Mais arrête qu’est-ce qu’il t’arrive pourquoi tu manges
comme ça si vite, tu ne mâches même plus tu es complétement taré bordel moi je
n’en peux plus de tes conneries, tu me fais trop peur mon poussin (c’est moi le
poussin)(vlà la gueule du poussin, je pense que ma fée est aveugle mais elle ne
me le dit pas…). Ma pauvre fée et en plus il pleut. C’est vrai que je mets
maintenant moins de cinq minutes pour avaler un repas. En fait je n’aime plus
manger, je n’aime plus ce qu’il y a dans mon assiette. La bouffe me dégoute, et
pourtant que j’évite toutes les infos, que j’évite toutes les émissions à la
con mais voilà, il y a la mode, la mode des gens qui sont devenus agressifs
parce qu’ils sont convaincus de leur propre position, la mode des dictateurs en
réalité. Il fut un temps où ceux qui ne bouffaient que des feuilles
cohabitaient avec ceux qui bouffaient les bestioles qui bouffaient des
feuilles. Ils faisaient partis de la même communauté, faisaient même la fête
ensemble. Maintenant ça va trop vite et il est juste impossible de faire une
colloc avec un vegan si tu bouffes de la viande. Il est juste impossible de
sortir dans la rue et d’aller vers une boucherie sans avoir la peur au ventre
de rencontrer une armée armée de batte de baseball devant la boucherie du
village. Mais stop, pas d’amalgame m’a dit Mohamed un bout de mouton coincé
entre les dents, je connais des vegans que j’adore et qui ne sont pas
extrémistes et sont très tolérants. Ce n’est pas la question, c’est juste que
maintenant j’ai peur d’être moi, car la critique est juste au coin de la rue,
le tacle au niveau des genoux est très agressif sur le terrain et franchement
ça commence par me faire chier. Cette peur me fait chier, me rend nerveux au
point que je n’ose plus manger tranquillement. Alors pour survivre j’avale et
je me casse. Je n’ai pas été élevé dans cette guerre de souffrance animale,
chez moi il y avait des poules des lapins des chiens des pigeons des poussins des
renards des loups aussi et tout le monde bouffait tout le monde et je tenais le
gros Balou dans mes bras en pleurant et en suçant mon pouce. Nous étions dans
le cycle de la vie, c’est comme cela que j’ai été élevé, au milieu des vaches
et des cochons. Si un jour on m’avait dit que ce cycle était le mal et que l’avenir
du peuple était compromis à cause de ce cycle je me serais pendu au milieu des échalotes
dans la remise de mon grand-père pour éviter de vivre ce que je vis aujourd’hui
et j’aurai crié allez tous vous faire enculer. Je n’ai plus faim maintenant, il
ne me reste que la haine. Alors je ne suis pas de ceux qui vont se faire sauter
la gueule en me branlant sur 40 vierges pas vierges pour un dollar ou foncer
avec mon panzer tatoué d’une croix gammée sur les gosses d’une colonie de
vacances dans le Larzac, j’ai passé ce stade avec la mention très bien, mais
aujourd’hui je n’ai plus peur, je n’ai plus que de la haine et ça me fait
franchement chier. Ma fée a compris mais nous évitons le sujet, trop de colère
dans les veines et pas assez d’espace, je suis une bombe humaine de mots et
tout mon entourage sature. En même temps je suis flippé depuis l’âge de 13 ans,
l’âge où j’ai commencé à réfléchir sur le monde, sur la vie, l’âge où je me
suis rendu compte que j’étais empathique quand j’étais au milieu du Saint Seb
en pleine panique parce que je ressentais les ondes de chaque être humain…et
même les chiens. J’ai appris aussi que mes larmes m’empêchaient de voir
correctement le monde et ses habitants et je me suis fait niquer plus d’une
fois. Je ne me fais plus avoir mais c’est limite insupportable pour moi, trop
de peur, trop de souffrance si seulement je pouvais absorber un peu le positif
de ces êtres sanguins je serais plus fort que Batman. A 13 ans j’avais peur de
moi, à 14 aussi jusqu’à mes 47 ans et jusque-là j’ai eu peur aussi des gens, d’ailleurs
je ne suis qu’une merde sociale à cause de ça, à cause de cette trouille qui m’assassine
tous les jours au lever du jour jusqu’à me défigurer à la tombée de la nuit, et
depuis tout ce temps je ne fais plus de rêves, pourtant qu’ils devaient être
beaux mes rêves d’enfants, mais depuis 35 ans je ne rêve plus, j’ai limite peur
de dormir, d’ailleurs je ne dors pas, enfin je n’appelle plus ça dormir, je m’effondre
en deux secondes de fatigue puis me réveille dans un torrent de terreur sans
rames sans bateau gonflable sans couilles. Depuis 35 ans j’ai des phases de
sommeil de 2 ou 3 heures maxi, des phases où tout mon corps est tendu dans l’attente
d’une nouvelle horreur. C’était mon premier attentat, un Tati a explosé et les
bouts de cervelles que j’ai pris dans la gueule ne sont jamais partis. Maintenant
la trouille m’a rattrapé en l’espace de deux ans, je regarde les gens et je ne
vois que des cibles qui ne font que faire semblant de vivre une vie formidable,
il y en a même qui me disent que si ça doit arriver bah ça arrivera. Ce n’est
pas possible pour moi de vivre sans avoir peur, et j’ai eu peur, cela fait deux
ans que je vis dans la terreur, encore hier soir j’étais en panique totale
devant mon ordi, encore une nuit blanche. Mais à cette heure où j’en ai ras le
cul de me défoncer le bide avec du chardonnay et les doigts sur un putain de
clavier je n’ai plus peur, il ne me reste plus que de la haine et je sais que
ce n’est pas bon, ça n’a rien de positif, ce ne sont plus des larmes de
trouille mais des larmes de colère et je sais malheureusement que ce n’est pas
ce que je voulais vivre. Je ne voyais pas cette vie quand j’étais sur les bancs
du collège Guynemer en face du cinéma porno à côté d’un grand black, qui est
devenu plus taré que moi- je t’aime Didier- quand je tenais la main de Fatima l’algérienne
complétement amoureux quand nous allions au self du Lycée Cyfflé. Je ne suis
pas de ce monde, je ne suis pas un cyber punk, je suis un putain de vrai punk
complétement abruti par la matérialisation de mon existence et je suis en train
de me réveiller et pour tout te dire cela ne me plait pas, je suis malade,
condamné, combien de jours, combien de mois, combien d’années je n’en sais rien
(enfin si je sais mais quand tu publies un truc en public sur facebook il faut
savoir raison garder)(même si je suis un peu bourré à 23h03) je ne suis pas
assez fort pour m’accepter, et ce conflit dans mes boyaux va mal finir, j’essaie
de m’abrutir avec l’alcool mais cela ne suffit plus, l’addiction concentre sa
matière sur le néant et je peux picoler des litres plus rien ne bouge là-haut.
J’ai maintenant beaucoup trop de haine et ça me fait faire des conneries. J’ai
dédié mon écriture à un blog dont le titre est « moi je voulais mourir demain », j’y ai tout
mis et j’étais persuadé de ne vouloir mourir que demain parce que j’avais peur
de mourir. Ce n’est plus le cas. Je suis devenu un putain de guerrier aux
cheveux gris en 2017 où plus rien ne me fait peur, je ne veux plus avoir peur.
Reste un petit problème, je pleure encore…tous les jours…et ça ce n’est pas l’âme
d’un guerrier. Quoique !!! J’ai rencontré des types qui me disaient n’avoir
peur de rien, avec juste une gifle ils sont repartis vivre chez papamaman . J’ai
une phrase qui a construit toute ma vie, et je te le jure j’en ai vraiment chié
avec cette phrase, je cite « Si la peur fait bouger elle fait rarement
avancer » J’ai essayé de construire ma vie sur cette phrase sans vraiment y arriver. Et à 23h11 je suis fier de t’annoncer
que j’y suis arrivé enfin !!! Car maintenant il ne me reste que de la
haine. J’ai voté FN depuis que je suis né dans l’espoir qu’un jour ça explose
réellement, je ne fais pas partie de ces débiles qui votent à gauche dans l’espoir
d’une population arc-en-ciel qui n’arrivera jamais, j’avais espéré qu’en votant
FN la France allait exploser et que nous, les vivants explorateurs de la vraie
vie, le vrai peuple du bonheur, en fait tout ceux qui enculent la société nous
allions enfin prendre la vie comme elle vient, mais je me suis rendu compte que
ceux qui voulaient vivre comme moi étaient complétement cons en votant Macron.
Il fallait que ça explose pour repartir et non pas soutenir un château de sable
en pleine tempête. Je voulais des meurtres, je voulais des guérillas urbaines,
je voulais que le vrai peuple se révolte, jamais je n’aurais jamais pensé que
le peuple voulait dormir et m’exposer encore et encore à mes cauchemars. Je
voulais une vraie guerre mais personne n’a compris ; Pourtant c’était le
moment. Dans mon monde nous étions tous des frères en pleine révolte. J’avais espéré
quand septembre tout allait exploser mais je me rends compte que dans mon monde
il n’y a plus de couilles, demain c’est l’hiver et les nuits debout sont trop
bronzées et gavées de sable pour pouvoir repartir avec de la haine. Encore
encore encore. Allez je me laisse partir dans mon chardonnay, dans la vraie vie
j’ai 5 grammes mais quand je me fais arrêter par la marée chaussée j’ai 0.04
alors j’ai oublié comment on disait encore et encore BOIRE ET FUCK YOU !
Le reste de ce texte va partir dans une folie de je ne sais plus ce que je
voulais te raconter car il est 23h29 et je t’emmerde et surtout j’ai bu 2
litres de vin. On verra bien comment la fin de mes chaussettes va finir. Ah oui
au fait j’ai un putain de cancer, pas celui qui ne se soigne pas dans les ondes
de la fronde d’un commerce d’oncologie avec trois cartons dans les bagages et
un testament en prenant l’ambulance pour aller à l’Institut de Cancérologie de Lorraine,
nan j’ai un putain de cancer de la vie, où même pas une dose de chimio pourrait
me sortir la tête de mon escale vers la fin. Où je suis ? Je fuis mon
ombre mon pote, j’ai trop peur de mon avenir. Le pire est de se dire que je
fais tout ça sans penser à la douleur de mon cœur quand je vois la douleur des
gens qui pleurent la vie partie d’un ami ou de sa fille écrabouillée par un enculé
de nazi américain avec un dodge PUTAINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !
Ayé j’ai encore trop de haine, plus assez de peur, trop de haine, je ne digère
plus tout ça et surtout ne me laissez pas faire le pire que d’arracher le cœur
d’une salade. Un moment s’il vous plait
je vais aller vomir, trop saoul yes i know !!!! Ayé c’est fait ! ça
aussi ça me fout en colère, qui a décidé un jour de verser 10 litres d’eau dans
les chiottes à chaque fois que je vomis. Franchement très con. Encore un qui
bouffe de la viande, enculé !!!! J’attends
le paradis ou les paparazzis, dans les deux cas mes amis je vais finir dans
un tourbillon d’horreur je sais je sais.
Je suis fatigué mais ça je ne l’ai pas pas déjà dit. Personne ne m’entends, à
chaque fois que j’heurte le peuple je suis perdu dans des querelles alors je me
rends allongé sur l’herbe et l’autre il me met les menottes et il me planque
dans une cellule, c’est pour mon bien mais… au fait la révolution, couper les
câbles et dégueuler sur les godasses de ces monarques, il n’y a que moi qui le
désire où je suis devenu complétement accroc à ma connerie ? Ah oui j’ai
pas fait d’école de commerce, ah pardon. Sinon une vraie guerre en musique ça
fait kiffer que moi aussi ? Si le bruit de la tondeuse ne faisait pas
autant de bruit je me raserai le crâne et partirais dans les rues avec une
guitare dans le dos en mode man Versus the wilde mais je ne suis pas un mec sympa. Tu sais quoi, tu peux me le dire,
mais je sais que tu (toi le peuple) n’en as plus rien à foutre. Putain que j’aime
les mathématiques et les produits chimiques mais je ne comprends pas ce que tu
veux. Allez 00h11 et le chardonnay est vide, je suis un putain de mec paumé
rempli de haine qui déverse sa connerie sur la toile, mais je t’aime, toi le peuple mais surtout….ne me casse plus les
couilles car je suis devenu un enfer sur terre et je peux exploser…. See you
later et en plus je parle anglais, oh putain !!!!....
samedi 19 août 2017
samedi 12 août 2017
CODE ADAMSKI
CODE ADAMSKI
Quand je me suis extrait du 7ème sous-sol j’ai vu
qu’il faisait encore jour, en même temps je ne me rappelais plus à quelle heure
j’étais descendu ni même si c’était la nuit, la drogue c’est mal, l’alcool
aussi. J’ai ouvert la porte des épines, traversé un désert de cactus et monté
un escalier pour arriver dans le jardin et là, un enculé était assis sur ma
chaise en alu près de mes tomates. Eh mec tu fais quoi là et il se retourne
vers…oh merde c’est Jésus…ah non après réflexion c’est un mec tout vert genre
vert malade quoi. Et là il me regarde avec ses gros yeux globuleux tout noirs
et il dit ET téléphone maison, mais il est con lui avec son portable sans
déconner. Dans l’instant je regrette de ne pas avoir enfilé ma cape d’ufologue
mais j’ai quand même mis mes bottes en caoutchouc Aigle vertes. Je me suis
assis à côté de lui en me disant que c’était un truc genre le code Adamski et
il me demande si j’ai pas une bière. Encore un coup des allemands tout ça. Je
me savais surveillé mais envoyer un agent déguisé en vert…sont pas sérieux. Il
invente une histoire genre ses parent s sont morts et il a garé sa soucoupe
volante sur la place du château mais il avait soif alors… Ouai faut arrêter de
me prendre pour un con aussi des fois mais bon, il aime les micro-cuites, comme
moi, j’adore ça. Après quelques micro-cuites je veux voir sa soucoupe volante
et on descend vers la place du château et là…rien pas de soucoupe volante, il
me dit qu’on lui a volé. Genre ils avaient les clés de ton truc ? Ouai bah
ça s’ouvre avec des balles de ping pong. Ok il est grand temps que je me roule un gros
bédo moi. Et c’est quoi la marque de ta soucoupe sans déconner ? Vorihlon
Virgule 7. Ah ouai ? Et maintenant on fait quoi, on appelle les flics ?
Finalement on remonte à la maison et on a bu tout ce qui se buvait, même la
gamelle d’eau du chien et il me dit c’est bon je rentre. Ha ha ha c’est pas
comme si t’avais plus de soucoupe mec. Ouai en fait elle est garée la rue en
dessous, parce que ça ne se montre pas une soucoupe volante sinon tu vois le
truc, les voisins, le merdier que ça ferait…. Bref il dégage et je le suis en
mode James Bond virgule7 et il ouvre la porte de sa soucoupe avec 2 balles de
ping pong, comme quoi il ne raconte pas que des conneries le tout maigre tout
vert malade et tel un turbo propulseur de Rolls Royce il s’envole dans les
airs, genre il a failli se bouffer le clocher de l’église quoi.
Il est un peu près 7h30 du matin quand mon portable sonne, une
fois dix fois mille fois, c’est la femme de Hans mon meilleur pote, elle m’annonce
qu’il s’est tué en bagnole sur la départementale en pleine ligne droite à deux
kilomètres de chez moi…il avait 4 grammes !!!....
mercredi 9 août 2017
TROP DE FOLIE TROP DE HAINE ET LA 4EME GUERRE MONDIALE
22h27 j’avais envie d’écrire un truc de malade sur la haine, un truc qui finirait par me faire lécher les barreaux humides d’une cellule, mais à 22h29 je me suis rendu compte que je devais aller me coucher car demain j’allais bosser. Du coup ça a augmenté ma colère. Ce qui m’énerve le plus c’est de vivre dans la réalité, de comprendre chaque jour chaque matin avec la gueule de travers que je ne suis pas ici pour eux, mais pour moi. Et je me maquille tous les matins avec cette gueule de pour eux. C’est un peu la même chose quand un individu (je vais les nommer comme ça) me dit oh putain il pleut ! Sans déconner, mais je m’en branle moi, est-ce que cela va finir par changer ma vie, par changer mes pensées, par changer la façon de lui parler ? Mais laisse le temps être temps, bordel de merde. Mais le pire c’est que je ne comprends pas du tout ce que cela change qu’il pleuve ou pas dans nos vie de terriens enfermés dans la cage du patron. Bref j’ai de la haine, pas seulement contre les types qui parlent du temps. Mais aussi de ceux qui s’époumonent sur le pouvoir de Brigitte, ou sur la barbe de Philippe, ou sur le taré de Trump qui déclenche la 4 ème guerre mondiale avec un gros dingue, d’ailleurs c’est un combat de gros cons, qu’est-ce qu’on fout là nous ? Mais attends, il y aussi ceux qui critiquent leur mobilhome trop vieux pendant les vacances d’été là où ça crame. Bah oui, sans déconner, les fenêtres fermées ils sentaient la fumée des incendies qu’ils ont allumés, c’est juste pas possible pour ces futurs bronzés qui dépensent une fortune pour une roulotte pour 7 jours de vacances intenses gagées par la multinationale de Macron le prez. Est-ce qu’il y a un moment où les cons finiront par être moins cons ? Dieu merci cela n’arrivera jamais ! Bah ouai sinon comment je serai le premier de la classe ! J’ai franchement de la haine ce soir, je ne sais même pas comment j’arrive à écrire. Une question : comment vous faites pour vivre normalement avec dans votre écran que vous matez à 20h l’orgie de mal être qui se gicle sur vos lunettes ? Des meurtres, des attaques au couteau, des burkinis dans le sud de la france (pas de majuscule pour un truc qui n’existe plus), d’ailleurs tu remarqueras que les burkinis c’est juste à Nice et cie, parce que ici à la piscine de Damelevières j’ai pas vu de burkinixxl, c’est juste un truc d’en bas, parce qu’ici même les mecs ils mettent des burkinis à la piscine avec 13 °C. Ouai mais l’autre elle pollue la piscine avec son truc…mais vas-y ça m’énerve, les gonzesses avec la mèche à la Kate Moss, ça m’énerve, merci Helmut, mais l’autre débile avec son QI d’huître et son caleçon fleuri, il pollue pas lui sans déconner ? En fait je ne sais pas ce que je fais là, je ne sais pas pourquoi j’écris cela, c’est tellement puéril, tellement petit pourri, mais tellement vrai. Mais chaque matin je ne rêve que d’une chose : « mais putain pourquoi je me réveille !!! » Cette poubelle est vraiment puante. Et je la fous dans mon panzer tous les matins… Alors j’ai envie juste à 22h57 aller botter le cul à mes voisines qui font la fête alors que je vais aller me coucher, parce que la merde de vie aussi c’est ça, être con à ce point de ne pouvoir plus supporter les inciviles qui parlent sur leur terrasse à 22h58, des putains d’étudiants qui se bourrent la gueule avec de la 1664 juste en dessous de mes fenêtres, je vais les faire disparaitre histoire de leur donner un vrai avenir, de toute façon leur avenir est fini, ils sont vraiment trop cons pour en profiter et en plus avec un QI de 103, c’est franchement le pire des cas et c’est juste limite pour vivre dans ma société. Ouai je suis supérieur et pourtant j’ai de putain d’yeux verts, comme quoi ….bon j’arrête ce soir, demain sera pire ! Enfin j’espère !
jeudi 27 juillet 2017
QUAND CE SERA LÉGAL APPELLE MOI
Des années et des années de médecine, à étudier, à bouquiner
des putains de livres plus lourds qu’un âne mort, des milliers de pages de
tests en tout genre, des milliards d’expériences, j’ai tout fait depuis 33
années de médecine, je suis sans prétention et sans doute le meilleur médecin
que tu puisses trouver dans ton univers et pourtant…je suis malade, je suis un
malade, je suis un fou et je n’arrive plus à soigner ma tête. Je vois des
horreurs, mille fois, dix mille fois dans une seule nuit, je n’arrive plus à m’en
débarrasser, à peine vues elles restent ancrées à vie dans mon esprit, sans
aucune alternative. Pas même la nuit n’arrive à effacer les turbulences de la
journée. D’ailleurs existe-t-il une nuit ? Existe-t-il le sommeil ?
Je n’en sais rien, je n’en sais plus. Et j’arrive à perdre les clés du panzer
et ne jamais les retrouver, du moins sans aide ce ne serait pas possible. Alzheimer ?
Non j’ai fait les tests et je les ai tous niqué ! Insouciance, négligence,
étourdi, pas dans ma tête, ailleurs que sur terre, ouep test réussi ! Je
suis souffrant et personne ne voit rien, en même temps qu’ai-je donc à montrer…est-ce
que quelqu’un t’as sous-entendu que j’avais envie de te montrer ce que je cache
depuis des années ? Non alors ne cherche pas. Ne regarde pas. Je ne lance
aucun appel au secours, ou sinon le jour où je le fais il sera trop tard de
toute façon. Je ne sais plus ce qui anime l’espoir de voir le matin, si ce n’est
que le fait de m’endormir le bide défoncé de trop d’alcool la nuit tombée. Et
encore et encore toujours plus et encore. Je m’arrache les cheveux que je n’ai
plus, je me tire les ongles à la pince multiprise jusqu’à perdre connaissance,
ouai je fais ce genre de truc quand je suis un peu mort d’esprit, quand je sens
que je perds pied dans ce monde de tarés, j’essaie d’être plus fou, d’être plus
dur, et quand j’arrive à me poser dans mon 7ème sous-sol
complétement en panique, si j’ai vraiment peur ou très mal, je me tape sur les
phalanges au marteau et arrive le moment où je n’existe plus, cela s’appelle l’outre
phase en médecine, cette phase où plus rien ne compte même la douleur, où tout
disparait même la douleur par rapport à la douleur, cela s’écrit en médecine le
n+1-1, n étant la douleur le mal la turpitude d’être vivant et le résultat 0
étant la guérison, jusqu’à perdre pied et tomber au pied de l’étau le marteau à
la main, satisfait d’être encore en vie, juste un peu plus abîmé, juste avec
quelques cicatrices de plus, dans la tête, sur le corps. Je me suis retrouvé
bon nombre de fois assis contre mon établi, presque sans vie, à résister au mal
que je m’étais affligé, et à chaque fois je me suis relevé, encore vivant,
encore debout, encore plus fort…du moins je pense. Ma fée ne relève plus le
défi de venir me voir au 7ème sous-sol quand elle entend mes
hurlements de douleur, elle se satisfait de me voir remonter les marches, même
à quatre pattes, elle s’en fout, elle a compris que rien ne pourra plus
changer, que je suis un malade, le taré qu’elle a épousé…je me dis que je suis
son filtre, au-delà de moi elle voit le bonheur, elle comprend que meilleur est
ailleurs. Mais je suis un guide cependant. Elle ne cherche plus à savoir où je
me dirige et pourquoi j’y vais, elle est contente à chaque fois que je lui
souris, même avec du sang sur mes joues, même avec les phalanges tordues ou
cassées, du moment que je remonte. Alors ce soir je suis devant ce clavier, les
phalanges niquées, c’était une dure journée, une journée à tout remodeler, une
journée à tout essayer pour que le monde soit meilleur et je n’ai jamais
réussi, pourtant j’ai dix doigts…J’ai hurlé toute la journée mais ma fée n’était
pas là, elle travaillait dans son usine à fabriquer des morts, quand elle est
rentrée elle est restée bouche bée en me dévisageant avec mon t-shirt maculé de
sang puis elle m’a souris et est partie cuisiner, j’ai surpris une larme le
long de sa joue, je pense qu’elle sait que je vais partir, un jour sans retour,
mais c’est une guerrière, personne ne la verra pleurer, tu m’entends, personne
ne la verra pleurer !!! Combien faudra-t-il de psys à torturer ????
La médecine est faite pour de vrais médecins, la médecine que ton médecin t’inflige
n’est pas la médecine. La médecine est celle que je t’enseigne, celle qui te
guérit sans chimie, à travers mon univers, malgré mes souffrances, mes
expériences sont tes gélules pour la vie, pour ta mort, je suis ton médecin et
tu le sais ! Bon tout ça c’est bien écrit mais je me suis vraiment niqué
les phalanges…ostéonécrose si je ne suis pas fou et tu serais horrifié de voir
ce que je suis capable de guérir avec un marteau….gnarfff gnarfff gnarfff…putain
de maladie.
jeudi 13 juillet 2017
TES VACANCES, TES VACANCES, TES VACANCES, TES VACANCES ET LES MIENNES
Les yeux révulsés adossé à un poteau STOP ces enculés m’ont
bazardé comme un chien en juillet à droite une forêt à gauche une forêt et au
milieu une route goudronnée des bagnoles par centaines m’écraseraient la gueule
si jamais je tentais de bouger alors je ne bouge pas je garde les yeux fermés
trop de lumière trop de soleil trop de tongs trop de joie sur ces visages trop
de haine aussi quand ils me voient je suis le contraire de ce qu’ils veulent
voir en juillet ce sont LEURS vacances même la misère les attentats les
migrants la famine la canicule le pauvre type adossé à un poteau STOP ne
pourront leur gâcher les deux semaines dans le mobil home payées à crédit leurs
enfants n’ont même pas le droit de faire un commentaire ces gueules d’ange me
regardent les yeux écarquillés de dégout de peur de sympathie je ne suis pas
pire qu’un chien ou un chat à travers les vitres fumées du SUV mais papa donne
lui au moins la pièce du caddy ta gueule sinon je te puni si tu continues je
lui donne ton chien tu es d’accord avec ça ah bah non pas mon chien il le
mangerait ce monstre adossé au poteau STOP c’est bien mon fils c’est bien ma
fille tu commences à comprendre les yeux crevé d’autant de haine j’arrive quand
même à m’éjecter de ce poteau je me faufile entre les voitures garées sur cet
immense parking les hommes attendent leurs poufiasses en laissant tourner le
moteur de leur 4x4 la clim à donf c’est pour le chien pour pas qu’il ait chaud
le toutou il tapote sur l’écran tactile de 25 milles pouces de leur tableau de
bord connecté en essayant de choper RTL j’essaie de ne pas croiser leur regard
je ne veux rien et eux essaient de ne pas me regarder ils me balaient de la
main et me font non du doigt mais je n’ai rien demandé un pick-up recule et me
renverse le type ouvre juste sa fenêtre et me gueule dessus mais qu’est-ce que
tu fous là connard et démarre en trombe les autres sur le parking me jettent
des regards sombres c’est de ma faute je suis comme ce chat que l’on ne veut
pas voir grimper sur le capot de sa voiture neuve on ne s’approche pas on ne le
touche pas mais on veut surtout qu’il dégage sans faire de traces sur le capot
cet enculé de chat j’essaie de me relever la jambe certainement cassée je
brinquebale ma carcasse boiteuse jusque la route le parking est trop dangereux
les courses le caddy qui se barre tout seul dans la pente les vieux qui
gueulent non mais ça fait des heures que je t’attends en plein soleil oh hé ça
va le vieux t’avais qu’à venir en courses débile et magne toi le cul de foutre
la clim les surgelés vont capoter et roule vieux schnock sers toi de ta grosse
bagnole de merde la 4L était mieux histoire que j’arrive au frigo de notre
mobil home bordel trop dangereux ces gens assoiffés de leurs vacances uniques
chronométrées et mortelles j’arrive sur la route les grosses motos avec des
motards en mode pas de solidarité rien que le blouson je mange pour dix jours
au super u et ils déboulent par dizaine sans me regarder mais surtout en
essayant de m’éviter dans un droite gauche appris à la moto école du
milliardaire de la rue des cinq châteaux le calme redescend sur la route et
j’arrive à ce village les pieds en sang depuis l’accident du parking j’ai perdu
une godasse vas-t-en clochard, vas-t-en puant tu pues la pisse de chat j’ai
jamais vu un chat depuis que je me suis fait éjecter de la bagnole j’arrive
dans les ruines de ce château quelques pierres posées sur le sol et un donjon à
moitié écroulé je m’arrache la peau sur les ronces je suis à bout de force je
choisi la vue la plus extraordinaire la nuit va s’écraser sur le bonheur des
autres je me recroqueville au pied de cette tour il pleut maintenant il fait
froid je ferme les yeux le lendemain je suis mort c’est le chien qui avait la clim
dans le 4x4 qui m’a trouvé et pissé dessus les enfants sont effrayés mais c’est
le monsieur du parking il dort le gros porc qui leur sert de père me tapote du
bout du pied hé lève-toi connard mais je suis mort et je vous emmerde tous
puis-je avoir gâché vos putain de vacances de merde avec ma gueule défoncée et
mes tripes à l’air……………
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