Putain quel bel avenir dans ce monde en guerre. Et toi ton dentifrice il
efface la poésie bordel ? Avoir une haleine de mort ça pue. D'ailleurs
un mort ça pue et on s'en épouvante. Je suis coté en bourse et je
prépare mon avenir dans les étoiles, en fait dans la merde, je
m'entraine à devenir un clodo, parce que partir dans la boue avec les
couilles plus grosses que le fusil ah bah non merci. Je me balade avec
mon litre de pif et je dégueule à chaque fois que je monte des
escaliers, en même temps les freins ont lâché dans la descente, mais un
jour je serais moi jusqu'au jour où je ne serais plus rien. Alors coucou
je suis un type ordinaire, linéaire, moyen, c'est à peine si je sais
qui je suis, sans éclats, sans reflets, juste un pauvre type et ça me va
super bien. Enfin je ne sais pas. Je sais que j'ai ma place dans le
jour mais sans me regarder. Je suis mort vide et paumé et accessoirement
un peu fou. Mais je le savais, j'aurai dû être un tueur à gage, un
violeur, un chanteur...ou un ermite. Trop de monde partout. Il y a
d'autres fous parait-il, en fait ils sont dans les extrêmes, c'est là
qu'il y a les fous idolâtrés et puis il y a les autres tarés qui parlent
sans cesse de vie saine, de corps sain sans ongles noircis. Apparemment
ils sont déjà tous morts vivants, c'est glauque nan. Sinon tu savais
que j'avais fait médecine ? Tous les autres sont tristes, ils baisent et
ils regardent la télé, ils chient et ils mangent, ils se parlent et ils
ne s'écoutent pas, ou c'est tout le contraire mais ils sont tristes
quand même, ils ont un chat c'est déjà ça. Ce soir j'ai une humeur de
pute, j'aime bien les putes, elles sont un peu en moi, elles font parti
de ma vie, quand j'étais minot elles me caressaient les cheveux, ma
tignasse blonde, ouai j'étais blond comme les blés, place St Epvre,
j'étais mignon mais je n'avais jamais l'heure, ma grand mère
m'engueulait, hop je ne suis pas un chat et du coup je m'enfuyais à la
Pep, parlais aux ours trempés, donnais mon 4 heures à Jojo mon poto,
putain j'étais déjà un clodo. Maintenant les putes ne me caressent plus
les cheveux et je me branle sur la page 143 du catalogue de la redoute,
cauchemar cette page. Je me suis cassé la gueule dans l'escalier, encore
et encore, j'ai trop bu. Je dégueule quand je les monte et je me casse
la gueule quand je les descends. Je ne vais nulle part, enfin si, dans
un cercueil avec des poignées d'argent. Enfin merde je ne suis pas mort,
je voulais mourir demain et vivre des siècles péniblement. J'aime bien
me casser la gueule, c'est bien, je suis un être vivant. J'ai failli me
cramer la gueule en allumant un morceau de clope trouvé par terre perdu
par un perdant, c'est l'entraînement. Bon il fait froid, il n'y a plus
d'humains qui s'embrassent dans la nuit, je vais aller me coucher à côté
du vide mais dans un vrai lit, ce n'est pas encore la guerre...dans le
silence...enfin dans le silence....dans le silence... dehors le
silence...jamais à l'intérieur !!!
mercredi 23 novembre 2016
vendredi 11 novembre 2016
MATRICA RECUTITA
Bordel c'est imprononçable ce titre mais j'aime bien. J'ai toute une
existence à rattraper, fleurter avec les beautés du diable, j'ai besoin
de m'échapper, de paraître quelqu'un d'autre, d'être désirable. Je n'ai
jamais pensé que ce serait si facile de faire semblant. Et pourtant j'ai
allumé le gaz et j'ai foutu ma gueule dans le four...BAOUUUMMMM !!! Je
ressemble à quoi maintenant? Je vais essayer d'être poli, de faire
semblant et te dire que je vais bien, c'est
mieux pour ton cœur de fragile. Ce soir j'ai réunion, seul dans ma
cuisine, comme tous les soirs, je suis un clochard à 1800 euros par
mois, je fais des bouquets de fleurs avec des billets de 20 euros, ça
s'appelle une haine bouquet, j'ai appris à souffrir. Mes fenêtres sont
plein sud, ce n'est pas le sud mais c'est plein sud, je suis si fragile,
comme une ombre au soleil quand les nuages ne sont que les mensonges de
météo france. J'ai tendu un jour ma main mais tu l'as prise pour la
blesser, j'observe tes dents, ton sourire, tes gestes, tes vêtements,
pendant des heures je t'observe et demain je prendrai ta place. C'est la
morale des fous. C'est si facile de faire semblant, je suis magasinier
mais demain je vais prendre ta vie, ta place en traversant ton corps. Tu
es devenu transparent, je suis devenu toi en croisant nos chemins sans
faire exprès. Je t'ai retrouvé un jour pendu et je suis toi, Dieu m'a
dit :"ça fait plaisir de te revoir". La vie après la mort, la vie après
la vie, j'aurai bien aimé faire semblant, je suis ici comme un con
maintenant. Tu sais je vois à travers les autres et ce que j'y vois ne
me plait pas. Les autres ne font plus attention aux odeurs, tu sens
quoi, moi je ne me parfume jamais. Je dois m'en aller...toujours. A
chaque fois que je pars je m'arrête au milieu des flammes, ma beauté
calcinée t'effraie mais c'est juste parce que j'ai fait tomber ma glace
dans les braises. C'est bon allez je déconne, il fait nuit et quand je
me regarde je ne vois rien, d'ailleurs on me croise et on m'oublie...
SNOOPY PRESIDENT
J'ai dû mal choisir mon fil d'actu sur fb, parce que là j'ai envie de
gerber, tous ces débiles qui s'indignent de l'arrivée d'un débile à la
présidence des USA, franchement la naissance d'un koala ce serait bien
plus intéressant non ? J'aimerai que tous ces gens qui s'indignent
m'expliquent pourquoi ils s'indignent. Ont-ils connaissances du
programme de l'autre fin fou méchu ? Que cela va-t-il changer à leur
petite vie sur terre ? Nous sommes au lendemain de cette "horreur" et
finalement j'ai vu les mêmes têtes lire leur journal ce matin, les
mêmes têtes aller chercher leur courrier dans leur petit village.
Arrêtez de vous indigner pour rien, demain c'est le méchu, après-demain
c'est la blondasse, ou alors roquet belles oreilles ou le chauve ou la
tête de cul de gauche et il y aura toujours les mêmes têtes devant leur
journal, les mêmes têtes devant la boîte aux lettres. Qu'est-ce que ça
change pour vos, nos petites vies de franchouillards moyen? ça explose à
Alep et tu as bu ton coca devant une pub du mc do à la télé affalé dans
ton canap dans une pièce chauffée à 21 °c, tadinnnn voilà le 20h et là
tu t'énerves parce que c'est le méchu qui parle à la téloche, non mais
franchement tu t'es vu quand t'as bu. Il y a tellement de choses qui se
passent à travers le monde qui te passent bien au-dessus de la tête et
ça ne t’empêche pas de dormir, tu as déjà vu un petit garçon en train
d'agoniser de malnutrition en plein désert en direct sur la télé ? Non ?
Bah imagines seulement alors. Quand ce même gosse se tort de douleurs
le ventre creux, que ses yeux implorent le pardon d'être né sous une
mauvaise étoile, qu'il s'effondre sur le sol poussiéreux, qui dans un
dernier effort tends la main vers son père qui hurle de chagrin mais qui
ne peut rien faire, quand dans un dernier sursaut de mort il s'éteint
définitivement et que sa tête heurte le sol dans un bruit sourd, c'est
fini, il est mort. Je suis empathique et la souffrance des autres me
lacère les veines. Mais cela ne m'empêche pas de me lever demain, ni
hier, j'ai juste envie de partir, loin, très loin. Ah au fait c'est le
méchu qui devient président des USA, mais je m'en branle, demain c'est
la guerre, je m'en branle, demain tu verras, tu seras comme aujourd'hui,
et après demain aussi, et pourtant le méchu est président, tout comme
la blondasse le sera en 2017 et tu feras toujours les mêmes gestes tu
verras, rien ne changera pour toi, ni pour moi, RIEN !!!! Vis ta journée
et essaie de t'émerveiller de la naissance du petit koala, moi rien que
ça c'est déjà une bonne journée....
jeudi 10 novembre 2016
LE CASQUE SUR LES OREILLES ET JE T'ENTENDS ENCORE PARLER
J'adore être seul, toujours tout seul, je voulais même vivre dans une
forêt quand j'étais petit mais y avait trop de monde déjà, c'est te
dire, mais ce midi je me suis tapé un vilain coup de blues devant mon
plat de pâtes, tout seul dans la cuisine, assis à côté du micro-ondes
qui hurlent en tournant "je suis ton cancer". Alors j'ai migré vers le
salon et je me suis posé sur mon canapé en mode gros con devant la télé
avec mon assiette de pâtes sur les genoux (hiboux cailloux...) et j'ai
zappé. J'étais un peu comme un gosse qui apprend à marcher avec cette
fichue télécommande. Les pâtes ont refroidi. Qui regarde ça ? Tout ça.
Mais comment les gens peuvent devenir obèses en regardant la télé dans
leur canapé ? Moi ça m'a carrément coupé l’appétit et pourtant des pâtes
au munster quoi. Je suis reparti dans la cuisine, remis mes pâtes dans
le frigidaire, Stanley, où as-tu mis le bébé? Je l'ai mis dans le
frigidaire ! J'ai regardé par la fenêtre les oiseaux s'éclater dans une
flaque d'eau, je suis sorti tout nu et j'ai sauté à plat ventre dans la
flaque, je crois que j'ai dormi après...
mercredi 9 novembre 2016
AVEC DU CHOCOLAT C'EST MIEUX
Je viens de m'ouvrir un paquet de gâteaux sans colorants, sans huile de
palme, sans conservateurs, sans arômes ajoutés, sans gluten, sans
additifs, sans fructose, sans lactose, sans gâteaux en fait !
LAISSEZ MOI PEINDRE TRANQUILLE
Comme dab je sors le nez de mon 7ème sous-sol et
j’entends tout le monde hurler de colère et comme dab je n’y comprends rien.
Alors je referme la porte doucement et j’y retourne. Quand je suis tout au fond
du 7ème sous-sol, il m’arrive souvent (tout le temps en fait) de me
déconnecter totalement de la réalité, en même temps il n’y a même pas de fenêtres.
Et dans ma capsule qui me sert d’esprit ça part dans un bordel schizophrénique
et toutes les phrases des bouquins que j’ai lues, toutes les images des films
que j’ai mâtés, tout cette folie se déplace comme des petites lucioles qui
iraient dans tous les sens, s’entrechoquent et d’un coup une phrase s’éjecte sur mon cahier 17x22 et je m’amuse un
peu avec. C’est souvent comme ça que je me défonce une phalange à coups de
marteau ou que je deviens aveugle quelques minutes parce que j’ai oublié de
mettre les lunettes de protections quand je m’énerve sur une barre de métal à
la disqueuse. Et là j’étais avec Charles Bukowski et il a écrit une phrase qui va bien ce
matin, dans le monde réel, juste là derrière la porte de mon 7ème
sous-sol, là où tout le monde s’excite pour rien, sachant que l’inévitable ne
sera jamais évité, c’est pour cela qu'il s’appelle inévitable vois-tu, bref il a
écrit un truc dans le genre (retranscription pas forcément exacte car je ne me
rappelle pas tout correctement) : « pourquoi est-ce que la cause de
ceux qui se croient supérieurs, de ceux qui croient en la race supérieure, n’attire
à elle que des invalides du corps et de la tête ? Ha ha ha ce sont tous
des nazis ! »
J’ai hurlé et ri si fort que je n’ose même plus sortir de
mon 7ème sous-sol, j’ai peur qu’on me prenne pour un dingue….si ce n’est
pas déjà fait ! Tiens il y a une mouche, mais dégage de là putain de
mouche, bah merde, elle est où ? Je te promets j’ai vu une mouche voler.
Enfin je crois…
mardi 8 novembre 2016
SNOOPY JOE COOL
Quand j’ai le temps j’observe, ou je galère, ou je m’enterre,
ou je vais au Leroy Merluche parce que j’ai quand même besoin de matos pour jouer
dans mon 7ème sous-sol. Et là tu rencontres tous les galériens de la
planète, ils sont tous là avec leur barbe de 3 jours et leur fringues défoncées
du bricoleur, jamais tu sors comme ça mais au Leroy Merluche t’as le droit d’être
un gros crado, alors on y va. Et là tu achètes une planche de 250 x122 cm et de
la soudure mais tu croyais que la planche tu pourrais la porter facile, mais
elle pèse une tonne la salope, alors tu vas chercher un caddie mais t’as pas de
pièce alors tu fais tout le parking pour trouver LE caddie détaché et tu refais
le chemin dans le magasin, et comme par hasard ça fait deux jours qu’il ne
pleut pas mais juste quand tu sors c’est la youpie pluie qui t’attendait en
mode mais qu’est-ce qu’il fout bordel il sort ou pas , et tu cours avec ton
caddie inconduisible, tu fais des trajectoires complétement improbables sur le
parking et tu arrives à ta bagnole, tu ouvres le coffre et le caddie se barre,
bah oui, tous les parkings où il y a des caddies sont en pente, c’est comme ça,
c’est fait exprès, ton sac tombe par
terre et le caddie se rebarre et là, tu prends ta planche d’une tonne et dans
des mouvements de mec bourré tu essaies de faire rentrer cette putain de
planche trempée, mais elle ne rentre pas, il manque un chouilla mais elle ne
rentre pas, alors t’essaies quand même en niquant la peinture du parechoc de la
bagnole, as-tu remarqué que tu ne voyais même plus les gens autour à ce moment,
tu es dans ton univers galère laissez moi tranquille je kiffe la situation oh
oui fais moi mal, ils te regardent tous, tu reposes la planche sur le caddie, tu fermes
la bagnole et tu retournes au Leroy Merluche, mais pour rentrer il te faut ton
ticket de caisse, le même que t’as oublié dans ta bagnole dans ton sac, et la
youpie pluie applaudie ta connerie quand elle te voit refaire des trajectoires insensées
avec ce putain de caddie inconduisible, et c’est reparti, tu as le caddie, la
planche et le ticket de caisse, là c’est bon, tout roule, le panneau est
découpé et tu retournes à ta bagnole, la youpie pluie n’est plus là, eh oui, tu
ouvres le coffre et tu bazardes ta planche découpée en espérant que tu ne te
sois pas planté dans les côtes parce que tu n’avais pas ton petit cahier avec
les côtes dessus donc tu as essayé de te rappeler, tu vires le caddie sans
pièce et tu arrives sur l’autoroute en mode ayé ENFIN !!! Et là BIM !,
tu revois toute la scène de ton séjour
sur le parking, la planche, le coffre, le caddie….et putain tu as oublié la
soudure sur le caddie, sauf que tu es sur l’autoroute, déjà bien avancé dans
ton retour, alors là, tu exploses dans la bagnole, même le GPS n’a jamais pris
aussi cher en insultes et tu fais demi-tour à la prochaine sortie et tu pries,
tu te dis que tu as laissé le caddie tellement loin sur le parking que
personne, nan c’est pas possible, personne ne peut l’avoir pris, et tu arrives
sur le parking en version Starsky et Hutch et ….le caddie a disparu !!!!
ARGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH. Tu arrives dans ton 7ème sous-sol et
là tu embrasses les murs, le sol, oh merci toi tu es là, oh merci !!!
dimanche 23 octobre 2016
LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 4
La gueule dans les fleurs, tu y as cru toi ? J’ai une gueule à vivre
heureux tu crois ? A ton avis pourquoi je suis assis dans mon break au
milieu des flammes. Juste un choix pour la paix dans le monde. Dans tes
rêves. Je reviendrai avec deux flingues et je bastoserai dans la jungle.
J’ai eu le temps de réfléchir, j’ai envie d’être malheureux et tu vas
pas me faire chier à me balancer du bonheur à la sortie de la forêt
quand les flammes ne seront plus qu’un souvenir. Jamais, je ne peux pas
oublier ce qu’on m’a fait, ce qu’ils ont fait pour que je parte dans
cette forêt. Alors dans le triste j’ai abandonné ma vie dans les flammes
et j’essaie de retrouver ces putains de chanteurs et danseurs. La pente
est sévère mais mes jambes assez solides. Ils m’ont dit que les
chanteurs et danseurs picolaient dans le bar des anciens au centre de la
ville, les bâtards, c’est pas comme si c’était loin de la forêt. Je
marche dans les rues de cette ville, les clodos dorment sur leur carton,
les autres dans des hôtels de luxe. Je suis fatigué. Les loups rodent
et viennent de bouffer un clodo sans carton. Finalement sur cette
planète faut être un putain de fils de pute pour pas se faire bouffer.
La musique diffusée dans les haut-parleurs me fiche la chair de poule, à
mon avis le IIIème Reich diffusait la même dans les couloirs des camps.
En même temps cette musique s’accroche à mes doigts qui tentent de
m’arracher les cheveux, un ange. Je suis trop mort, la croix entre mes
phalanges glisse et se brise. Mon ange. Mon cœur est libre mais faut que
je trouve les chanteurs et danseurs. J’ai passé des idées entre les
barbelés, à la limite j’ai perdu un bout de tissu, mais pas l’envie
d’éteindre l’incendie. C’est quand même dur de voir aux fenêtres des
gens si heureux, ceux qui nous regardent, nous les clodos. Maman je suis
où ? Je pousse enfin la porte de ce bar, et oui il n’y a que des
anciens et les chanteurs et danseurs sont là. Enfin de la couleur !
Toutes les couleurs parlent avec les punks et les skins, un putain de
bar mon pote. Je ne sais pas si ils ont trop joué avec les couleurs mais
ça ressemble à la fête des peintres déjantés leur bar. Un chanteur
m’invite à sa table, le projet est grand. Il me dit qu’éteindre les
flammes ne sera pas pour demain, les rêves s’envolent et j’embarque mon
sac à dos et je pars sur ce chemin, mon bonnet péruvien sur le crâne, au
milieu des pierres. Le matin est brumeux mais le chanteur me montre du
doigt la montagne. Je commence à rêver de nouveau. Oh bien sûr le chemin
est accidenté encore, j’ai rencontré un gamin KKK mettre des coups de
latte dans les boucliers des flics, mais après quoi, maître de guerre
c’est juste un monde de fous. Créer une guerre juste pour voir les
femmes et les enfants courir au milieu de la route pour serrer fort dans
leurs bras leur papa mari chéri revenu vivant du combat. Faut-il que je
retourne dans la forêt ? Non je continue, des sourires en bitume,
pleurer sur un air de violon c’est dangereux en public, mais c’est un
rêve. On est à six mois de parler de couleur de peau alors j’ai crié.
Elle est si belle avec son costume d’apparat bleu, elle est si noire. Et
l’autre pendant ce temps qui se fait sucer par les éléphant domptés à
coups de pelle. Le chemin promet d’être long, oh putain. Brûler des
pneus, pisser et chier dans l’eau potable, mettre une cagoule et un
bandana, partir vers l’affrontement et tu vas me dire que tout va bien.
Tornade. Sur le chemin je vois une fille sans visage faire du skate dans
un skate park en forme de tête de mort, juste pour vivre, juste pour le
rêve, je ne sais pas si sa religion lui permet. Drôle de mot. Et juste
derrière, en tenue de camouflage, l’autre écrit sur son casque un mot
pour la mort « GUERRE TU M’AURAS PAS » . La montagne est encore loin on
dirait, le chanteur n’avait pas tout prévu. Jésus exécuté, quelle
merde, il est toujours au milieu des débats. J’ai mal aux pieds.
J’aimerai être mineur au fond de la terre sans lumière car franchement
je ne me vois pas pompier dans les tours jumelles. Des voix par milliers
sur le chemin, des réfugiés par millier, enfin surtout dans la télé.
Ils ne viendront pas dans la forêt c’est sûr, Hirosyrie mon amour. Tu
vois quoi toi quand tu vois tout ça ? Je vois des types qui pleurent et
quand je ferme les yeux ce sont les mêmes avec des ceintures explosives,
je ne dors plus depuis. Tu as déjà vu une fillette au milieu d’un
tremblement de terre, non, alors viens avec moi sur ce chemin. Tous ces
gens sont sur la route. Alors ne me demande pas de compatir, je suis
dans la galère. J’étais beau quand j’étais gamin, avec ma baguette de
pain, en courant dans les rues de mon village. Et là BOUM fin de
l’histoire, une bombe des flammes et là je cours tout vieux avec mon
fils dans mes bras et un jour il se posera devant ma tombe et dira : »et
ils sont où les chanteurs et danseurs hein papa ? ». Et mais
franchement je n’en peux plus, je marche je marche je marche et j’ai
perdu le chemin, si au moins tu avais un verre de vin à m’offrir. Juste
un cutter des veines. Merci c’est sympa. Pas maintenant, il y a ma fée,
belle et dangereuse, assise quelque part sur le chemin, certainement en
train de fumer de l’herbe. Il faut que je vieillisse vite très vite, les
dents qui tombent dans un sourire mais je ne souris plus. Allez je m’en
fous, je vais donner à boire aux koalas, ma vie ne sera que meilleure.
Bientôt la montagne. Je vais hypnotiser les tigres et jouer de la flûte
aux chats noirs. La vraie vie quoi. Je vais peut-être arrêter la partie
4, la dernière car maintenant tu sais qui je suis et où je vais. Et
avant de me tailler les veines avec ton cutter il faut que je vois, que
je t’aime, que je retrouve ma fée. Si jamais tu as fait le même chemin,
pourras-tu me dire si la forêt brûle encore ?
dimanche 9 octobre 2016
LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 3
Et on y va…guitare, chants, guitare, chants, pluie qui tombe, cajon en
bass party, saxo en fond d’apocalypse….. tube qui tombe, écho de mon
être dans le fond de l’eau. Seulement lui avec ses flammes, et ses
flammes toujours ses flammes, franchement je me suis saoulé tout seul.
Du feu encore du feu et de ces cendres renait…. J’ai envie d’oublier ça,
cette forêt, mes essuie-glaces fondus, les chanteurs et danseurs
sans eau. Car derrière tout ça il y a un jardin, celui que j’ai quitté
pour me réfugier dans cette forêt, aux pieds des arbres, les tenir entre
mes bras, respirer la vie., ce jardin sublimé par ma fée avec des
couleurs irréelles, des lumières de partout, multicolores et moi je
buvais tout ça chaque jour, il suffisait qu’elle ouvre les yeux pour y
voir déjà le plus beau de tous les bleus. Faut que je te raconte les
bleus, les pourpres, les étoiles jaunes improbables posées au milieu
d’un rouge intense. Comment tout cela est-il possible ? D’une bulle vert
tendre, sentir la terre, jouer comme un enfant, il y a un drap
magnifique à étendre, une explosion. L’assez t’intrigue et pourtant des
centaines, des milliers d’explosions juste pour étendre les draps qui
tournent ton cœur vers l’horizon dans un rouge de la terre. Putain mais
quel voyage, thym, gerbera, tulipe, ciboulette, assez, assez, assez, à
travers cette jungle de tulipes, assez, assez, assez, j’ai l’impression
que j’ai perdu mon chemin. J’entends encore le bruit de ces chaînes,
d’un pas décidé je voulais atteindre le fond du jardin en quelques
secondes, il m’a fallu des heures, trop de couleurs à explorer, trop de
pétales à respirer, trop de roulades dans l’herbe humide et douce,
jusqu’à ce que j’entende la foudre tomber : » putain mais t’es
complétement con ou quoi, si jamais ton jean est tâché je te jure que ça
va chier !!! » Des heures pour atteindre le fond du jardin, de toute
façon je me casse la gueule tout le temps, c’est comme ça. Je mets ma
tronche dans un pavot, commence à me demander comment ça se fume mais
tout devient flou, c’est pas comme ça qu’il faut faire hein c’est ça
?!!! Faut pas bouffer toutes les fleurs, et pourquoi hein dis ?!!!!
Alors comme je n’ai pas l’habitude d’écrire de belles histoires, je ne
sais plus sourire non plus. Garder le meilleur à l’extérieur, et pourrir
l’intérieur, juste pour m’énerver, et aussi pour bouffer la fleur d’un
dahlia, j’ai failli mourir ce jour-là, c’était lui ou moi… Pas d’avenir
dans le meilleur, quand c’est beau on me tape dessus, quand je suis
émerveillé on me crève les yeux, alors autant retourner dans ma forêt en
flammes, ici même le diable hésite à venir boire l’apéro. J’ai ouvert
la porte de mon break, je me suis assis derrière le volant, j’ai fermé
la porte, putain les essuie-glaces sont définitivement collés et fondus,
la radio ne fonctionne toujours pas, dans le rétro je vois repasser les
chanteurs et danseurs dans leur remorque….
samedi 8 octobre 2016
LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 2
Dans la nuit les flammes sont d’un putain de rouge … Dans mes rêves
je ne vois que de la nuit, les autres sont déjà tellement morts, dans
leurs rêves ils ne voient que des bagnoles de luxe et des femmes avec
des seins en plastique. Je leur rappelle juste que le plastique ne
tiendra pas dans les flammes. Ça fait bizarre de ne plus avoir de
limites mais il paraît qu’il faut noter dès les premières minutes après
ton réveil les rêves que tu fais, ouai sauf que je n’ai pas encore
dormi… Au fait il reste combien d’arbre à brûler ? Les chanteurs et
danseurs viennent de repasser dans l’autre sens et j’ai toujours mes
essuie-glaces qui fondent. D’un coup j’ai vu ce loup courir au son des
cloches de l’église, celles qui te rappellent les heures qu’il te reste
avant de finir en hamburger battu à mort à coups de pelle dans la
gueule, les pattes ficelées à un crochet. La douleur est insoutenable et
l’espoir s’évanouit. Végan es-tu avec moi ? Je ne bois plus que de la
soupe les dents fracassées à force de tomber et aussi je vomi. De toute
façon j’ai encore filé mon gouter à des clodos, l’amitié entre les
flammes, j’ai au moins sauvé la brioche. Histoire de fuir un peu les
flammes, ma fée et moi on s’est tapé le délire de grimper droit devant
cette montagne verte, le soleil en pleine gueule et jamais on a pensé
pendant l’ascension qu’il fallait un jour redescendre à l’étage du
diable. Il faut que l’on s’adapte aux flammes, au feu, personne ne
viendra l’éteindre, les chanteurs et danseurs n’ont fait que repasser en
chantant dans les remorques. Il y a encore des feuilles vertes au
milieu de la forêt, j’ai vu un type enterrer ce qui ressemble à des
bouts de cadavres, dans un claquement d’ailes je me suis envolé et j’ai
survolé ce sale type, j’ai craché des flammes et je l’ai cramé, mais je
suis encore monté trop haut, toujours trop haut. Combien de psy
faudra-t-il tuer encore ? Le vent s’est levé et a éteint mon joint, ma
jeunesse, mon envie de vivre, il attise les flammes. Je sais qu’au loin
la mer remonte des enfants morts sur la plage, ballotés par les vagues,
mais je suis dans la forêt et ça ne me fait rien et en plus je ne vois
pas la plage d’où je suis. Je suis l’ami de Jésus mais il pue le moisi
l’enfoiré, ça fait si longtemps maintenant. Le flippe quand j’ai vu ma
gueule dans le reflet de cet alcool gisant dans mon verre, je l’ai jeté
contre le miroir, c’est pas malin, je n’ai plus de verre et plus de
miroir et plus d’alcool. La mort s’acharne et chasse sur mon terrain,
une vraie pute à 5 euros. Les braises qui crépitent n’ont même pas de
basses, tu parles d’un son de merde. La radio ne fonctionne plus,
l’antenne a fondu aussi et je ferme ma gueule. Mon chien en a perdu son
os. Ça sent le napalm non ? Tout ira bien, ne regarde pas la lumière, ce
ne sont que des flammes, mais ils sont passés où ces chanteurs et
danseurs ?
Partie 3 à suivre…. Faudra ensuite s’en aller…
jeudi 6 octobre 2016
LES SACOCHES DE LA MOTOBECANE, ELLES ÉTAIENT EN CUIR NON ? PARTIE 1
Allez on y va…tout a commencé dans le chemin de cette forêt, garée
sur le côté le break faisait face aux flammes et ma fée n’avait pas
fermé le bouchon du réservoir de la tondeuse. Quand l’hélicoptère a
lâché son spermicide sur les flammes, je me suis rendu compte que je
n’étais pas en Pologne mais aussi que les balais d’essuie-glace étaient
fondus. Triste journée quand même. Et cette rencontre avec les démons
tu la vois comment ? J’avais les yeux grands ouverts quand j’ai vu
débouler les tracteurs avec des chanteurs et danseurs dans les
remorques, ils étaient venus éteindre le feu. Tu parles d’une merde.
Surtout que j’avais prévu de mourir demain. Enfin c’était mieux que
devant la télé, en plus la centrale de Cattenom commençait à grincer,
alors la télé tu penses. Du nucléaire dans tes veines ouai, et tu crois
vivre mieux ! Je n’aimerais pas être tes yeux, pour regarder toute cette
merde, heureusement que tu n’as pas de cerveau… Je préfère m’engloutir
dans mon 7ème sous-sol, au moins on y danse, on y chante, on y boit, on
y parle, on y pleure alors on y boit encore. Dehors cette grue géante
m’attend, elle m’a déjà bouffé mes intestins, du coup je ne sais pas
trop ce qu’elle veut encore. Les chanteurs et les danseurs sont passés
et pourtant ça brûle encore. Je sortirai bien pour bouffer ma glace, pas
le temps, pas le temps, pas le temps. Mon pote a préféré me laisser
seul dans la fumée, se jetant sous un TER, je me demande encore à quoi
ressemble mon pote une fois le TER passé. Déchiqueté ? Juste cassé ? Tu
étais comment dans ton cercueil ? Il est plutôt cool mon suicide, papa
va te coucher. Comment tuer des milliers de personnes ? Encore une
putain de journée les tripes à l’air, à jouer avec le feu, ça m’a niqué
mes essuie-glaces quand même. Enlève moi du réel, tu crois que je me
drogue, tu crois que je me drogue, tu as perdu ce peu d’espoir de me
voir sourire aujourd’hui, ce ne sera plus jamais possible, je me suis
cassé la gueule dans cet escalier. Tout le monde dort et moi jamais,
j’ai réservé mon billet à bord de ce bus, alors il n’est pas question
que je dorme, je reste sur ce rocher à attendre. Fallait réserver. Les
fleurs sont brûlées sur le côté de la route, derrière la vitre je vois
ma fée pleurer, demain n’existera pas, je flirte avec les oiseaux sauf
qu’ils ont les ailes cramées. Réveille-toi !!! J’ai couru, je suis
toujours le premier, les genoux éclatés….PUTAIN RÉVEILLE TOI !!!! Ma fée
était au bord du lit, les larmes aux yeux et elle m’a dit : » Arrête
toi ici je t’en supplie ». Un ange passe et les feuilles n’existent même
plus dans les arbres, je crois que j’ai tué ce cancer en me tirant une
balle dans le bide. J’ai fermé les yeux et j’ai tiré. Seulement ça
n’existe pas, ça ne marche pas. Alors je continue de courir au milieu
des flammes et il pleut maintenant, Dieu a entendu le cri des oiseaux
aux ailes brûlées. Il faut que je me calme, que je dorme, que je mange
aussi mais tout ce bordel sort encore et encore par mes yeux en larmes
de sang. Aujourd’hui j’ai pris un marteau, j’ai posé ma main sur cet
étau, seul dans mon 7ème sous-sol, j’avais envie d’entendre juste le
bruit des os. J’ai frappé, j’ai frappé, j’ai frappé et je crois que je
me suis endormi. Ma fée m’a réveillé par des cris de panique, je crois
que je suis encore vivant, alors je retourne dans les flammes, encore.
Je tombe au milieu de la route, la petite vieille me guette derrière ses
rideaux, elle adore quand je me casse la gueule dans la rue,
complétement saoul, et elle me gueule dessus alors je cours comme un
taré jusqu’à sa fenêtre en hurlant Jésus Christ viendra te chercher,
Jésus Christ viendra te chercher et il me ressemblera. Respire, respire,
respire. C’est la nuit, et je suis encore là, enfin… je pense que c’est
moi…. HA HA HA….
Partie 2 à suivre…bah ouai j’suis pas une machine non plus oh !!!
mardi 20 septembre 2016
APRES LA LIGNE CE SONT LES FLAMMES
Alors qui aura assez de couilles pour m’enfermer ? Pas ma fée elle n’a
pas de couilles pas même un zizi. Quand est-ce que quelqu’un se décidera
donc de me faire du bien en me déclarant médicalement malade à enfermer
dans un asile au milieu d’autres fous. Combien de temps dois-je encore
souffrir avant de pouvoir enfin lâcher prise dans une chambre
capitonnée, laisser enfin la place à ma folie dévastatrice, pouvoir
enfin crier sans passer pour un dingue, pouvoir me mordre au sang pour me libérer. Me donnera-t-on la possibilité d’être un lâche ?
Quand moi je vois des bombes tomber sur le sol pour déchiqueter des enfants apeurés, toi tu ramasses ces pommes tombées du pommier pour en faire une succulente compote pour le goûter.
Quand je hurle après tous ces individus excités, affamés et agglutinés sur une seule planète, toi tu prends des photos magnifiques des papillons multicolores se restaurant sur une seule fleur de mon buddleia.
Combien de temps alors ? Combien dis-moi !
Quand je tombe dans le noir sans jamais atterrir dans une peur panique qu’il n’y ait jamais de Terre pour m’écraser, toi tu t’allonges et tu fermes les yeux sur mon lit pour partir dans un conte de fée.
Quand le matin je reste accroché à ce rocher acéré le corps mutilé et en sang la douleur perforée sur mon visage fatigué, toi tu te promènes nue habillée d’une peau si douce dans la maison en jetant des pétales de sourire au miroir.
Quand je meurs étouffé d’essayer de respirer à peine la porte de la maison franchie, toi tu chantonnes une chanson d’amour sur un air de reggae en libérant l’oxygène nécessaire à toutes les fleurs du jardin.
Qui va se décider hein ? Alors dis-moi !
Quand je cours les pieds déchiquetés de peur de ne pas avoir assez de temps à peine parti pour franchir cette montagne, toi tu sautes dans les fossés pour cueillir les petites fleurs et tu cliquetonnes tes chaussures légères sur le sol en jouant à une marelle improvisée en jetant les fleurs sur le ciel juste après le 8.
Alors vois-tu, je pense que là où tu vois une pièce vide, noire, déprimante, angoissante où je vais mourir, moi je suis dans une forêt d’arbres multicolores laissant passer le soleil assez pour me réchauffer et m’apaiser, là où tu vois le sol froid carrelé de cette chambre sans lit sans matelas, moi je cours nu sur l’herbe verte encore humide de la rosée, là où tu vois une cellule fermée pour l’éternité, moi je suis enfin libre.
Alors écoute moi, sois forte, sois celle qui me sauvera…
Quand moi je vois des bombes tomber sur le sol pour déchiqueter des enfants apeurés, toi tu ramasses ces pommes tombées du pommier pour en faire une succulente compote pour le goûter.
Quand je hurle après tous ces individus excités, affamés et agglutinés sur une seule planète, toi tu prends des photos magnifiques des papillons multicolores se restaurant sur une seule fleur de mon buddleia.
Combien de temps alors ? Combien dis-moi !
Quand je tombe dans le noir sans jamais atterrir dans une peur panique qu’il n’y ait jamais de Terre pour m’écraser, toi tu t’allonges et tu fermes les yeux sur mon lit pour partir dans un conte de fée.
Quand le matin je reste accroché à ce rocher acéré le corps mutilé et en sang la douleur perforée sur mon visage fatigué, toi tu te promènes nue habillée d’une peau si douce dans la maison en jetant des pétales de sourire au miroir.
Quand je meurs étouffé d’essayer de respirer à peine la porte de la maison franchie, toi tu chantonnes une chanson d’amour sur un air de reggae en libérant l’oxygène nécessaire à toutes les fleurs du jardin.
Qui va se décider hein ? Alors dis-moi !
Quand je cours les pieds déchiquetés de peur de ne pas avoir assez de temps à peine parti pour franchir cette montagne, toi tu sautes dans les fossés pour cueillir les petites fleurs et tu cliquetonnes tes chaussures légères sur le sol en jouant à une marelle improvisée en jetant les fleurs sur le ciel juste après le 8.
Alors vois-tu, je pense que là où tu vois une pièce vide, noire, déprimante, angoissante où je vais mourir, moi je suis dans une forêt d’arbres multicolores laissant passer le soleil assez pour me réchauffer et m’apaiser, là où tu vois le sol froid carrelé de cette chambre sans lit sans matelas, moi je cours nu sur l’herbe verte encore humide de la rosée, là où tu vois une cellule fermée pour l’éternité, moi je suis enfin libre.
Alors écoute moi, sois forte, sois celle qui me sauvera…
UN CANCER DANS UN TAILLE CRAYON
J'ignore ce que le monde fait, moi je le fais. Avant hier la populace se
scandalisait devant un steak haché de vache folle, du coup la populace a
sauté dans des océans de 3 m² un harpon entre les dents et a boudé les
meus, hier encore la même populace recrachait les arêtes par le cul et
refusait dans le même temps de s'étouffer avec du saumon gavé aux
antibios et a boudé les repas traditionnels de Noël, la populace s'est
retrouvée au cinquième étage d'un potager vertical en plein
centre ville permaculturé par les gaz d'échappement, mais la populace
avait enfin trouvé les douceurs de la terre dans son assiette et a
commencé à grignoter les écorces des arbres comme des castors juniors.
Ce matin la populace bien déterminée à en finir avec les orgies d’un
autre temps, avec la barbarie digne d’un film d’horreur, a petit-déjeuné
avec un bol de vitamine B12 et surtout pas de lait, à midi la populace a
recraché des paillettes dorées avec en prime des OGM dans ses vitamines
B12. La boucle est presque bouclée, la populace se demande ce qu’elle
ne mangera pas ce soir, et aussi demain, sauf moi. Alors je serai le
seul survivant cancéreux complètement barbouillé d’avoir bouffé autant
de saloperies dénoncées par mass médias, peut-être un peu honteux
d’avoir mangé tout seul alors que je voulais manger avec mes copains
copines, même que du coup j’aurai rien piqué dans leur assiette et eux
non plus. Alors moi je veux revoir les sourires, les oh c’est vachement
bon, les oh tiens tu veux gouter ça, et même que si nous n’avons pas la
même chose dans nos assiettes, au moins on aura le sourire et on se
rappellera de mon grand-père qui me disait « regarde donc dans ton
assiette ». Continuons à vivre ensemble, soyons nous, soyons simples,
écoutons nous, refusons de les croire et retrouvons nous autour de
bonnes tables comme avant, quitte à racheter des casseroles pour
préparer tous les repas différents, car là j’ai l’impression que ce qui
va nous tuer, ce ne sera pas la bouffe …
mercredi 14 septembre 2016
LES ARETES DANS TON CUL
Étrange été, sur le sable abandonné...laisse tomber....plein été,
vacances, et ce putain de réveil qui s'appelle papa qui déboule dans le
camping, c'est l'heure d'aller au marché, dans le sud, au bord de la
mer, la tête dans le cul nous voila mon frère, ma mère, mon père et moi
le frère de mon frère dans un road trip il faut faire les marchés du
sud. L'estomac rempli d'une croûte de pain ramollie par l'air humide
d'un camping de merde, je tiens la main
de ma mère et on marche, on marche, on marche, pourquoi payer un parking
près du marché alors que l'on peut marcher des kilomètres et des
kilomètres en se garant dans la ville d'à coté, franchement. Surtout que
je ne suis pas en sandalettes en plastiques transparentes même pas ils
les vendent au Emmaüs. Et las, nous passons devant une poissonnerie et
cette poissonnière avec des bras plus gros que ses thons morts posés sur
de la glace pilée, les yeux noirs, beuglant juste au moment où l'on
passe devant son bordel puant, quand sursautant pété par la trouille je
me cramponnais à la jupe de ma mère, aussi terrorisée que moi. Mais nous
n'étions pas là pour le poisson apparemment et nous filions en
remontant la rue. Mais n’empêche que je regardais derrière moi toutes
les dix secondes pour voir si la poissonnière ne me suivait pas. "IL
EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" J'ai eu trop peur ! Jamais je ne suis
allé dans une poissonnerie depuis, JAMAIS !!! Et là, je vais tranquilou
au courrier, 40 ans plus tard et bimmm dans la boîte aux lettres, la pub
du Match, pour le poisson, la poissonnière...mais aux yeux bleus, aux
bras si fins, et ce visage si tendre...Oh Jésus tu m'aimes donc
encore...je file au Match, les roues du caddie me disent "ça va trop
vite arrêtes tes conneries" et j'arrive dans un crissement de
sandalettes (pas les mêmes) devant la poissonnerie, les joues rougies
par la connerie d'avoir couru mais aussi par la timidité, faut prendre
un ticket, et j'attends le sourire aux lèvres, épanoui, mon tour.
"QUARANTE NEUF !!!!!! IL EST OU LE QUARANTE NEUF !!!!!! QUARAAAANTTEEEE
NEUFFFFF !!!!!!!"
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, c'est elle, elle est encore vivante "IL EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" Oh putain !!!!!! Maman ! Maman tu es où ? MAMMMAAAANNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, c'est elle, elle est encore vivante "IL EST BON MON POISSON ALLEZ ALLEZ" Oh putain !!!!!! Maman ! Maman tu es où ? MAMMMAAAANNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!
DEVAQUET AU PIQUET - DEVAQUET AU PIQUET
oula vite polémique fuyons...j'aurai bien détruit deux trois connards
sur la toile, putain ça démange....pourquoi je me suis lancé ce défi de
merde de ne plus répondre aux cons, c'est dingue cette addiction de
merde. C'était quand même mieux quand Devaquet a pondu sa loi de merde
et que je pouvais descendre dans les rues et me faire tabasser la gueule
par les Pasqua's angels. Et dans le même temps débattre sur mes
convictions au café du point central,
avec des vrais humains, au pire on se prenait une claque dans la gueule
mais au moins la rage passait. Mais là avec toutes ces petites putes
virtuelles, j'ai trop de colère et trop de rage sans pouvoir toucher du
doigt une petite merde de révolutionnaire en couche culotte. Bon faut
que je me calme, je vais aller couper du bois, c'est important de couper
du bois, surtout que la guerre arrive, en plus je n'ai que des
radiateurs électriques, c'est juste pour me calmer....vas-y fais péter
la tronçonneuse bordel !!!!
jeudi 8 septembre 2016
BLACK ZOMBIE
TADIIIIIINNNNN
Faut pas faire chier Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Allez, après celui-là je vous jure j’en ai fini de ces textes qui m’explosent le cerveau, de l’alcool qui me défoncent les veines, j’ai bien compris que je ne peux plus écrire ce que je ressens, de ce que je pense des humains noirs blancs jaunes gris, de la race humaine. En fait j’en ai franchement ras le cul de me relire dix fois pour ne pas choquer les homosexuels, les noirs, les chrétiens, les juifs, les rebeus, les gauchos. Alors tu vas me dire qu’ils ont gagné. Ouai un peu, tout le monde n’a pas la tune de Charlie ! Payer un procès pour avoir dit que cet enculé de (vais pas le dire c’est censuré par les bobos de gauche, tu sais ceux qui sont descendus dans la rue pour la liberté d’expression, pour le partage, etc) m’énerve profondément, ça ne m’intéresse pas. La science des journalistes sodomisés par l’Etat d’urgence, pinés par l’absence de volonté de nous informer sans masturber le nez de Pinocchio, bah cette merde là c’est fini, je te la laisse, débrouille toi avec, moi j’ai plus faim. Les conflits dactylographiés sur du A4 et en roulement d’une dictature sur les prompteurs ont souvent excité mon crayon HB pour faire saigner mon cahier 17x22 mais c’est terminé, je ne vais plus rien publier là-dessus. Maintenant je vais attendre tranquillement la prochaine guerre qui va tous nous exterminer dans moins d’un an, je vais écrire pendant ce temps qu’il me reste des poèmes à ma maman, je vais écrire des textes sur mes amis les animaux, sur les plantes, sur les forêts mystérieuses, de temps en temps sur des concerts, sur la médecine que je pratique, mais c’est terminé pour les cons, ils ne méritent franchement pas d’user mon HB. Bon je ne dis pas que je ne vais pas les massacrer de temps en temps sur mon cahier 17x22, il faut éjaculer la pression pour éviter le cancer des neurones, j’en ai assez d’un, mais ça restera dans ma tombe. Au pire j’irai crier dans la forêt et discuter avec les écureuils.
Tout cela dit, je vais quand même te chier le dernier pour la route, puisque je n’ai plus le droit d’écrire que Mickey est adepte du sadomasochisme, je vais te réciter ce qui me fait picoler plus que raison. Mickey et Minnie, tu veux la suite ? Nan Disney va m’assigner à résidence laisse tomber.
Tu sais le burkini qui affole les médias, enfin j’ai pu abandonner la page 143 du catalogue de La Redoute et me branler sur H&M depuis cette histoire, j’ai lancé un nonos aux chien-chiens en disant que c’était de la provocation, genre en interdisant le burkini sur les plages les ventes de ce maillot de bain multi-pièces se sont envolées, il n’y a pas un truc qui te dérange ? C’est comme si tu interdis les voitures diesel à Paris et que tous les parisiens achètent une voiture diesel dans la foulée. Provocation ? Nannnn répondent les bobos parisiens, en même temps y a pas de plages à Paris. En plus qu’est-ce que je m’en branle que ces femmes soumises crèvent de chaud en dessous de leur tenue de combat, et puis pourquoi elles n’auraient pas le droit de se baigner dans la mer et brûler ensuite avec le sel qui macère dans leur raie du cul ? C’est pas pire que les autres qui mettent leur bébé dans l’eau avec une couche remplie de merde. C’est la provocation qui est autour qui me gonfle, genre je suis habillée comme ça et je t’emmerde pourquoi tu me regardes comme ça sale chien de français. Pas de bol avec moi je ne mâte que les nanas en string avec des fesses d’enfer… Dès que je me défoule sur le sujet, je me fais défoncer par les fameux gauchos tolérants.
Tout comme je me fais bouffer la gueule par ces petits merdeux qui jouent de la guitare sèche entre deux heures de cours à la Sorbonne pour devenir chômeur avec un revenu universel parce que je dis que je n’irai jamais à un rassemblement de nuit debout. Je me rappelle de leur fameuse tolérance à ces bouffons en herbe. Leur père se tapait la bite sur un arbre au bois de Boulogne pendant que je taffais déjà, alors cette loi du travail dont je ne connais absolument rien si ce n’est les connards qui me bloquent la route un matin de juin, je m’en branle, franchement je m’en tape les couilles, tu te souviens du 49.3 ? Alors bouffe ta soupe place de la répu et ne viens pas me faire chier. Mon patron ça fait longtemps qu’il a bazardé ses menottes et qu’il fait ce qu’il veut avec ses employés. Je serre le cul depuis bien plus longtemps que toi tu te fais enculer petit bobo. Alors non je ne dirai plus rien sur ces nuits d’absurdité collective, j’ai d’autre chose à faire de plus important désolé, y a la nouvelle saison de Narcos. Mais contrairement à toi je suis tolérant (sauf si tu te mets devant la marijuanas break pour m’empêcher de passer, là tu risques vraiment ta vie crois-moi) je comprends ton action, je comprends que tu veux exister, que tu veux te battre et je trouve cela noble, mais tu es un facho gaucho et te ne m’écoutes pas. Tu sais j’aime bien les ânes mais seulement ceux avec des grandes oreilles toutes douces, pas ceux qui se mettent la carotte dans le cul pour reculer.
Et quand je sens que le conspirationisme de ce monde est la plus grande puissance, je prends des caillasses sur le crâne et ils veulent me jeter dans un asile. Bah tant mieux, vivement l’été prochain bordel. Ce sont toujours les mêmes d’ailleurs. On retrouve le scout de sarko mais pas mon portefeuille alors que je montre la porte d’entrée de mon voleur. 2000 militaires armés comme dans 24 heures chrono contre 20 fichiers S brodés sur leur casquette à l’envers (proportionnalité bien entendu) n’arrivent pas à les exterminer. Jack Bauer serait-il un objet de la science-fiction ? Je ne comprends pas !
J’ai pris un coup de boule quand j’ai dit que les « arabes » parlent fort et que les « français » sont trop sourds et trop cons pour les entendre. Mais ça dérange qui franchement que les « arabes » parlent fort ? J’ai 47 ans et autant passés avec des «arabes », j’ai sûrement plus de potes « bronzés » que de « blancs ». Mais j’en prends plein la gueule quand je dis que les casquettes à l’envers commencent à me chauffer quand ils m’agressent dans le bus et que je vais en fumer un entre mes doigts dans peu de temps. Les connards que j’ai comme voisins sont « blancs » et j’ai envie de les torturer aussi tu sais. Il fût un temps quand j’étais minot où avec mon père, toujours en costard cravate, nous allions au café des arabes (c’est comme cela qu’on l’appelait) place du marché à Nancy. Jamais de conflits, jamais de regards de travers, t’as déjà vu mon père avec sa gueule de gitan embrasser un bougnoule ? Non ? Moi si, alors va te faire foutre quand tu me traites de facho, parce que le jour où je vais devenir vraiment un facho va falloir te sauver loin et vite petit gaucho car Hitler à côté de moi c’était un prof de maternelle.
J’ai un snipper qui me pointe au laser quand je dis que je ne vais certainement pas ouvrir mes portes aux migrants. Je pense déjà à l’avenir de mon fils, qu’est-ce que tu veux que je pense aux autres franchement. Alors je suis encore un vilain, mais qu’est-ce que tu fais toi ? Tu construis des zones de prisons pour les accueillir et ensuite tu les laisses là à s’énerver dans 3 mètres carrés dans la boue. Et c’est moi le vilain ? Mais laisse les partir, laisse les aller nager dans l’eau glacée, ils ne veulent pas rester chez nous, alors laisse les partir d’ici et fous leur la paix bordel. Imagine-toi quand l’EI envahira ta ville dans quelques mois, où vas-tu aller ? Que vas-tu faire ? Tu aimerais rester sur un matelas sous un pont en Angleterre ou ailleurs pendant des mois parce que tu as fuit ton pays? Non alors ne me casse pas les couilles ok. C’est un gouvernement de tortionnaires qui occupe l’Elisée ! Est-ce qu’on écoute les gens dans ce pays ? Les migrants cassez-vous les gauchos veulent vous exploiter. Bah ça fait bien d’avoir un syrien dans sa salle à manger en train de nettoyer ta merde qui dégouline entre ton sillon fessier devant la nouvelle star. C’est humanitaire. Migrants barrez-vous !
Et quand je dis que le revenu universel ne fonctionnera jamais dans notre pays d’assistés c’est un char qui rentre dans mon salon et qui cherche dans un bruit infernal à viser mes doigts qui courent sur le clavier azerty. Tu sais ça me fait penser un peu à la taxe sur les boissons trop sucrées (coca cola a déjà envoyé un missile nucléaire sur la France) pour obliger les cas sociaux à ne plus consommer ces produits dangereux à la santé dès le ptit déj en espérant que ce soit trop cher pour leur RSA et dans le même temps refiler cette même taxe aux mêmes cas sociaux pour élever leur pouvoir d’achat. Je ne sais pas si ce n’est pas moi qui deviens fou.
Alors c’est fini tout ça, c’était le dernier coup de gueule parce que je suis fatigué mais j’en ai encore plein la tronche à baver sur le cahier 17x22. Mais j’ai aussi mon bouquin à finir, j’ai aussi des projets plein la tête (comment mourir, comment se pendre, comment ne plus pleurer). Je vais aussi me coucher plus souvent dans l’herbe, au pied des arbres, au milieu d’un champ de neige, écouter le silence. Je vais aussi monter mon groupe de rock. Je vais aussi reprendre le contact avec les écureuils qui me chouravent mes pignons de pin histoire que l’on partage un peu bande d’enfoirés d’écureuils. Je suis entre l’euphorie de retrouver un semblant de liberté et la trouille inconsciente de me faire bouffer par ces enculés d’humains.
Bon allez, à bientôt j’espère, du moins si je ne me suis pas empoisonné ou si un camion radio-piloté ne nous a pas shooté ma bécane et moi à une intersection….
Faut pas faire chier Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Allez, après celui-là je vous jure j’en ai fini de ces textes qui m’explosent le cerveau, de l’alcool qui me défoncent les veines, j’ai bien compris que je ne peux plus écrire ce que je ressens, de ce que je pense des humains noirs blancs jaunes gris, de la race humaine. En fait j’en ai franchement ras le cul de me relire dix fois pour ne pas choquer les homosexuels, les noirs, les chrétiens, les juifs, les rebeus, les gauchos. Alors tu vas me dire qu’ils ont gagné. Ouai un peu, tout le monde n’a pas la tune de Charlie ! Payer un procès pour avoir dit que cet enculé de (vais pas le dire c’est censuré par les bobos de gauche, tu sais ceux qui sont descendus dans la rue pour la liberté d’expression, pour le partage, etc) m’énerve profondément, ça ne m’intéresse pas. La science des journalistes sodomisés par l’Etat d’urgence, pinés par l’absence de volonté de nous informer sans masturber le nez de Pinocchio, bah cette merde là c’est fini, je te la laisse, débrouille toi avec, moi j’ai plus faim. Les conflits dactylographiés sur du A4 et en roulement d’une dictature sur les prompteurs ont souvent excité mon crayon HB pour faire saigner mon cahier 17x22 mais c’est terminé, je ne vais plus rien publier là-dessus. Maintenant je vais attendre tranquillement la prochaine guerre qui va tous nous exterminer dans moins d’un an, je vais écrire pendant ce temps qu’il me reste des poèmes à ma maman, je vais écrire des textes sur mes amis les animaux, sur les plantes, sur les forêts mystérieuses, de temps en temps sur des concerts, sur la médecine que je pratique, mais c’est terminé pour les cons, ils ne méritent franchement pas d’user mon HB. Bon je ne dis pas que je ne vais pas les massacrer de temps en temps sur mon cahier 17x22, il faut éjaculer la pression pour éviter le cancer des neurones, j’en ai assez d’un, mais ça restera dans ma tombe. Au pire j’irai crier dans la forêt et discuter avec les écureuils.
Tout cela dit, je vais quand même te chier le dernier pour la route, puisque je n’ai plus le droit d’écrire que Mickey est adepte du sadomasochisme, je vais te réciter ce qui me fait picoler plus que raison. Mickey et Minnie, tu veux la suite ? Nan Disney va m’assigner à résidence laisse tomber.
Tu sais le burkini qui affole les médias, enfin j’ai pu abandonner la page 143 du catalogue de La Redoute et me branler sur H&M depuis cette histoire, j’ai lancé un nonos aux chien-chiens en disant que c’était de la provocation, genre en interdisant le burkini sur les plages les ventes de ce maillot de bain multi-pièces se sont envolées, il n’y a pas un truc qui te dérange ? C’est comme si tu interdis les voitures diesel à Paris et que tous les parisiens achètent une voiture diesel dans la foulée. Provocation ? Nannnn répondent les bobos parisiens, en même temps y a pas de plages à Paris. En plus qu’est-ce que je m’en branle que ces femmes soumises crèvent de chaud en dessous de leur tenue de combat, et puis pourquoi elles n’auraient pas le droit de se baigner dans la mer et brûler ensuite avec le sel qui macère dans leur raie du cul ? C’est pas pire que les autres qui mettent leur bébé dans l’eau avec une couche remplie de merde. C’est la provocation qui est autour qui me gonfle, genre je suis habillée comme ça et je t’emmerde pourquoi tu me regardes comme ça sale chien de français. Pas de bol avec moi je ne mâte que les nanas en string avec des fesses d’enfer… Dès que je me défoule sur le sujet, je me fais défoncer par les fameux gauchos tolérants.
Tout comme je me fais bouffer la gueule par ces petits merdeux qui jouent de la guitare sèche entre deux heures de cours à la Sorbonne pour devenir chômeur avec un revenu universel parce que je dis que je n’irai jamais à un rassemblement de nuit debout. Je me rappelle de leur fameuse tolérance à ces bouffons en herbe. Leur père se tapait la bite sur un arbre au bois de Boulogne pendant que je taffais déjà, alors cette loi du travail dont je ne connais absolument rien si ce n’est les connards qui me bloquent la route un matin de juin, je m’en branle, franchement je m’en tape les couilles, tu te souviens du 49.3 ? Alors bouffe ta soupe place de la répu et ne viens pas me faire chier. Mon patron ça fait longtemps qu’il a bazardé ses menottes et qu’il fait ce qu’il veut avec ses employés. Je serre le cul depuis bien plus longtemps que toi tu te fais enculer petit bobo. Alors non je ne dirai plus rien sur ces nuits d’absurdité collective, j’ai d’autre chose à faire de plus important désolé, y a la nouvelle saison de Narcos. Mais contrairement à toi je suis tolérant (sauf si tu te mets devant la marijuanas break pour m’empêcher de passer, là tu risques vraiment ta vie crois-moi) je comprends ton action, je comprends que tu veux exister, que tu veux te battre et je trouve cela noble, mais tu es un facho gaucho et te ne m’écoutes pas. Tu sais j’aime bien les ânes mais seulement ceux avec des grandes oreilles toutes douces, pas ceux qui se mettent la carotte dans le cul pour reculer.
Et quand je sens que le conspirationisme de ce monde est la plus grande puissance, je prends des caillasses sur le crâne et ils veulent me jeter dans un asile. Bah tant mieux, vivement l’été prochain bordel. Ce sont toujours les mêmes d’ailleurs. On retrouve le scout de sarko mais pas mon portefeuille alors que je montre la porte d’entrée de mon voleur. 2000 militaires armés comme dans 24 heures chrono contre 20 fichiers S brodés sur leur casquette à l’envers (proportionnalité bien entendu) n’arrivent pas à les exterminer. Jack Bauer serait-il un objet de la science-fiction ? Je ne comprends pas !
J’ai pris un coup de boule quand j’ai dit que les « arabes » parlent fort et que les « français » sont trop sourds et trop cons pour les entendre. Mais ça dérange qui franchement que les « arabes » parlent fort ? J’ai 47 ans et autant passés avec des «arabes », j’ai sûrement plus de potes « bronzés » que de « blancs ». Mais j’en prends plein la gueule quand je dis que les casquettes à l’envers commencent à me chauffer quand ils m’agressent dans le bus et que je vais en fumer un entre mes doigts dans peu de temps. Les connards que j’ai comme voisins sont « blancs » et j’ai envie de les torturer aussi tu sais. Il fût un temps quand j’étais minot où avec mon père, toujours en costard cravate, nous allions au café des arabes (c’est comme cela qu’on l’appelait) place du marché à Nancy. Jamais de conflits, jamais de regards de travers, t’as déjà vu mon père avec sa gueule de gitan embrasser un bougnoule ? Non ? Moi si, alors va te faire foutre quand tu me traites de facho, parce que le jour où je vais devenir vraiment un facho va falloir te sauver loin et vite petit gaucho car Hitler à côté de moi c’était un prof de maternelle.
J’ai un snipper qui me pointe au laser quand je dis que je ne vais certainement pas ouvrir mes portes aux migrants. Je pense déjà à l’avenir de mon fils, qu’est-ce que tu veux que je pense aux autres franchement. Alors je suis encore un vilain, mais qu’est-ce que tu fais toi ? Tu construis des zones de prisons pour les accueillir et ensuite tu les laisses là à s’énerver dans 3 mètres carrés dans la boue. Et c’est moi le vilain ? Mais laisse les partir, laisse les aller nager dans l’eau glacée, ils ne veulent pas rester chez nous, alors laisse les partir d’ici et fous leur la paix bordel. Imagine-toi quand l’EI envahira ta ville dans quelques mois, où vas-tu aller ? Que vas-tu faire ? Tu aimerais rester sur un matelas sous un pont en Angleterre ou ailleurs pendant des mois parce que tu as fuit ton pays? Non alors ne me casse pas les couilles ok. C’est un gouvernement de tortionnaires qui occupe l’Elisée ! Est-ce qu’on écoute les gens dans ce pays ? Les migrants cassez-vous les gauchos veulent vous exploiter. Bah ça fait bien d’avoir un syrien dans sa salle à manger en train de nettoyer ta merde qui dégouline entre ton sillon fessier devant la nouvelle star. C’est humanitaire. Migrants barrez-vous !
Et quand je dis que le revenu universel ne fonctionnera jamais dans notre pays d’assistés c’est un char qui rentre dans mon salon et qui cherche dans un bruit infernal à viser mes doigts qui courent sur le clavier azerty. Tu sais ça me fait penser un peu à la taxe sur les boissons trop sucrées (coca cola a déjà envoyé un missile nucléaire sur la France) pour obliger les cas sociaux à ne plus consommer ces produits dangereux à la santé dès le ptit déj en espérant que ce soit trop cher pour leur RSA et dans le même temps refiler cette même taxe aux mêmes cas sociaux pour élever leur pouvoir d’achat. Je ne sais pas si ce n’est pas moi qui deviens fou.
Alors c’est fini tout ça, c’était le dernier coup de gueule parce que je suis fatigué mais j’en ai encore plein la tronche à baver sur le cahier 17x22. Mais j’ai aussi mon bouquin à finir, j’ai aussi des projets plein la tête (comment mourir, comment se pendre, comment ne plus pleurer). Je vais aussi me coucher plus souvent dans l’herbe, au pied des arbres, au milieu d’un champ de neige, écouter le silence. Je vais aussi monter mon groupe de rock. Je vais aussi reprendre le contact avec les écureuils qui me chouravent mes pignons de pin histoire que l’on partage un peu bande d’enfoirés d’écureuils. Je suis entre l’euphorie de retrouver un semblant de liberté et la trouille inconsciente de me faire bouffer par ces enculés d’humains.
Bon allez, à bientôt j’espère, du moins si je ne me suis pas empoisonné ou si un camion radio-piloté ne nous a pas shooté ma bécane et moi à une intersection….
vendredi 2 septembre 2016
LE CHOC DES MOTS LE CHOC DES PHOTOS
Je suis un ivrogne, laid et puant, pourtant je change de chaussettes
tous les jours. Dehors les balles chassent à tout va les
lance-roquettes sans y parvenir, un peu comme les gens qui croyaient
bien faire en balançant des noms à la Gestapo. Comme les gens de gauche
qui ferment les yeux quand on cogne un réfugié. Oui oui des gens de
gauche ! Moi je m'en fous, je me suis enfermé dans une matinée folle. Je
ne veux plus rien savoir. Mes artères vont bien, mon sexe va bien. Je fais
partie de ces gens bas de gamme, ceux qui travaillent comme des
connards, ceux qui ne vont pas dans les soirées d'été de nuits debout,
ah pardon ils n'étaient pas là cet été, autant pour moi, bah oui la
plage, le burkini, les seins nus, tiens on n'a pas parlé des autres en
slip, c'est trop hard sans déconner, les pervers, en slip quoi. Bref
nuit debout couchée sur le sable. Mais tu sais quoi, les bas de gamme en
ont marre qu'on les fasse chier. Ceci dit le fond de l'air est frais,
layiyohhh ! Bon finalement je n'écris pas pour des critiques littéraires
non plus, alors je suis dans l'écriture underground de tes pensées, si
si dis-le, tu kiffes. D'ailleurs si un jour un dingue voulait me
publier, ce serait le dimanche matin, pour les asiles tu vois, juste
avant de prier, parce que je suis un punk de la littérature, avec des
épingles à nourrice plantées dans les doigts, avec cette idée qu'il
n'existe pas d'écrivains, de vrais écrivains, littérature is dead . Tu
me vois franchement , le choc des mots, le choc ...laisse tomber, je
suis anarchique, incontrôlable, juste censuré par les bobos qui se
sucent la bite tout seul le matin, c'est qu'ils sont souples ces
enculés. Allez heureuse l'époque où je pouvais......
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