









Ils ont conquis l'espace, enfin le petit espace qui les sépare de leur bagnole de merde à la borne du grand resto réparatoire du je ne sais pas quoi faire à bouffer le lundi le mardi le mercredi le jeudi le vendredi et le samedi et le dimanche et le lundi et le mardi....et ils maitrisent l'informatique de la mal bouffe, un clic avec le doigt, cheese crado, clic avec le doigt gauche bam coulis chocolat bam clic du doigt droit éclats de nutella bam carte bleue bam bam sans ticket pour préserver la planète....ok bouffer de la merde mais avec le sourire au moins quoi bordel!!! Pas de sourires...que des chiards qui gueulent et des parents de chiards qui gueulent après leur chiard qui gueule. Comment je sais tout ça, parce que j'ai failli bouffer un mac crado un midi, on est passé devant et dans un délire d'ado qui vient de s'envoyer un sac de colle et une bière on s'est dit allezzzzz quoi....arffff j'ai fait demi-tour juste avant la porte quand j'ai vu tous ces cliqueurs de doigts sur les bornes cliquer pour des brisures de M&Ms sur un burger froid et des frites congelées. On a finit dans notre cuisine en mode panique à 12h45 mais wowwwww on va manger quoi et ça a finit avec un peu de pâtes avec une sauce tomate maison de la maison de ma tante trop dingue qui fait des coulis de tomates maison de chez maison quoi....What else....bah rien, on est parti juste après le repas devant une éclaircie de la tempête Ciaran avec le zimzim pour voir s'il pouvait faire caca avec un zef de 91 km/h sans dévier du cul...bah ouai il peut. Même pas la crotte s'est envolée, tempête de merde, même pas on a pu rigoler quoi. C'est marrant une crotte qui s'envole à peine chiée. Bon le truc drôle c'est que j'avais envie de pisser et j'ai un peu pissé sur le chien à cause du vent, mais bon on a moins rigolé après quand il est monté dans la bagnole...pouarkkk c'est quoi cette odeur....vas-y mets le chien par la fenètre du panzer on va pas survivre hein....va pas pourrir les sièges ce con de zimzim....Les feuilles qui volent, le trois feuilles qui vole aussi, le tabac au sol le zimzim qui le bouffe avec les boulettes et ohhhh une écluse, vache on a marché combien de temps là ?...Les mac donaldatiens le ventre bouffi de leur burger crado n'auront jamais vu ce spectacle vivant, des feuilles qui volent, des couleurs qui chantent, le calme malgré la tempête, un putain de bonheur... j'ai embrassé ma fée, j'ai embrassé le zimzim...powww c'est quoi cette odeur ah putain il pue la pisse de chat de moi...pfff. Mais oui, du bonheur plein les yeux, un vacarme d'enfer dans les arbres, pas même un piaf sorti du lit, mais des couleurs que je sais que les bouffeurs de mac donaldamerde n'auront pas vues. J'avais envie d'embrasser le nain qui péchait agenouillé au bord du canal, j'avais envie de ramasser toutes les branchouilles et les jeter en l'air comme un triso devant un match de foot féminin, j'avais envie de courir sans appeler le médecin des urgences pour une cheville cassée, j'avais envie de sauter dans l'eau, j'avais envie de baiser les escargots, j'avais envie quoi...Ma fée, les mains jointées devant son visage, m'a dit vas-y saute espèce de dingue...bah non en fait, euuuh l'autre elle est oufff elle. Trois ans, peut-être cinq au moment de courir dans un tas de feuilles tombées des arbres avec mon zimzim qui en a trois. Bref pas de VPN, pas de carte bancaire, pas de mais ferme ta gueule sale gosse et vas faire chier ta mère et laisse moi bouffer mon cradoburger avant que je te chope et que je te jette dans les boules multicolores, pas de sourires, pas de caca, juste un pipi qui a mal finit.....
Madloonflayed©2023-j'avais prévenu ma fée, laisse moi libre de faire ce que je ne veux pas faire, j'ai le mérite d'y être allé, au moins jusqu'au parking.


Dans mon monde, il y a des corps la tête à l'envers, des énervés et il y a moi dans les étoiles au niveau de la mer. A boire la tasse toutes les dix secondes mais j'ai souvent soif, ça passe. J'ai tout fait pour vivre au milieu de tous ces gens et j'ai perdu pied. Même mes parents ne connaissent pas ma tête, du moins ce qu'il y a dedans. J'ai rêvé souvent d'être devant le dernier des derniers, j'ai oublié que j'étais au milieu de la foule dans une vie construite sur une planche pourrie. J'aime bien quand je perds la tête, allez,encore une nuit à crier sans s'inscrire dans l'histoire. Et c'est pourtant la même histoire chaque soir, quand je referme la porte de la chambre. Je n'ai pas envie d'être triste, du moment que j'arrive à sortir la tête de l'eau, mais... le temps ne m'aide pas à penser, je pensais déjà être loin, au bord des ondes, des chansons, des textes, j'aimais croire. J'aimais m'assoir sur ce banc, au pied de la croix, juste à regarder la vie des autres. Et puis j'ai commencé à courir après les bagnoles en picolant de la gentiane, je n'en suis jamais revenu, les pieds niqués et le cerveau en décalage complet, j'ai couru trop vite. Plus de cent pages qui se sont envolées dans la moselle un jour de grand vent, ouai j'écrivais souvent dehors, au milieu de rien, j'oubliai alors que je m'éloignais du paradis quand je collais des trois feuilles, mais comment fait-on pour oublier toutes mes larmes. Ce soir je suis fatigué tu vois. Je ne sais plus pourquoi j'ai commencé à écrire, pour qui, pour quoi faire, peut-être pour que personne ne m'entende et à rêver de devenir l'autre. J'ai pas la classe. Tout cela ne m'empèchera pas d'écrire tout ce que je ne pensais pas. A aller toujours plus loin et à dénoncer qui je suis, celui qui fait le mur tous les soirs dans le dos de ma fée, un HB et une feuille vierge, le temps presse et je cours en dehors de moi-même, j'aimerai bien tout expliquer mais c'est impossible à déchiffrer. Ce n'est pas si simple de garder les pieds sur terre dans toutes ces rues quand tu sais que tu ne vas rien visiter et rien regarder. Mon corps est un mystère, je ne sais même pas comment il s'habitue à la douleur d'être moi-même. Je ne sais plus ce que je dis, d'ailleurs je n'ai rien dit. Existe-t-il un coin sur terre où l'on sait dire encore je t'aime ? Peu importe.
Madloonflayed©2023- à la mémoire de mon plus tard ! 
Je voudrais que tu m'expliques pourquoi j'aime bien la pluie, sans
contrôler les parts à pluie, car j'improvise à chaque fois quand je sors
sous la pluie, trop nu, trop froid, trop habillé, mais toujours sous la
pluie avec un sourire incontrôlé, à faire rire mes voisins calfeutrés
derrière leur fenêtre. Après je suis souvent défoncé ou bourré, fasciné par
ma capacité à être plus ou moins taré en ouvrant la bouche en grand pour
capter toutes les gouttes. Titubant et me vautrant dans la rue dans le
caniveau, toujours plus ou moins bourré, des fois jamais, juste moi-même,
toujours cinglé et pas plus ou moins. La rue m'appartient car il n'y a
personne sous la pluie, je vis libre dans ma tête. Que ce soit le mois de
juillet ou de novembre, peu importe le mois, tu ne seras jamais moi. Je
cours aussi vite que les cheveaux du pré d'à côté, au beau milieu
d'octobre, un brouillard rose comme horizon. Pas de limites, juste le bruit
des sabots qui tapent la terre et mon crâne qui heurte les barrières. J'ai
des sommeils agités au milieu. Combien de temps il te faudra pour me voir
et me comprendre, comment tu sauras quoi me dire dans ces moments là ?
Laisse moi tranquille c'est plus simple. Regarde moi juste courir sous la
pluie car rien ne vaut la pluie et mes genoux bousillés, mais c'est quoi
tout ce sang ? Je me vois toujours enfant les pieds mouillés mais heureux.
Les bons vieux jours et le temps passé. Plus ou moins bourré tous les
matins, allongé à me regarder vieux. Quand je suis sur le sol pourquoi
insister, oh oui je suis VIEUX, imbécile et plus du tout qui j'étais. Le
temps file comme le vent et je suis en colère, et après je reste assis
tranquille sous la tempête en prenant chaque goutte comme des billes de
plombs, des fois je sais que je fais semblant d'apprécier assis sur mon
banc. Insister sur le faux, mais s'il te plait dis leur comment, explique
leur pourquoi je suis comme cela coincé dans un refrain, plus ou moins
défoncé ou bourré. Tous mes secrets, mes promesses et mes souvenirs. La
pluie et le silence et je suis dévasté. je m'emmène toujours trop loin. La
pluie et ma vie font beaucoup trop de bruit, ce n'est pas si simple de
respirer, écoute le bruit que la vie fait.
Madloonflayed©2023-La nuit abrite mes idées, et moi ....

