectent pas, tiens si je prends mes connasses de voisines, crois-tu qu'elles me respectent ? Nuit blanche à entendre leur braillée jusque 5h33 du matin, dans quelle mesure me respectent-elles, dans quelle mesure respectent-elles leur prochain, pourtant je sais qu'elles votent à gauche ces connasses. Tu vois, ce n'est pas une question de parti, de couleur, de race, de tout ce que tu veux, nous pourrons vivre ensemble seulement si tous ensembles nous respectons notre prochain. Parole de FN ou pas, c'est la vérité, tous ensembles nous pourrons chanter et danser dans une salle de concert quelque soient nos convictions. Qui respecte qui aujourd'hui ???? Moi je respecte tout le monde, le silence dans les églises, j'enlève mes godasses dans les mosquées, j'embrasse mes frères, j'embrasse mes amis, et je m'en branle de ce qu'ils votent bordel. Maintenant je sais que quand tu me verras tu vas voir un putain de frontiste, si tu vois cela c'est que tu n'as rien compris à ma vie, à la fraternité, à l'amour des autres. Parce que je m'en branle de la politique, je m'en branle de tout. Je veux vivre juste libre, enfin partiellement, je veux que nous nous aimions sans gilet jaune.