lundi 8 décembre 2014

LE COMPTE PENIBILITE



Tout seul devant mes lasagnes froides à midi, gros coup de déprime. J’ai allumé la radio à la recherche d’une voix mais cette radio de merde ne capte rien, ou si, juste une radio, France Info. Je m’étais juré de ne plus écouter les infos mais tel un alcoolique j’ai pris le dernier pour la route. Je me suis senti soulagé sur le moment, sur le moment seulement mais j’ai écouté le reportage :

-«Sophie vous êtes à l’antenne, vous le savez dès le 1er janvier 2015 le compte pénibilité au travail rentrera en vigueur dans les entreprises, mais pouvez-vous Sophie nous éclairer sur ces métiers et surtout nous dire qui sera concerné par cette loi ? »

-« Oui alors absolument Françoise, ce compte pénibilité concernera tous les travailleurs exposés à un travail dit pénible… »

Je n’ai pas pu écouter le reste, non je n’ai pas pu, ma fourchette s’est abattue sur le pauvre petit poste de radio, heureusement que la journaliste n’était pas à côté de moi…

C’est définitif, je ne boirais plus de ce vin, même plus un dernier pour la route…



dimanche 7 décembre 2014

C'EST URBAIN L'IMAGINATION, C'EST HUMAIN LA MUTILATION



Mille, deux mille agressions urbaines par jour, peut-être plus encore. Le simple fait d’allumer une clope relève du défi en ville. Juste se promener la truffe en l’air dans les rues, à la Pépinière ressemble plus à une mission militaire en Syrie. Alors j’ai peur, j’ai peur que l’on m’agresse, que l’on agresse mon fils, ma fée. Oh oui putain j’ai peur, j’ai peur pour l’insensé qui m’agressera, j’ai peur de voir cette transformation, j’ai peur de devenir le loup des steppes. Que vais-je devenir quand un concentré de psychopathes va s’activer dans mon corps, dans ma tête. Comment cet enculé d’agresseur va-t-il s’échapper quand je le pourchasserai la haine au ventre, le sang suintant de mes yeux et qu’une fois à terre la gueule sous mes Doc’s je l’aurai attrapé. Arrivera-t-il encore à hurler quand je lui briserai les os à coups de masse, sauvagement arc-bouté au-dessus de lui, assénant  de toutes mes forces ces coups de masse sur son corps, comme on creuserait un trou avec une pioche, quand ce bruit déferlant du plus profond de la douleur aura raison de ses cris. Comment vais-je faire pour m’arrêter, comment va-t-il m’empêcher de lui arracher la langue avec mes dents avec tous ses os brisés, quand réveillé du fond de son cauchemar par une flamme sous ses doigts, comment va-t-il m’arrêter quand je lui arracherai des morceaux de visage avec mes dents dans une brutalité incomparable. Quelle sera la couleur de ses yeux, quel sera son regard quand à genoux sur ses côtes brisées je lui défoncerai la mâchoire à coups de poings jusqu’à ce que ses os me déchiquettent les phalanges. Aura-t-il encore la force de me demander  pardon d’avoir réveillé l’animal que je suis. Je ne vais plus en ville, je ne me promène plus à la Pépinière, j’ai trop peur.

CETTE CHALEUR PUTAIN CETTE CHALEUR



Le Manu il n’écrit que la Mort, que le soir des ténèbres, que le noir et le gris. Ouai il n’écrit que ça le Manu. En même temps je n’écris que la nuit…quand le peuple commence à s’évaporer dans des draps molletonnés. Alors tu veux quoi ? Tu veux que j’écrive la nature, des couleurs, des arcs en ciel ? Tu veux que je te parle de cet enculé de chat qui déclenche mon alarme pour boire dans mes arrosoirs ? Ce fils de pute que je découpe en tableaux quand je cours la bite à l’air avec un couteau planté dans le bras, les poils s’éjectant violemment des pores, dans mon jardin en pleine nuit. C’est de lui que tu veux que je parle ? Ou alors préfères-tu que je te parle de ces pétasses de limaces qui boivent de la bière avant de croquer mes salades. Ces connasses que je transperce d’un pic à brochette et que je bazarde chez le voisin sur la gueule de son chat. Ou peut-être veux-tu que je te raconte l’histoire de ces oiseaux qui picorent des graines invisibles dans mes gouttières en zinc à quatre heures du mat ? Ces bâtards qui couchent tous entre eux, incestueux et pervers. Ces piafs écervelés qui se fracassent la gueule contre mes baies vitrées dans un bruit infernal. Les mêmes qui construisent des hôtels dans ma toiture et font la fête jours et nuits. Tu veux que je te parle de ces enculés là ? Ou alors encore veux-tu que je te parle de ce débile de hérisson qui s’écrase dans ma cours anglaise, qui épuisé me réclame la pitié, celui qui est censé bouffer les connasses dans mon jardin, juste à côté des salades, le même qui préfère s’écraser comme un connard dans la cours, sans aucune issue possible. Lui que je secoure plus de trente fois dans l’année. Alors de qui veux-tu que je parle ? De cette taupe, soi-disant aveugle mais qui arrive toujours à perforer mon gazon, mais pas celui du voisin, non non juste le mien, trop aveugle parait-il. Cette même taupe que j’avais au bout d’un coup de pelle mais qui a profité d’un moment de faiblesse, cette salope, pour se tirer et s’enterrer. Connasse. Tu veux que je te parle de ces pucerons qui saccagent toutes mes plantes, surtout mes rosiers, les rosiers de ma mamie. Tu veux que je te dise que j’ai acheté à prix d’or des coccinelles pour leur faire la peau à ces chiens galeux. Ces mêmes salopes qui ont déserté mon jardin pour aller voir ailleurs, ces déserteuses qui étaient censées sodomiser les pucerons. Tu veux que je te parle de ce Manu qui coure avec un verre de vin blanc à la main pour s’étaler dans son putain de gazon, un soir d’été, en criant halleluya quel bonheur et qui deux secondes après hurle après son abruti de clébard qui a chié juste là où je m’écrase, lui qui a choisi sur les 1100m² l’endroit où j’irai. Tu veux que je te parle de ce chien ? Ce fils de chien qui sniffe le cul de tout le monde. Ouai Ouai ouai. Alors oui j’écris du noir, oui je veux me tailler les veines chaque jour que Dieu fait, et ouai, surtout ouai, j’ai envie de me resservir un verre de vin, ce même vin qui a vu cet enculé de chat, qui a vu ce chien débile lui pisser dessus, qui un jour a croisé les connasses de limaces et qui a certainement entendu ce hérisson se casser la gueule dans un trou. Alors oui je vais te raconter des histoires, le soir, dans le fond de tes cauchemars, oui je vais mourir demain, enfin j’espère.

jeudi 4 décembre 2014

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Putain cette destruction par la décomposition des mots d'amour, la puanteur des chemins fleuris, quand l'aurore reflète la beauté de la lumière du jour, le crépuscule annonce les ténèbres. Encore une nuit à affronter la mort, le silence.

vendredi 28 novembre 2014

Détroit - Tostaky

DONNE MOI LE LA POUR QUE JE CHANTE

Je suis l’homme pour qui importe le temps, pourtant ce matin quand ce perpétuel chant de piaf m’a soulevé vers les ténèbres, j’étais bien calé en mode endormi dans ma peau, après juste deux ou trois heures de songes, surtout après un concert de dingue, inscrit en dessous de ma peau, plus encré qu’un tatouage au fer rouge, j’ai bien senti le souffle glacial du temps. Avec cette haleine de cheval crevé, je cours après ma brosse à dents, un ouragan avalé caféiné, une avalanche. COURS !!!!COURS !!!!! 
Plus vingt ans, ni trente d’ailleurs, retour à la vie. COURS !!!!
J’ai mis le 33 tours dans le lecteur 6cds de mon break affiché d’un 666.7 club. Un tour de plus. Et les feuilles qui tombent des arbres se prennent pour du brouillard, silence, roulement de tambours, au sol elles se prennent pour de la glace et dans mon café elles se seraient prises pour des chocapics ou quoi ?
GOOOOOOOOOOOOO !!!! Le matin fait briller les étoiles, quoi ? Le cri de l’indigné ! Ce ne sont pas des étoiles ??? Oh putain des voitures !!! Le sablier me file le temps et j’ai fermé les yeux sur l’autoroute histoire de voir les minutes se battre avec les secondes. A ton étoile ! 
Et lui avec son vélo me double sur l’autoroute, oh merde les secondes sont vagabondes, je suis arrêté sur la route, je cherche mes rêves, j’ai trouvé la clé, en fait je suis arrêté aux feux du Parc des expos de Vandoeuvre. J’attrape mon passé, quelques heures plus tôt dans l’ivresse d’être à côté de Bertrand Cantat, je chantai. Le chemin des rois, lazy, laylaylaylay lazy. Mystère de l’ivresse du laissé aller. Je me force à regarder la ligne médiane continue en pointillés, laissez-moi passer, à l’avant à l’arrêt. Je veux goûter à la liberté de rêver à l’attente d’un feu rouge. Juste pour sentir un Tostaky sans y penser. 
Je ne sais pas mentir, je ne ressens plus rien quand je vois ce dingue sur le toit de l’Hôpital Central debout au bord du vide avec son didgeridoo avec ce plaisir de dire adieu. ADIEU. Je sors du Ford pour applaudir quand un pantin mal articulé qui se rit de moi me klaxonne. Oh mon Dieu !!! Je bouge mes yeux pour regarder le fil de la route. BOUGE !!! 
Le message dans la bouteille n’annonce rien de bien, il faut sortir la tête de l’air pour se noyer à nouveau. Je cours après l’écho d’une putain de vie et m’y perdre. Pas d’ailleurs juste le bruit de cette bombe. Pas de frontières ni de limites, le temps explose. TIC TAC TIC TAC TIC TAC . 
Encore une putain de journée.

dimanche 23 novembre 2014

JE VEUX QUE TU TE DESHABILLES



Ce texte, écrit au fond de mon atelier, au milieu de mes bouts de bois, au milieu des bouts de ferrailles plantés dans mon cœur, assis sur une vieille palette défoncée, il est pour toi Pascal, toi mon pote parti trop tôt, toi qui a choisi la gueule de ce TER à nos sales gueules d’égoïstes, où que tu sois, sache me pardonner, je pense à toi et surtout attend moi, j’arrive. Pour toi mon gars :

J’ai enfoncé ma tête dans cette putain bouteille d’alcool, trop coupable d’être un accélérateur de ma mort, je suis juste ce chemin. Je croise des bagnoles aux vitres teintées, eux trop coupables d’être trop riches. J’ai trop la haine et envie de coucher avec une pute. Putain je suis défoncé. Ça te fait peur et tu chiales mais moi je crée mon avenir, le flingue sur la tempe. Fermez vos gueules putain d’oiseaux, j’ai envie de porno. Je deviens fou, je n’ai plus peur de rien, même la mort ne me fait plus flipper. Les freins ont lâché dans la descente. Je suis parti dans ce temps qui passe, je traverse cette route sans paysage, juste des visages inconnus. Que suis-je devenu ? Je m’ouvre les veines dans ce maculé blanc de ma salle de bains juste pour goûter le sang de ma souffrance, ma maladie aurait-elle un goût ? Putain je plane et je vois les murs rouges. Sur la route il fait 69°, le goût du blues sur la route 66. Au loin il y a ce train mais les bateaux sont ancrés au port. Je suis assis sur ce quai, je crie ton nom mais je suis parti. Allez vas-y Manu, crie, crie ta putain de vie, saute sous ce train… Je me suis noyé !

samedi 15 novembre 2014

LA LOUISE AU PINCEAU

Putain quelle expérience, quelle belle vie, test à l’échelle 1 :1. Pas d’informations pendant 8 jours, l’expérience est en cours… Véritable bonheur dans l’humanité, pas de montée de protéines, ni de descente. Dément le bien être que cela me procure. Ma fée expérimente le concept depuis qu’elle est bébé, pas une info volontairement induite dans son cortex cérébral, juste des fragments tombés d’une putain de bouche mal fermée, dans un bus, dans la rue, dans les couloirs du boulot. Je me demandais toujours pourquoi elle ne vieillit jamais, pas de rides, que des sourires, que du bonheur dans ses yeux. J’ai quand même retourné toute la baraque pour trouver de l’herbe planquée dans le fond d’un placard mais non, queudalle . Juste pas d’infos. Bon moi je pense que je vais planquer quelques touffes d’herbe et deux trois trucs pour sourire toute la journée.
Pas d’infos ça donne aussi à réfléchir, beaucoup sur soi, sur sa famille, sur les plantes, sur mon chien qui se lèche les couilles, pourquoi, comment.
Mais finis les islamistes de merde, les mariages pour eux, les connards au gouvernement, les faux crashs d’avions, les viols des tortues, les tueries, les virus qui apparaissent comme une comète et disparaissent sur le même cheval, les moutons qui pondent des œufs dans la ferme des mille vaches. FINI.
Ce soir je suis rentré à la maison et mon fils m’assomme direct avec un : «  P’pa le robot s’est posé sur la comète » OK c’est quoi ? c’est une nouvelle façon de parler de sexe c’est ça ?!!!
Ouai c’est aussi ça pas d’infos, être complétement à côté de tout tout le temps. Je sens que ça va me plaire ce truc, oh oui, être déphasé, sans drogues, juste être à côté des autres et les voir s’agiter dans tous les sens exténués par toute cette merde télédiffusée, radiodiffusée, chimicodiffusée qu’ils bouffent toute la journée.
Hummmmmm . Sinon il se lèche le cul aussi ce chien, mais c’est dingue cet animal, il n’écoute pas la radio pourtant…

It's just my life - Jack White


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