dimanche 19 avril 2026

QUAND LES CHIENS CAVALENT SANS GODASSES


J'ai passé une journée lunaire, complétement hors sol et pourtant bien présent dans la vie de tous les autres gens, j'étais parmi vous mais sans moi. Cela m'arrive que de temps en temps mais j'adore ces instants, comme drogué. Cela a commencé par une promenade avec ma fée et mon zimzim de très bonne heure sur un chemin, près de chez mes parents, un chemin dont je connais la moindre brindille, où chaque poteau en bois me rappelle mon enfance, où chaque chemin de traverse n'est pas une énigme, je connais tout absolument tout. Et il y avait une expo photos de plein air, sur des panneaux en bois, tout le long du chemin, des photos magnifiques d'un photographe dont je n'ai pas retenu le nom mais juste les images. Magnifique, des détails dans chaque photo, si tu prends le temps de les regarder, juste irréels. Cela m'a plongé dans un trip bizarre à neuf heures du matin, encore dézingué par ma cuite de la veille, trop bu, trop écrit, trop écouté de musique trop fort, et je me suis retrouvé comme hypnotisé, j'ai divagué d'un cadre en bois à un autre avec le bruit des bourdons et des abeilles qui, je pense, se lèvent plus tôt que moi encore. Mon zimzim, comme à son habitude, a pissé sur le premier cadre, direct, j'ai éclaté de rire. Il est con ce chien des fois. Ma fée, amoureuse de la nature, celle qui parle aux chats, aux oiseaux, à ses fleurs, était partie aussi dans un trip parallèle, je ne sais pas si c'était le même que le mien, mais ses yeux bleus azur étaient encore plus bleus, merveilleux. Ces moments, je vous garantis que ce sont des moments forts, très forts, hors du temps présent, hors des limites de nos pauvres vies. Au retour, quand nous étions en train de faire nos étirements, importants ces étirements si tu veux recommencer le lendemain, un camping-car est arrivé et j'ai vu ce monsieur sortir un engin à deux roues, et j'ai su direct que c'était pour un chien qui n'avait plus de pattes arrières ou paralysé....déformation professionnelle certainement, et bingo, il a porté un labrador et l'a installé dans ses quatrièmes pattes, je ne suis pas un type qui parle aux autres, mais j'ai senti cette attraction, cette envie de communiquer avec ce brave monsieur, j'ai eu envie de caresser son chien, ce n'est pas moi, c'est quelqu'un qui habite mon cerveau de temps en temps qui l'a fait. Ce chien, paralysé, qui est venu vers moi pour me faire la fête....ce moment était juste magique, j'ai pleuré à l'intérieur, de bonheur, moi si froid, moi si peu aimé, ce chien est venu direct vers moi avec ses roulettes et m'a fait la fête, comme si l'on se connaissait depuis un siècle. Je ne sais pas décrire avec de simples mots cet instant, juste trop fort émotionnellement pour moi, vraiment ! J'ai parlé avec son papa, très simple mais tellement aimant de son toutou de dix-sept ans, dix-sept ans DIX-SEPT ANS c'est juste génial pour un gros toutou, et en fait ils se retrouvent, avec d'autres toutous, chaque dimanche matin que Dieu fait, sur ce chemin pour aller se promener avec leur papa et maman, dans le bois, et notre papy à roulettes en tête....les chiens en train de se retrouver, de se dire bonjour, de se faire la fête et notre gros toutou à roulettes en plein délire qui cavale pour leur faire la fête, pour courir avec eux....oh putain cette leçon de vie les amis...oh putain !!!!! Je vis trop vite ces derniers temps, je ne prends même plus le temps de réfléchir, j'écris je chie je bois je mange sans comprendre que je vis, mais là....je suis descendu de quelques étages dans un bonheur immense, je n'avais plus envie de cligner des yeux, chaque miette, chaque seconde, je voulais tout vivre tout absorber, tout stocker pour les jours sombres. J'ai envie de revoir ce chien à roulettes, j'ai envie de voir plein de chiens à roulettes, putain cette gueule, ces yeux remplis de joie....pfiouuuuuu. J'ai passé le reste de ma journée hors sol, à rêver, à croire que les jours seraient beaux, j'ai embrassé mon zimzim mille fois ça l'a trop gavé, je me suis couché dans l'herbe de mon jardin, ma fée m'a rappelé que j'avais quelques travaux à faire mais a bien senti que j'étais parti loin, trop loin pour aller me chercher, elle a lâché l'affaire. C'est la seule dans ce monde de merde qui comprends mes délires, qui les sent, et qui me laisse rester complétement dézingué allongé dans l'herbe, les yeux vers le ciel avec mon zimzim qui me lèche le visage comme pour essayer de me réanimer.... merci à tous ces papas de chiens qui donnez vos vies pour vos bébés poilus, bébés de dix-sept ans....merci, vraiment merci !!!!!
Madloonflayed©2026-punaise un texte presque positif....commencez à construire des bunkers, il va tomber de la merde bientôt !!!! ha hahahahahaPeut être un dessin