vendredi 14 novembre 2014

AU SINGULIER

Le petit homme moderne apparait sous des traits d’homme préhistorique. Le beau mâle actuel arbore une barbe barbaresque mais hyper bien taillée, fine, légère, il se rase sous les aisselles, se fait le maillot au niveau du trou du cul. Mais il avance sa pilosité sur sa gueule d’ange, sur son torse sculpté dans un club de gym climatisé. Il porte des vêtements étriqués, son jean slim, sa chemise violine moulante.
Alors juste un petit rappel les tafioles, la barbe représente l’homme rebel, l’objecteur de conscience, l’intellectuel allumé, l’homme à l’état brut, le sauvage. L’homme préhistorique portait des peaux de bêtes  amples pour pouvoir chasser et se déplacer librement.
Et je m’étouffe de rire quand je croise ce petit mec déguisé en poupée, avec sa barbette finement taillée parfumée. Je l’imagine dans la forêt en pleine chasse, avec son slim et son tee-shirt moulant, ses petits souliers vernis pointus, oh oui je le vois courir après le gibier pour survivre, s’élancer au milieu des arbres en lâchant un petit cri aigu genre « ouupps » quand cette putain de souche lui arrache la semelle et le fait s’effondrer dans la terre. Oh putain oui je le vois courir !!!
Alors j’ai un petit message pour le petit mec précieux, laisse tomber la barbe, arrête de te déguiser, et va chasser pour bouffer.


lundi 10 novembre 2014

Chair Chant Corps - Nous rirons

BECAUSE I'M DEAD




Créer, créer, toujours créer. Secrètement j’avais espéré ne plus avoir de pensées, ne plus penser à tous ces mots, juste pour ne plus partir dans cette dépression qui m’aspire vers le bas, toujours. Il faut penser à demain. Alors je me réfugie avec mes bouts de bois, mes bouts de ferrailles, mes mains abîmées, pour oublier dans ce bloc de béton sans fenêtres, et je crie, construis, jusqu’à tomber. Mais rien qui puisse s’inscrire dans l’éternité, rien qui puisse franchir les portes de ce putain de garage.
La musique comme la lave m’a habillé depuis longtemps d’un habit léger qui ne permet pas non plus d’aller dehors, il fait si froid. Mes chiens sont restés à côté de moi, sans rien demander, juste partager cette passion devant cet ampli perdu. En espérant.
Et la nation fut effrayée quand ma fée et moi sommes allés dans ce pays lointain, irréel, chercher notre ange. Et là encore dans un murmure, dans l’espoir qu’il ne sorte jamais à l’air libre, j’ai créé, créé et encore créé pour ne jamais m’arrêter. Des piqûres dans le ventre de sa mère, avec des si, mais pas seulement. Et alors la musique est vite apparue comme essentielle à sa vie, plus qu’un ballon à la con ou un kimono trop grand.
Et le voir ouvrir des yeux pétanquestes à l’écoute d’une chanson qu’on lui a injectée dans ce ventre gonflé d’inconnus. Les injections ont continué longtemps, à l’abri des regards voyeurs, à l’abri des paillettes, à l’abri de la haine. Et à cette minute, dans un cri de larme, là assis sur cette caisse en bois, au tréfonds de mon être dans le cul de ce bloc de béton hermétique, j’hurle ma douleur, ma peur, je vomis sur les murs…. Crève-moi les yeux… je vomis sur mes pieds putain. Je suis allé trop loin, les piqûres étaient trop fréquentes, il était trop tôt, trop mal dosées. De cette vie triste ordinaire a jailli l’irréel, l’eau en plein désert et je flippe. Le petit homme qui parlait aux coquillages et gueulait après les vagues parce qu’elles lui piquaient ses coquillages, celui qui était capable de parler pendant des heures même pendant la sieste, mon fils ne parle plus, mon fils chante, mon fils ne sait rien faire de ses dix doigts mais ils sont en sang sur ses guitares, chaque jour, des heures d’entraînement à en pleurer . Et moi je n’oublie jamais et j’ai peur d’arpenter ce chemin. Je l’avais tout là-bas espéré mais je n’en veux plus, je n’y tiens plus, je suis dans ce bateau avec une envie de gerber, les yeux en feu….des piqûres…. Je ne me rappelle plus des doses putain.. J’aurai juré que les portes étaient bien fermées.
Qu’ont-ils à t’offrir Alex ? Qu’y a-t-il de mieux que mon bloc de béton défoncé sans fenêtres ? Où veux-tu aller ? J’ai perdu le contrôle. Ce milieu ne tournait que sur les sillons de ma vie, au fond de mes écouteurs. Nous ne sommes que des ombres Alex, comment faire alors pour ouvrir les portes des royaumes, pour qu’ils te voient. Je n’ai même pas eu le temps de finir ce bulldozer dans mon garage.
J’entends les autres dirent : »il s’est fait tout seul «  Oui mais… tu sais à peine marcher.
Moi qui allait toutes les nuits dans le froid, dans le vent casser la gueule à tes monstres et tes démons au fond de tes cauchemars, ça ira mieux demain, je n’ai même plus de bras, plus de jambes, amputés par la peur.
Fonce mon fils, défonce la porte de ce putain de garage, mais n’oublie jamais de regarder derrière toi.
Et quand je serai en rando dans les montagnes des Pyrénées, chahuté par le vent, j’espère que tu viendras avec ton ampli, tes guitares, tes potos et ta table de mixage, tes mélangeurs matriciels, tes processeurs de diffusion et tout le reste pour foutre le bordel à se faire attaquer par les étoiles, et que tu organiseras le plus grand festival qu’aient jamais connu les moutons de cette Terre…. Et les aigles.

mercredi 29 octobre 2014

JE NE VEUX PAS MOURIR CE SOIR

Elle est arrivée dans ma vie par un soir d’été, désœuvré je cherchais à rentrer chez moi, le chemin était pourtant le même qu’hier. Perdu dans ces vêtements prêtés par l’armée française, je croyais que je montais vers la maison de mes parents alors que mes pas allaient vers l’inconnu. Je suis rentré dans cette caravane que je connaissais, je connaissais aussi le dingue qui y vivait. Lui était poissonnier, moi je faisais mon service militaire. Pourquoi étais-je dans cette caravane, pourquoi était-il aussi gentil, pourquoi il faisait pousser de la marijuana dans des jardinières, pourquoi il buvait du whisky, pourquoi je me suis assis dans ce fauteuil ? Aujourd’hui je ne sais plus, je sais juste que ce type était formidable, inconnu connu. A chaque fois que le bus me balançait dehors à cet arrêt, je fonçais dans sa caravane, nous inventions des histoires, nous inventions nos vies, nous inventions le fait d’être libre et de fumer de l’herbe. Il devenait indispensable de parler aux plants de marijuana, les botanistes le disent, il faut parler aux plantes. Je n’avais plus de salive. Et la littérature a croisé nos délires, je ne sais pas d’où ce mec était poissonnier, il avait tellement lu. Un soir où le ciel était certainement le même que la veille, il m’a donné cette guitare. Je n’avais jamais parlé de cette guitare. Mais il me l’a donné, je l’avais trop regardé, elle était donc à moi. Dans mon costume, je suis parti avec la guitare sur l’épaule. Le bus m’a éjecté le lendemain, je me suis encore perdu et je suis allé vers la caravane, personne, plus de jardinières, plus de Franck. Où es-tu ? Je ne le saurais jamais, il a décidé de disparaître et je ne l’ai jamais revu, il a planté ma vie, je n’ai jamais réussi à combler ce vide, je n’ai jamais réussi à oublier, je vis avec lui depuis toutes ces années sans le voir, Franck a disparu, sa Renault 18 turbo aussi, la caravane est vide. Alors cette guitare reste le seul lien que j’ai encore avec lui, et j’ai décidé qu’elle devait maintenant revivre, parce que j’ai envie de la toucher, j’ai envie de lui raconter cette histoire, juste pour me rappeler qu’il existe des humains sur cette terre et que rien ne peut me les faire oublier. Franck où que tu sois, tu es toujours avec moi.

samedi 25 octobre 2014

Ensiferum - Into Battle

Sinon contre le djihad et les clowns j'ai des potes qui ont envie de s'amuser aussi....

Pixies - Where Is My Mind

Bon where is my mind, The Pixies, et moi dans tout ce merdier musical,
bah je suis en pause, car après les clowns qui terrorisent Nancy et sa
banlieu, j'ai besoin de repos. J'ai acheté un flingue sur jeflinguelesdjihadistes.com et enculé un dealer de drogue, alors forcément je suis fatigué. Car plus fou qu'un clown ???? Bah moi !!!!

vendredi 24 octobre 2014

SANS SOLITUDE

Il y a un drone dans ton espace, il y a un drone qui te surveille, jusqu'à ce que tu prennes conscience que tu n'es pas le seul. Alors il survole ta vie, tes livres et efface tout les mots de ton existence, car rien ne lui échappe, ta vie est sur une carte sd. Il n'y a plus de titres ni de mots à tes livres. Même les marques sur tes fringues ont disparu. Alors quoi, tu crois que tu as rêvé ? La disparition de tous ces textes serait l’œuvre du tout puissant ? Tu t'interroges et me regardes, tu veux la réponse ? Alors les disparitions de textes sont dues à ces rappeurs, ces marlous avec la casquette à l'envers, enfin les nouveaux, ceux qui chient sur la France et son français, car les anciens rappeurs parlaient Molière, les nouveaux mis à part leurs tatouages sur leurs biceps n'ont rien dans le crâne. Alors ma capacité à contrer ces débiles qui écument les stands de bandes dessinées est dans ta volonté de me suivre. J'ai composé une molécule dans mon laboratoire qui va t'aider à survivre dans ces "sans mots". Je suis capable d'échanger avec toi dans cette langue qui leur est étrangère, le français, alors oublie ta haine et viens dans mon rêve, l'alchimie des mots et de l'esprit. Ce soir je suis mort mais avant de délivrer mon dernier souffle......... je vais faire caca.

lundi 20 octobre 2014

AU PLAISIR DE VOUS REVOIR

Alors je ne sais pas pourquoi je me suis levé ce matin, je ne sais pas pourquoi non plus j'ai respiré, je ne sais pas pourquoi j'ai dit bonjour à autant d'abrutis, je ne sais pas pourquoi j'ai dit merci quand on m'a dit bonne journée, surtout qu'elle n'était pas bonne, je ne sais pas pourquoi j'ai acheté cette baguette pourrie à ce boulanger, je ne sais plus pourquoi j'écris tout cette merde, je ne sais plus, je ne sais plus, je ne sais plus mais je sais qu'il est temps de vous dire au plaisir de vous revoir, même si je ne sais pas pourquoi j'ai envie de vous revoir.

samedi 18 octobre 2014

CALLIPHORIDAE

Et cette mouche qui est désespérément folle de mon corps, cette salope qui me colle, qui m'excite, qui réveille en moi mes instincts d'animal, celle qui décèle ma faiblesse d'aimer ce bonheur indéfinissable d'être aimé, elle apparaitrait comme dans un rêve si ce n'était pas une mouche à cadavre .(calliphoridae)

samedi 11 octobre 2014

NO LIMIT

L'histoire s'écrit sur de grands livres, la grande musique sur de grandes partitions. Et la mienne ? Il est tard et j'écris une histoire, sera-t-elle dans le grand livre? Non bien sûr que non. On ne retient de l'histoire que ce qui est écrit dans le grand livre. Et ton histoire ? Et la mienne ? J'ai entendu des gens stupides me dirent que notre avenir s'écrit que par notre histoire, notre passé. L'histoire n'appartient-elle qu'au passé ? Hier j'étais en plein coeur d'une autre vie, nauséabonde, travailleuse et sans vie. Cet hier a-t-il écrit cet aujourd'hui? Bah non j'ai promené mon chien à me bousiller les godasses, traversé mon grenier à la chasse d'une bête crevée, j'ai brûlé une bougie et essayé de trouver un rythme sur ce djembé avec ma fée. D'où hier aurai-t-il écrit mon aujourd'hui? Et d'ailleurs, est-ce écrit dans un grand livre? Pour nos générations futures ? Non car demain mon histoire n'appartiendra qu'à cette histoire, mais pas celle des grands livres. Demain j'ai décidé de mourir, juste pour voir ce qui sera écrit. Rien dans les grands livres d'histoire, rien dans les grandes partitions. Il y a eu cette histoire, l'histoire d'une vie, de ta vie, d'une vie sans histoires. Allez dors je t'en supplie, dors et oublie ce que je te dis.... Dors.

mardi 7 octobre 2014

EGALITE DES SEXES

Je m'étais fait une réflexion sur les hommes supérieurs aux femmes et sur les femmes supérieures aux hommes, pendant les JO d'hiver.
Allez vas-y les mecs avoue ta défaite, les femmes sont plus fortes que nous, plus intelligentes, plus plus plus... Mais merde t'es con ou quoi, je te dis qu'elles sont plus fortes, laisse toi aller mon gars, laisse toi faire par l'être supérieur.
Je regardais les Jeux olympiques, persuadés d'être passionné par des sports e
t des athlètes dont je ne comprends pas grand chose mais tant pis, et ma fée vient me parler, comme un bruit de fond, genre une machine à laver qui essore tu vois, m'interrompre dans ma volonté d'être passionné aux sports d'hiver, à l'exercice physique dans un moment de lucidité. Oui ma fée, mais je n'ai pas entendu ce que tu viens de dire, je n'arrive pas à faire deux choses en même temps, t'écouter et regarder la télé, oui je sais je suis bien inférieur à toi ma fée qui arrive à me faire chier en passant l'aspirateur en pleine finale de la descente du super G tout en me parlant de toutes les choses qui restent à faire dans cette fichue maison. Oui oui.
En faisant ma petite gueule de chien battu (si si j'y arrive même avec ma putain de gueule dessinée par l'enfer), j'ai réussi à regarder jusqu'au bout cette putain de finale enfoncé dans mon canapé.
Alors oui je suis inférieur aux femmes, et c'est très bien comme ça, laisse moi être faible, laisse moi être cet être inférieur à ma fée......... juste le temps des JO.

vendredi 26 septembre 2014

PIECE OF MIND

Encore ce bruit de ces clés dans la serrure de la porte de ma chambre. Cela n'en fini plus, encore, et encore ces clés qui dinguelinguent dans cette putain de serrure.
Enfermé depuis plus de vingt ans dans cette chambre, mon seul repos est cet écureuil qui saute d'arbre en arbre. Il a mis une cape de superman ou quoi.
Cela fait plus de vingt ans que j'enlève le mastic de cette fenêtre qui ne s'ouvre pas. J'ai mâché du chewing gum, encore et encore pour le remplacer. Je déteste le chewing gum mais il faut se forcer parfois.
Vingt ans que je prépare mon évasion, vingt ans que je ne dors plus, vingt ans que je ne me branle plus, mon seul objectif est cette fenêtre.
Il est 8h00, j'entends ces clés qui arrivent, la vitre se brise dans un bruit hallucinant, j'ai peur, je saute par cette fenêtre qui ne s'ouvrait pas. Je ne sais plus ce qui a cassé dans mon corps, mais je cours dans cette descente, sans freins, les freins ont lâché dans la descente.
J'ai oublié mes cigarettes, putain que je suis con j'ai oublié mes cigarettes. J'ai une drôle de sensation, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas de grillage de sécurité en bas. Juste une barrière pour les voitures, mais pas de contrôle, j'arrête de courir, passe cette barrière et je cours à nouveau. Je sais qu'elle m'attend, ou qu'elle soit elle m'attend, ma fée me l'a promis.
Je cours mais je suis perdu, vingt ans enfermé dans cette chambre, j'ai mal au coeur et je vomi. Je marche sur ce trottoir trop grand, mais pourquoi font-ils des trottoirs si larges, il n'y a personne qui marche dessus... Je cours à nouveau, libre je cours comme le dingue que je suis, libre je cours vers l'infini, libre je cours vers ma fée, elle m'attend, elle me l'a promis.
Trop pressé je m'écrase au sol, sont-ce mes pieds en sang, est-ce ce putain de trottoir...
Je cours toujours et mes mains se consument.
Combien de temps ai-je couru, je ne sais plus, combien de fois suis-je tombé, je ne sais plus, je bois le sang de mon évasion.
Elle est là, assise sur cette marche d'escalier, elle sourit, ma fée sourit mais ne bouge pas. Je trébuche et m'étale à ses pieds. Elle rigole, je l'aime. Elle me sert si fort que j'oublie presque que j'ai les pieds et les mains en sang.
Viens, viens, viens...
Nous courons tous les deux et je vois cette voiture, je casse la vitre, comment faire maintenant, et cette alarme qui m'excite. Comment démarrer cette putain de bagnole, j'ai vu tant de films, j'ai vu tellement de voleurs de voitures, mais merdeeeee..... elle démarre, ma fée m'embrasse mais je ne sais plus conduire, cette bagnole, putain de bagnole.
Ma fée me dit qu'elle a faim et j'ai défoncé ce massif de fleurs devant ce resto avec cette bagnole, putain ça fait chier...
Le serveur nous accueille en me regardant comme un animal sauvage...je viens de tomber et je n'aime pas les chaussures voyez-vous. Prenez place, on s'occupe de vous de suite. Quoi ? Quoi putain de merde ?!! J'ai faim, une heure déjà, deux heures en tête à tête avec ma fée mais mes yeux ne lui sont pas réservés, j'observe, j'ai du mal à comprendre et bizarrement je sens le vide, un vide, un putain de vide, je ne suis plus celui qu'elle croit. Je t'aime ma fée mais oublie moi, je suis un évadé de mon esprit et ma chambre est toujours fermée et la fenêtre n'est pas cassée. Je ne suis libre qu'à cet instant, oublie moi. J'ai adoré ce repas, je n'ai pas de tunes mais j'ai adoré, le meilleur repas du monde, quel délice. Toutes ces heures avec ma fée me nourrissent plus que ce potatoburger. J'ai envie de hurler, j'ai hurlé et je me suis fait jeter de ce resto de merde.
Mes pieds nus, pourquoi ai-je les pieds nus.... et ma fée, où est ma fée ???
Laissez moi tranquille, mais laissez moi. Arrêtez mais arrêtez, ma fée, ma fée, ma fée......
Ils ont remplacé le mastic de cette fenêtre qui ne s'ouvrira plus, le bruit des clés m'enferme à nouveau, j'ai peur, j'ai encore ce couteau du potatoburger dans la poche, mes pieds sont en sang, mes mains sont en sang, je regarde mon écureuil superman par la fenêtre....
Je me suis planté ce couteau dans la gorge et j'attends, le mastic fond le long de la fenêtre qui ne s'ouvre jamais, les serrures s'arrachent de la porte et le brouillard envahi ma chambre, Mamie, Mamie... mais que fais-tu là, je t'aime, je vous aime, ne me retenez pas...............

vendredi 19 septembre 2014

TOUCHE PAS A MON POTE

Mais elle est noire cette vie bien évidemment, et nous rirons pour oublier. J'ai envie de m'évanouir. Ta gueule et lis ce que j'ai à t'écrire putain d'enfoiré.
Mon fils a été victime d'une agression verbale anti-français en plein coeur de Nancy cet après-midi. Une attaque violente dans une langue incompréhensible au départ puis dans un français accidenté de la route.
Il a fait preuve d'un sang froid irréaliste, je ne sais pas de qui il tient cela, certainement pas de moi qui voit rouge en moins de deux secondes et qui commence à réfléchir quand le sang tâche le mur de l'enfer. Mon grand lui a tenu le verbe haut sans s'énerver, en gardant le vouvoiement comme un rempart naturel et il a demandé à celle qui a les oreillons perpétuels d'arrêter de lui manquer de respect. Tout cela sans meurtre, on l'a échappé belle ! Mon fils est un extraterrestre.
Et je le félicite mais c'est aussi l'objet de ce post car sur les trottoirs pourrit la haine des étrangers sous notre drapeau. Fils il t'a manqué juste une arme, il faut que tu développes des frappes chirurgicales, très locales Mon Général, il faut projeter cette souffrance sans secrets, filmer cette intolérance du français. Ils veulent la guerre, alors d'accord !!!
Les règles sont les suivantes :  garder son sang froid, prendre des distances par le vouvoiement, filmer absolument ces actions anti-français avec les portables, prendre les gens à témoins, emmener tout ce fichu bordel au commissariat le plus proche et porter plainte.
Ok ça manque de sueur mais il faut vietnamiser nos actions, tuer le virus par le virus.
Mon fils est le héros de ce jour car son action a prouvé à la population que le vers est dans la pomme.
Alors la jeunesse emmerde le Front National ??? Demande lui maintenant ce qu'il en pense !!! Il n'y a pas de points de suture pour ce genre de blessure. Difficile de se taire !!!