Sur
cette route je ne pense pas avoir vu un seul virage, alors je continue
tant que j'ai de l'essence. Il y a juste un petit problème, ce matin
(quand j'ai appris que ma psy s'était pendue), je croyais que j'étais
Arturo Bandini et j'ai traversé le désert pour me retrouver. Je retourne
avec mon héro, pendant quelques jours, car je n'ai rien à faire d'autre
dans ce monde que de croire que je ne suis pas celui que je suis. Tout
ce que je voulais savoir de moi est inscrit en phrases torturées sur mes
traits ravagés. Après il faudra bien que je m'en sorte, comment, je ne
sais pas.
jeudi 30 avril 2015
BIBLIORPHINE
le sportif, le très grand sportif, pas celui qui s'époumone à la pep
avec son short moulant à 32 € de chez Décathlon et son phone portable
accroché dans la super sacoche sur son bras avec l'application "quand je
cours je brûle xxx calories .com" , qui te fait sentir le dessous de
ses aisselles genre je mets le super déo 99 heures sans sentir le coyote
à poil ras et qui se recoiffe à chaque fois qui croise une super nana
avec une glace et qui la lèche comme si ....elle léchait
une glace, non non le vrai sportif celui qui pue en mode insupportable,
bah celui là il crée de l'endorphine, une sorte de drogue du sportif,
plus il est sportif plus il DOIT être sportif. J'en connais un comme
ça... Moi qui ne le suis pas, sportif, je me drogue naturellement avec
un bon pétard ou en sniffant du thym ou du romarin, mais surtout je lis
pendant des heures, j'en oublie presque de dormir, d'ailleurs ça
commence à me prendre la tête de dormir, franchement ça me fait chier,
et je me demandais ce qu'un lecteur créait comme hormone en lisant.
Peut-être la bibliorphine ?
mercredi 29 avril 2015
AFX
8h43 mon chien rentre dans ma chambre en explosant la porte,
t’as pas de bras BORDEL !!!, il klaxonne trois fois, ou alors c’est ce
boulanger qui réveille tous les endormis du mercredi matin, du mardi matin, du
lundi aussi, du samedi, du dimanche, tout le temps il klaxonne, je suis sûr qu’il
arrive chez lui il klaxonne, il baise sa femme il klaxonne, tut tut tut tu veux
un coup de baguette, m’énerve lui sérieux de klaxonner putain !!!
8h47 un jour j’avais des pantoufles qui m’attendaient au
pied du lit, ce matin non.
8h49 j’avais cru aussi que mon chien avait ouvert la porte,
quand je me suis cogné dedans non.
J’ai fait le tour de la maison, pas de fée, pas d’enfant, je
suis tout seul bordel. J’ai cru au complot et j’attendais les hurlements en
ouvrant la porte des chiottes genre SURPRISE avec des confettis et des klaxons.
HA HA HA faut se méfier du boulanger.
8h59 j’ai ouvert une bouteille de Chardonnay et un paquet de
fritelles périmées
9h07 il y a du soleil et j’ai foncé de nouveau aux chiottes,
le Chardonnay c’est comme le lait, j’ai regardé au plafond, on ne sait jamais,
ils sont capables de s’y planquer pour me faire peur SURPRISE. J’ai voulu
sortir mais quelqu’un avait fermé la porte de l’intérieur…ok je suis à l’intérieur,
j’ai ouvert.
9h49 j’avais pensé me promener à poil dans toute la baraque
mais on a frappé à la porte d’entrée, c’était ….le facteur, pourtant on dit que
le facteur sifflera trois fois…ou c’est le train ? Fait chier, j’ai
ouvert, j’étais encore à poil, un recommandé. J’ai jeté le recommandé et lu la
pub d’Auchan.
10h17 je suis allé poncer ce banc, j’ai avalé la sciure en
même temps que les fritelles. J’ai pas retrouvé la bouteille de Chardonnay. J’ai
cherché mon chien partout, il était dehors, endormi, je me suis pété la gueule
dans l’herbe.
10h33 arrivé au sous-sol pour chercher des pansements j’ai
trouvé mon cahier et mon HB, je suis retourné dehors en faisant attention mais
quand je me suis assis dans l’herbe j’avais plus mon HB. Je me suis allongé la
tronche en plein soleil en faisant le point : je n’ai plus mes pantoufles,
je n’ai plus ma bouteille de Chardonnay, ni mon HB… une bonne journée on
dirait.
12h15 j’ai bouffé un truc froid sorti du frigo, un verre de
lait j’ai bu puis un bout de camembert j’ai coupé mais au moment de le bouffer
je l’avais perdu. Mon chien non.
12h19 j’ai voulu écouter de la musique, Aaron, mais avec le
numérique tout devient compliqué, il te faut une batterie chargée, un câble
machin, puis de la musique sur le truc déchargé.
12h57 les volets se sont ouverts, putain c’est le boulanger !!!
Ouf non c’est ma fée qui vient de rentrer dans la chambre, elle se couche sur
moi, plaque ses mains sur ma bouche et mon nez, murmure un truc chuttt chuttt,
les yeux grands ouverts je la regarde, elle pleure, je souris, je soubresaute
en cherchant l’air perdu, merci, merci…..AFX
samedi 25 avril 2015
LES INSTRUMENTS DANS NOS ENTRAILLES
Il n’y a plus d’alcool dans mes veines, c’est le chaos, il y
a des gens qui vénèrent les instruments comme le prolongement de leur corps,
genre une guitare, une harpe, un clavier, un couteau, un marteau, une scie, une
bite, bippppppppp eh merde !!! Un caillou. YES !!!
Tous ces instruments ne sont que manipulables, inertes sans
action humaine, sans mes mains, sans tes mains.
Ces instruments si complexes, composés de 54 os à deux, 27
os pour un et un os pour un os j’ai fait médecine putain j’arrête pas de te le
dire merde, os dissociables à souhait pour les plus guerriers d’entre nous, les
pianistes, les accrocs du bistrot, les guitaristes, les maçons, les schtroumpffs.
Autant de muscles que d’os, autant de mouvements que de mots. Étape à la
civilisation, étape au doigt d’honneur, étape à la grande claque dans ta
gueule, étape au branleur, étape au travailleur, étape aux cadavres qui
grattent leur cercueil. Ces mains que ces barbares coupent pour une pomme volée
dans un souk de merde, ces mains, ces instruments que tu méprises en te
torchant le cul.
Tout ce que tu entends, tout ce que tu vois n’est que le
fruit de ces putains de mains. Ces instruments.
Imagines ta vie sans mains, déclare la guerre sans tes
mains, toi le guitariste, toi l’écrivain, moi l’enculé qui écrit toute cette
merde, toi le violeur, toi l’insensé, toi le sourd, alors quoi j’ai envie de me
branler, comment ??? ohhhh !!!!!
Sans déconner j’ai vu des amputés se torcher le cul, je les
ai vu me faire un fuck, alors quoi ?!!!!
Mes mains, le prolongement de ma connerie, je me suis déjà
endormi en me cachant les yeux, trop d’horreur, mes mains comme rempart à la
saloperie humaine qui envahit le moindre mètre carré de l’enfer que je croyais
refuge.
Mes mains qui ont porté la vie comme une offrande, levant
mon fils vers Dieu, celles qui ont caressés ma fée, celles qui ont lavé les
impuretés. Tout ce que tu écoutes, ce que tu sens, tout ce que tu manges, tout
ce qui rentre dans ton corps d’une manière ou d’une autre n’est que le fruit de
ces instruments : tes mains !
Demain dans l’eau, demain dans le ciment, demain dans la
glace, demain dans le feu, demain dans la merde, demain dans le corps de ta
fée, demain dans ses cheveux, demain une arme, demain donnant la vie, demain
donnant la mort, demain offrant l’impossible, demain une croix gammée tatouée,
demain avec un kiri avec un Y, putain de Y !!!
Combien de fois as-tu embrassé ces instruments ???
Jamais espèce d’enfoiré ! Moi je prie avec, moi je me cache le visage pour
ne plus voir avec, je les joins pour ne jamais oublier le sacrifié !!!!!
Au moment où j’écris ces mots, mes mains sont couvertes de
ciment, elles ne renoncent jamais à mon destin, elles attendent le jugement,
chaque jour, elles ne renoncent jamais tu entends !!!
Regarde les mains de Jésus, crucifiées, Jésus crucifié.
Khasma n’est-il pas là pour écarter le mal, ce n’est pas dans sa paume que tu
lis l’avenir de l’humain, que tu y vois la liberté, que tu y vois l’utopie !
Dans chaque religion, manifestation, toutes les croyances
symbolisent les mains, regarde ces mains qui ne savent pas mentir.
En médecine, en croyance, en cauchemar, en meurtre, en
outil, en musique, en écriture, dans le plus profond de ton intimité, ce sont
bien mes mains qui te font jouir.
Maintenant pour la paix, pour écrire notre avenir, enfin
celui de mon fils car je suis déjà mort, joins tes mains, prie Jésus ou Allah,
rejoins moi dans mon désespoir, lève tes
mains au ciel et demande pardon car demain ce sera bien avec mes mains que je t’étoufferai,
ce sera bien avec mes mains que je t’enterrerai, ce sera bien avec mes mains
que je dirigerai le monde, tout est sous contrôle.
Reste tranquille, rien à signaler, mes mains sur ton visage,
sur ta bouche, regarde-moi bien dans les yeux, regarde-moi pleurer, regarde mes
mains te tuer, tuer l’humanité, regarde-moi t’étouffer.
vendredi 24 avril 2015
vendredi 17 avril 2015
LE TLC
Il est important pour lutter contre le vieillissement, d'avoir un programme d'entraînement à l'exercice. Il faut bien entendu adapter l'exercice en fonction du sujet et contrôler son autonomie. Le TLC constitue un ensemble centré sur l'évaluation de la puissance de la chaîne d'extension des membres supérieurs en charge. Le TLC est relativement court. Le TLC est une action de la vie quotidienne de l'adulte autonome. Répété 40 à 60 fois par jour, il dépend néanmoins de différents facteurs. La force musculaire des membres supérieurs notamment, la durée de l'exercice, le sujet concerné et la mise en charge du contenant. L'évolution de la consommation est souvent observée durant le TLC. Le TLC peut dans des conditions maximales devenir dangereux, il est donc recommandable de pratiquer le TLC en cadence libre. La position est importante : position avancée sur un fauteuil avec un contact avec le dossier, pieds parallèles et jambes tendues, type affalé devant la télé. Enfin et surtout se rappeler cette formule, avant le TLC c'est mieux car après c'est mort.
Ptlc = (Wi + Wa) x n/180
Il est conseillé d'effectuer un essai d'apprentissage pour vérifier l'assimilation des consignes.
Tu auras donc compris que le Test de Levers de Coude est une phase importante au bonheur et un entraînement sérieux est nécessaire, le résultat en dépend directement Ptlc
Allez bon exercice et restons jeunes.
Docteur Manu.
VOS PAPIERS S'IL VOUS PLAIT
Les muscles du visage peuvent s'entraîner comme tous les autres muscles du
corps. Et il est important de le faire pour garder toute sa mobilité, ses
expressions faciales, et conserver une apparence jeune.
Voici des exercices que vous pouvez faire en voiture :
Voici des exercices que vous pouvez faire en voiture :
- Haussez les sourcils aussi haut que possible et maintenez-les ainsi pendant 5 secondes.
- Ouvrez la bouche aussi grand que possible, sortez la langue autant que vous pouvez, et restez ainsi quelques secondes.
- Bougez votre nez autant que possible d'un côté à l'autre.
- Haussez les sourcils, ouvrez grand les yeux, puis froncez les sourcils.
- Formez un O avec vos lèvres, puis faites un grand sourire. Recommencez plusieurs fois.
- Asseyez-vous confortablement, regardez vers le plafond et tirez la langue autant que possible pour exercer les muscles de votre cou
- Moi je sens que l'on va passer d'agréables moments avec la maréchaussée !!!
SANS FRONTIERES
J'ai fait une petit étude scientifique et médicale qui va en intéresser
plus d'un, après plus d'une année de pratique intense je te dévoile un
secret médical, par contre je n'ai pas de recul sur le long terme, mais
je pense tellement souvent qu'il est préférable de mourir le plus tard
possible et surtout avant d'être vieux ha ha ha, tu fais comme tu veux :
il existe une technique manuelle qui permet d'activer de façon coordonnée les ensembles synergiques intervenant dans la stabilisation posturale automatique, le mouvement, et la locomotion quelque soit la température, le vent violent, ou un trottoir verglacé : il faut que tu picoles !!!
Quand je dis que j'ai fait médecine c'est que j'ai fait médecine ok !
il existe une technique manuelle qui permet d'activer de façon coordonnée les ensembles synergiques intervenant dans la stabilisation posturale automatique, le mouvement, et la locomotion quelque soit la température, le vent violent, ou un trottoir verglacé : il faut que tu picoles !!!
Quand je dis que j'ai fait médecine c'est que j'ai fait médecine ok !
jeudi 16 avril 2015
PIXELS
Je vais faire court, c'est mon fils, allez jeter un coup d’œil, il y a de l'âme dans ses photos.
https://500px.com/AlexMini
https://500px.com/AlexMini
lundi 13 avril 2015
RECHERCHER UN HORAIRE - TAPER 1
TREPANUM ARMES TIRAS
Quand tu penses au suicide, tu vois un train, des médocs,
une corde, une femme Ha Ha Ha (c’est bon j’déconne olalala), mais tu ne vois
pas une plume, un crayon de papier HB, un papermate. Tu ne vois pas non plus
les toxines, le dioxyde de carbone, les pesticides. Tous les jours je tu il
nous vous ils se suicident.
Mais pourquoi prendre des médocs si tu habites au 15ème
étage d’une tour HLM. J’ai fait médecine.
Pourquoi prendre une corde quand tu as du roundup dans ton
garage.
Pourquoi prendre une femme quand tu as le catalogue de la
redoute (hahaha j’déconne encore)
Pourquoi sauter sous un train quand il te suffit de prendre
un avion sans pilote.
Toujours est-il que l’OMS se penche sur la question, d’ailleurs
l’OMS est-elle tombée ? Car il y a de plus en plus de suicides. Quand tu
sautes d’un pont, elle ajoute des barrières aux ponts. Si tu pendouilles au
bout d’une corde, elle dit qu’elle ne peut pas faire grand-chose. Moi je pense
qu’elle ne sert à rien.
Tu savais qu’il y a des forums pour débattre de ton suicide.
J’en ai suivi un car j’y pense comme tout le monde, rien ne sert de se mentir. En
fait tu peux y dire que tu vas le faire, juste pour prévenir, juste pour savoir
si un étranger à ton envie de mort s’intéresse à ta façon de disparaître. Ça
sonne un peu comme : » donnons nous la main pour franchir la porte ».
Non mais sérieusement, nous vivons une époque formidable.
La gravité est que ces connards tentent de te donner encore
l’espoir, alors tu poursuis ton chemin de torture en lisant ces forums ignobles,
sur le bord de la ligne, tu regardes les étoiles pour finalement retrouver ton
précipice.
J’ai fait médecine et j’ai vu un ami déchiqueté, des bouts
de chair jusque dans mes cheveux, écrabouillé par un TER, pas de mots sur un
forum, pas de lettre, juste un sourire quand il m’a regardé et fait un signe de
la main.
Tu veux encore me donner de l’ironie d’espérance avec tes
numéros qui commencent par 0825 non surtaxés, ici on est rien. Allo je vais
partir, non mais sans déconner.Tiens je pleure en écrivant ces lignes, quel
numéro je dois composer déjà ? quel forum je dois consulter ?
Tu as cru que c’était un jeu, avec un bandeau noir sur les
yeux, dans une maison de 5 étages, je dois trouver la sortie. T’es sérieux ?
Je vois tout, les murs, les escaliers, les fenêtres et la couleur de mon sang.
Le gouvernement a mis en ligne 5 étapes pour que tu puisses
encore toucher ton RMI pour un tour et surtout ne pas foutre la merde sur les
lignes du TGV :
1 – faut savoir que si tu as envie de mourir, tu peux encore
t’en sortir.
2 – donne toi du recul, attends 24 heures avant de faire le
grand saut (pourquoi 24 heures ?)
3 – tu veux mourir car tu souffres (naannnnn sans déconner),
mais ta souffrance n’est qu’une sensation.
4 – parler aux autres de ton suicide nuit à leur sentiment
positif envers toi, tu leur fais peur, appelle plutôt un centre spécialisé, tu
sais ceux qui te disent d’appliquer ces 5 étapes dans l’ordre, allez on
recommence 1 – 2 – 3 …
5 – commence une thérapie si tu as atteint le numéro 5.
HA HA HA
La vie n’est qu’une putain, si tu veux partir vas-t’en, ne
finis pas la nuit.
Oh mon Dieu il s’est suicidé, mais quel honte, quel lâche,
ou…. wouahhhh il a des couilles celui là.
Oh mon Dieu il va brûler en enfer cet anti-christ.
Oh mon Dieu mais quel égoïsme, il a pensé à ses amis, ses
parents, ses enfants ?
Oh mon Dieu on n’a rien vu venir, hier encore il buvait un
thé avec nous, enfin je crois qu’il souriait.
Moi j’ai les yeux ouverts car j’ai découpé mes paupières au
cutter car je pense qu’il est trop facile de ne rien voir, je n’ai plus envie
de ne pas avoir vu. Sur 6 cordes je te raconterais bien mes pensées mais j’ai
démonté ma guitare.
Ah oui j’oubliais, il faut que je me connecte, que j’enregistre
ma vidéo sur youtube et que je publie tout ça sur facebook pour que tu m’entendes.
Finis les feux improvisés au bout du chemin au bord du bois,
finies les gitanes maïs qui te font vomir, finie la course folle à 4 pattes
dans ce chemin, fini le jean troué avec de la terre jusqu’aux oreilles, finis
les fous rires après 5 bières.
Alors ne t’étonnes plus que le TER devienne une arme, ne t’étonnes
plus que mon visage soit froid et sans expression, putain le Manu il ne sourit
jamais… NO MATCH FOUND
Il n’y a plus d’empreintes digitales sur les tags dans les
squares, juste un format JPEG sur facebook sous un pseudo. Putain t’as vu
sur youtube le type qui a sauté du 15ème étage avec une pancarte
JESUS dans le dos, putain mais grave mec, 303505 vues, c’est trop géant mec.
Bon j’ai encore trop bu, la bouteille vide s’est envolée, j’ai
encore bu tout seul devant mon cahier, allez je partage tout ça sur facebook.
Sinon il est 23h57 et sur SNCF.fr j’ai vu que le TER partait
de Nancy à 8h06, ça fout la merde ça car j’ai moins de 24 heures pour me noyer.
mercredi 8 avril 2015
SPIRALES DEFINIANAÏS DESPERES TAUS
J'ai lu pas mal d'études scientifiques et médicales ces derniers jours, sur les articulations, le cartilage, les spinales machins, normal j'ai fait médecine. Et je suis tombé sur une étude très sérieuse qui dit qu'il faut marcher encore et encore pour accumuler les hormones du bonheur.
Alors comme je suis un scientifique et un type très curieux (qui rigole ?) j'ai marché, marché encore et encore, des heures, j'ai marché de plus en plus vite pour ramasser encore plus d'hormones du bonheur.
Je suis rentré chez moi les genoux défoncés, comme un con je n'avais pas les bonnes godasses pour aller chercher les hormones, du coup j'avais les pieds en sang, des phlyctènes par dizaine. Je suis allé à la douche et je me suis couché direct. Mais je n'ai pas dormi, impossible car je pleurais, je pleurais car je savais qu'il me fallait aller travailler le lendemain et ça , ce n'est pas du bonheur. Donc une belle arnaque cette étude scientifique.
Si j'avais suffisamment de tunes je n'irais pas bosser, je ferais ce que je veux et je serais heureux....
Putain même les hormones du bonheur ça s'achète bordel !!!
Alors comme je suis un scientifique et un type très curieux (qui rigole ?) j'ai marché, marché encore et encore, des heures, j'ai marché de plus en plus vite pour ramasser encore plus d'hormones du bonheur.
Je suis rentré chez moi les genoux défoncés, comme un con je n'avais pas les bonnes godasses pour aller chercher les hormones, du coup j'avais les pieds en sang, des phlyctènes par dizaine. Je suis allé à la douche et je me suis couché direct. Mais je n'ai pas dormi, impossible car je pleurais, je pleurais car je savais qu'il me fallait aller travailler le lendemain et ça , ce n'est pas du bonheur. Donc une belle arnaque cette étude scientifique.
Si j'avais suffisamment de tunes je n'irais pas bosser, je ferais ce que je veux et je serais heureux....
Putain même les hormones du bonheur ça s'achète bordel !!!
samedi 4 avril 2015
PSYCHIATRIE 3
Se déraciner pour chercher une autre terre, une autre vie,
courir sous ce soleil étranger jusqu’à m’écorcher les pieds, mais pourquoi ?
PSYCHIATRIE. L’innocence de ma deuxième
vie, celle qui m’embrasse le jour et la nuit, celle qui crie quand je pleure,
je joue avec elle, peu importe je ne m’en soucie, mon cœur s’emballe, la peur s’empare
de mes gouttes de sueur, froides, bouillantes sur le sol. Une fois nu je laisse
ma vie au seul Dieu que je connaisse, ce Dieu qui me fait poser mes pieds sur
ce sol d’argile, un être humain parait-il, un être humain. Trahir un homme n’a
que d’humain le fait d’être un traite, je coupe la tête de ce coq dans l’espoir de me nourrir de son
sang, un sacrifice au-delà de mon clavier, j’aurai pu tuer cet homme, j’aurai
pu. Une arme sur ma tempe, j’appuie. PSYCHIATRIE. Le bruit de cette cellule, le
froid de ses barreaux, l’odeur de cette pourriture, cette chaleur, mes cheveux
s’empourissent et j’ai froid. Quand je les regarde je ne vois que des monstres,
je crie mais je m’en rends sourd. Mes pieds me torturent à courir dans le vide
de ce couloir humide, une princesse en tableau sur le mur, ce soleil qui essaie
de me rendre aveugle, enfin le soleil, enfin la chaleur, enfin la princesse.
PSYCHIATRIE. J’exercise mes muscles, ma
souplesse, mon corps invincible à la torture me donne le droit d’être vivant.
Mes amis sont déjà tous morts, seule mon âme me permet de traverser cette cours
poussiéreuse, j’atteins enfin la grille, accrochées mes mains s’écorchent et
les coups de bâtons me font lâcher la vie. Mais il me reste tous ces mots, ils
me restent tes caresses, il me reste tous ces visages qui rondent autour de mon
ciel. Les trompettes énorment le vide, le piano poète le vide mais mon cœur fini
par m’étouffer. Il me reste la souffrance, les cris, les prières. PSYCHIATRIE.
J’arracherai ces murs de pierres, je creuserai vers cet enfer promis, mais il
faut absolument que je me fuis, je me suis poison, je m’intoxique. Dans l’infini
je bouleverse l’horloge, le sens de leur vie, j’irai où ils n’iront pas, j’irai
vers ma survie, l’unique espoir d’être enfin mort, je courrai en cassant le
rythme, le rythme de ma folie.
LA MAUVAISE MACHINE IGNORE TOUJOURS QU’ELLE EST UNE MAUVAISE
MACHINE, CE CONNAÎTRE SOI-MÊME C’EST CONNAÎTRE DIEU, L’USINE SAIT TOUT, VOILA
POURQUOI JE SUIS ICI, JE SAIS DEJA TOUT CELA, CAR JE SUIS L’USINE QUI FABRIQUE
LES MACHINES….
PSYCHIATRIE.
PSYCHIATRIE 1
Envie de psychiatrie, envie d'être enfermé, envie d'être attaché avec une seringue plantée dans la gorge, envie de fermer les yeux mais pouvoir hurler, envie de mordre le psy, envie de chier sur les murs, envie de boire mon urine, envie de tout recracher, envie de me cogner contre les murs, envie de m'arracher un bout de ma chair avec les dents, envie de plaquer mon visage sur cette vitre et y faire de la buée, envie de courir dans ce couloir et m'y casser la gueule, envie de courir nu, envie de m'échapper de mon putain de cerveau trop écorché, mais je n'ai pas envie de mourir demain, non, pas mourir, non, non, juste envie de partir.
samedi 28 mars 2015
PLACE FOR MY HEAD
Je me vois assis sur ce magnifique banc en bois massif
regardant les moulures accrochées au plafond gigantesque du conservatoire de
Nancy. J’entends le son vibrant sortir de cette pièce au travers de cette porte
immense arrachée à un château fort ça c’est sûr, ce son que mon grand frère
fait sortir de son corps d’harmonie, ce bidule immense que mon père peine à
mettre dans la Renault 12 TS verte à chaque fois. Mon grand frère ce musicien,
ce prodige, je vois aussi son professeur de musique les yeux décrochés d’admiration.
Je me vois surprenant mon père refoulant ses larmes en écoutant son fils
prodige, mon grand frère, ce putain de musicien, mon grand frère modèle qui va
certainement intégrer le Grand Conservatoire, oh oui, ça c’est sûr qu’a dit son
professeur de musique, oh oui. Je me vois assis sur son lit à toucher ce gros
bidule en cuivre, énorme, même que mon grand frère il use les torchons de ma
mère à force de le nettoyer ce truc. Impossible de souffler dans ce putain de
bordel, quelle merde. Mon grand frère lui il te sort des sons de ce truc, de la
musique, c’est beau. Mon grand frère ce prodige, ce musicien, la fierté de son
père. Je me vois assis dans la cuisine en face de mon père devant une assiette
de ratatouille et j’entends mon grand frère dire à mes parents qu’il arrête la
musique, définitivement, il ne veut plus faire de musique, mon grand frère qui
va intégrer une école prestigieuse de musique. Je me vois assis en face de mon
père, la tronche descendu de 25 étages au moins. Je vois ses larmes derrières
ses yeux, mais il ne pleure jamais mon père, oh non jamais. Je n’ai jamais
remangé de ratatouille depuis, jamais.
Je me vois là, planté devant le kiosque de la pépinière à
Nancy, devant mon père musicien, dans cet orchestre avec son beau costume et sa
deuxième voix entre les mains, cette clarinette, magnifique, rangée dans son
écrin de velours rouge le soir. Il est magique ce papa, avec ses cheveux noirs comme
le charbon et sa moustache. C’est mon papa qui joue de la clarinette, si si c’est
mon papa. Vas-y bouge ton vélo avec les petites roulettes derrière, moi je fais
du vélo sans roulettes car mon papa joue de la clarinette, même qu’il est
musicien à la Vaillante Saint Fiacre de Nancy. Je me vois parcourant les rues
de Nancy accroché à son bras, mon papa, ce musicien, même que mon papa il
connait tout le monde, même les putes de la place Saint Evre. Ces putes qui me
caressent les cheveux, mais mon papa il est le copain des putes, c’est parce
que mon papa il est musicien et tout le monde le connait, même les putes.
Partout où l’on va, tout le monde connait mon papa, ce musicien à la moustache
finement taillée. Impossible de souffler dans cette putain de clarinette,
quelle merde ce truc, mais mon papa lui il est musicien et il t’arrache les
poils des bras et d’ailleurs quand il joue de la clarinette. Quand j’ouvre
cette mallette en cuir avec son écrin en velours rouge à l’intérieur, c’est
comme si un pantin désarticulé allait sortir de ce bordel, j’ouvre tout
doucement en penchant la tête vers l’intérieur. Et là il y a la clarinette de
mon papa, ce musicien ce prodige, toute noire brillante avec ses boutons
partout, même que mon papa il bousille les torchons de ma mère tellement il
frotte cette merveille. Je n’ai jamais touché de lingot d’or mais j’ai touché
la clarinette de mon papa, ce musicien que tout Nancy connait « Tiens c’est
le fils de Régis, futur musicien lui aussi non ???!!!! » Je me vois
devant cette maison en construction à la campagne, loin de Nancy, et je vois
cette mallette noire rangée dans cette armoire, elle ne sort plus jamais, mon
papa travaille trop. Je me vois assis en face de mon papa, dans cette cuisine,
devant une soupe de légumes, les yeux ouverts sur ses doigts, ses doigts
magiques, ceux qui touchent les boutons de la clarinette. La mallette n’est
jamais ressortie depuis et je déteste la soupe de légumes.
Je me vois debout devant le jukebox de mon oncle, le patron
du bar du point central de Neuves-Maisons, frémissant au son d’Elvis Presley,
même que mon oncle il a les mêmes rouflaquettes qu’Elvis, on écoute du Rock’n’roll
chez mon oncle. Tiens c’est le fils de Régis, c’est un bon gamin lui, futur
musicien lui aussi Non ???? Et je peux jouer au billard sans payer moi et
au flipper aussi parce que je suis le filleul de Christian et le fils de Régis
même que mon oncle c’est le patron et même que sa femme c’est la plus belle
femme du monde.Et à la radio dans le bar c’est mon cousin qui cause car il est
animateur sur NRJ, même qu’il connait des gens importants parce que c’est un
artiste, il a une voix que personne ne peut avoir. IL est célèbre mon cousin et
il passe de la bonne musique et il connait plein de grands musiciens. Je ferai
de la radio moi aussi. Mon oncle a fermé le café du Point Central et je n’entends plus mon
cousin à la radio, mon cousin l’ami des musiciens. Mais je m’en fous moi j’écoute
la radio et même que je suis fan d’Elvis Presley, j’ai même acheté la même moto
que lui.
Je me vois assis sur cette chaise d’école inconfortable,
cette putain de chaise qui va me ramollir les fesses ça c’est sûr. Je suis
assis à côté de ce grand là, mon dieu qu’il est grand, la prof d’anglais nous a
mis ensemble, Didier Manuel et moi. Ça doit être un délire qu’elle s’est fait,
Didier Manuel Mini ça va plus vite pour nous gronder. Lui et moi sommes trop
forts en anglais et du coup nous n’avons plus le droit de lever le doigt, ça craint.
Didier me chope souvent mon cahier et il dessine dessus, ça c’est sûr je vais
encore me faire engueuler moi avec ses conneries. Il dessine trop bien, des
dragons, des requins, des aigles sur des poignards. Même que j’ai peint l’aigle
sur les tiroirs de mon bureau dans ma chambre, et il est toujours là, l’aigle
de Didier. Lui c’est un artiste mais moi je ne sais pas où il est après. C’est
sûr qu’il est devenu un artiste. Je me vois assis devant cet article de
journal, c’est Didier, il est comédien et Directeur du TOTEM, même que je ne
suis jamais allé au TOTEM. Alors je l’ai revu Chez Paulette et il ne m’a pas
reconnu, mais c’est un grand artiste, alors c’est normal. Je me vois assis sur
mon canapé l’ordinateur sur les genoux avec une assiette de je ne sais plus
quoi, heureusement sinon je n’en mangerai plus, je ne le vois plus, j’espère le
revoir, cet artiste, Didier Manuel.
Je me vois assis (putain on va finir par croire que je suis
un gros fainéant) dans cette pièce d’un appartement au cœur des cités
mosellanes, Fabrice le beau guitariste et mon pote, le grand Nicolas Kézic,
chanteur des Tympans Fêlés, son frère à la basse et un dingue à la batterie,
tous beaux comme des dieux, même que j’assiste à toutes leurs répètes. Des putains de musiciens, même que Nicolas est
à côté de moi en cours de mécanique des fluides, même qu’on ne comprend rien,
mais c’est un putain de chanteur. J’ai été en prison juste parce que j’ai voulu
suivre les Tympans Fêlés, dans une 4L, les menottes aux poignets, hein commissaire, 4 heures de dégrisement dans une
cellule, Tof ne dit plus rien, Fuck the law, GO ! Même que Nicolas c’est un putain de chanteur
écorché, un vrai artiste, mon frère d’une autre vie. Je ne bois plus de bière
depuis !
Je me vois assis sur mon lit, en face de Tof, ce musicien
compositeur interprète, l’homme à la guitare, ce poète, un type hors norme, un
écorché de la vie, nous deux créant l’avenir de la musique actuelle, one by one
by one. Tof je te dois mes textes, mes inspirations, mes délires, ma vie !!!!!
Je me vois courant dans ces rues armé de bombes de peinture, délirant sur les
blues brothers, goooooooo !!!! Je n’ai jamais autant appris à coté de toi,
mon frère, mon colloc, mon ami de toute une vie, toi ce musicien compositeur,
toi qui écrit des musiques juste pour dire OHHHHHHH !!!! Toi ce skin avec
tes docs, toi le militant des droits d’êtres humains, je me vois te serrant
dans mes bras, fuck the law ? Tu as disparu dans une secte priant un dieu
qui ne veut que ton malheur. Fuck !!! Je me vois en bas de ton appart
priant que tu sortes de cet enfer, Arggghhhhhhhhhhh Tof tu me manques
tellement, je ne reste qu’une moitié de moi sans toi. Toi ce musicien
compositeur poète disparu, go !!!!! Je me vois mort sans te retrouver,
putain quelle merde !!!!!
Je me vois assis sur mon canapé, un bout de pizza en travers
de la gueule en train de regarder Jack White sorti d’un dvd offert par ma fée,
j’ai les yeux grands ouverts, ce Jack White ce putain de musicien, le meilleur
de tous. J’entends mon fils me dire qu’il veut s’inscrire dans une putain d’école
pour devenir régisseur de son mais pas que… il veut devenir ingénieur de son,
un putain de type avec des oreilles hors normes. Il veut rentrer dans une école
pour avoir un DMA régisseur de son et après il veut entrer dans une spirale
pour être ingé son. Il me dit qu’il ne
veut pas vivre sans cette musique en permanence dans ses oreilles. FUCKKKKKKK .
C’est un putain de musicien avec un talent inespéré. Je me vois debout, dans
cette salle, sa mère et moi nous lui avons payé des cours de guitare, même que
sa prof de musique elle est un peu Rock’n’roll avec ses dreadlocks et son jean
troué, Roxane qu’elle s’appelle, une prof déjantée. Je me vois assis à la fête
de la musique, mon fils sur scène tenant fort sa Cort, sérieux c’est mon fils
qui joue là, cette gueule d’ange qui joue du Rock’n’roll, mon fils ce musicien.
J’ai reçu quelques années plus tard un sms de mon fils qui m’envoie une photo
de lui avec François le chanteur de Pigalle, ce chanteur que j’avais vu 26 ans
plus tôt en concert à Epinal, mon fils est en boîte avec ce putain de musicien
légendaire, un sacré bonhomme, mon fils ce musicien. Alors je continue de manger des pizzas mais je ne
sais pas si je dois pleurer de joie ou hurler de douleur. Je me vois assis sur
mon lit, les yeux dans les paumes de mes mains trempées, je pense qu’il y a eu une erreur de conception quand mon papa et ma
maman ont décidé de me concevoir, je suis tout gris au milieu de cygnes tous
blancs, je sais faire les jeux interdits sur une corde à la guitare, c’est déjà
ça.Je pense que je ne fais pas parti de cette famille d’artiste, il y a eu une
erreur. GAME OVER.
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