lundi 30 juillet 2018

REFUGIE CLIMATIQUE ET SUCEUR DE BITES


Je viens de ressortir le manuel de survie des Castors Juniors on ne sait jamais. Et toi ta survie t’en es où avec ça ? J’ai commencé à me documenter sur les conditions d’accueil des réfugiés dans certains pays où la glace commence seulement à fondre…… et tu critiques la France ?!!!! Penche toi un peu sur le sujet tu vas halluciner. Du coup j’ai fait un tri de ce que j’emmènerai…je suis parti d’un semi-remorque et je peux maintenant réserver une camionnette avec hayon, ça progresse donc dans le bon sens. Ce qui me fait un peu peur c’est le prix du trajet en bateau des passeurs, va falloir sérieusement négocier ou apprendre à sucer des bites. Surtout quand je vois le tarif pratiqué juste pour faire le tour du lac de Gérardmer….imagine la traversée de mon bled à l’Antartique….mouai mouai plein de bites à sucer…j’ai bien compris la méthode du truc mais je ne suis pas encore passé à la pratique….si jamais t’as un plan pour payer les passeurs sans pognon hein….oh et puis la gueule des bateaux aussi…je sens que l’on va jouer à un truc du genre pince-me et pince-moi sont sur un bateau, pince-me tombe à l’eau, qui reste-t-il sur le bateau ?...


mercredi 4 juillet 2018

STOP


Alors on y est, c’est fini ?!!!! Ce n’est pas un hélico qui va m’enlever d’un mauvais trip, je viens de me réveiller dans la cour des promenades et je cours sans freins vers les barbelés, qu’importe les blessures, j’y vais. De toute façon à l’entrée on m’avait crevé les yeux juste pour s’amuser. Aujourd’hui on ne me demande plus de ne rien voir mais seulement de fermer ma gueule, impossible de raconter ce que je ressens, interdit ! J’ai promis. Je ne pensais pas qu’un jour on m’arracherait la langue pour que je ferme ma gueule à tout jamais. Bah c’est aujourd’hui. Bon pour le moment j’ai encore deux trois doigts qui fonctionnent, les seuls que je n’ai pas défoncés au marteau ou écrasés dans l’étau. Alors j’écris ce dernier texte entre champagne et apocalypse. J’ai quand même l’impression d’être un putain de super héros en quittant Facebook comme ça. Mais en fait Facebook a jeté la clé de ma cellule le jour où je m’y suis inscrit. Depuis atteint du syndrome de Stockholm je navigue sur ces posts, j’y pose mes toiles multicolores et je bouffe les angles jusqu’à la prochaine insulte. Plus je publie plus j’ai l’impression de ne pas être compris, je n’étais pas là pour y faire défiler une nouvelle série des Simpson et vous faire rire, je n’étais pas là pour écrire des histoires pour vos enfants, je n’étais pas là pour m’amuser en fait, j’étais ici pour percuter les âmes endormies, j’étais ici pour déverser le peu d’humanité que j’avais encore au fond des tripes, j’étais ici pour libérer mon inconscience, j’étais ici pour choquer mais vous n’y avez vu qu’un pauvre type amusant. Allez tous vous faire foutre. Mes cahiers sont plus empreints à m’écouter, à débattre. Je ne vais pas seulement disparaitre de cette prison, je me casse définitivement de ce monde. Je vais m’enfermer mais cette fois-ci je connais le type qui a les clés. Facebook est une belle saloperie d’endormissement des esprits, mais j’y suis addict. Partir d’ici…..j’ai comme l’impression de partir en mission indéterminée dans une base secrète d’Hitler au Pôle Nord….Alors c’est fini, je me casse, portez-vous bien, soyez forts et très cons, ça peut aider à rester vivant ! Je ne reviendrai plus sur Facebook, mon compte va polluer la toile pendant quelques jours il me semble si j’ai bien tout compris. Quelques malins vont me retrouver au bout de quelques mois ou années, mais sinon je serais sur les chemins en pleine forêt avec mon chien, certainement en train de parler aux oiseaux, une bouteille de vin dans la main, titubant en insultant les fourmis qui n’arrêteront pas de me faire des croche-pattes. Scrrrriiitreoiung………..STOP allo papa tango charlie…………gzziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. !!!

lundi 2 juillet 2018

PENALTY QUOI !!!!!!



Grosse pute….ptit con….pouilleux….connasse de ta mère….branleur….salope…. en bref hein….ce doit être à peu de chose près ce que les enculés de connards qui sont derrière mon panzer m’ont lâché aujourd’hui à 7h33 et 16h47 sur la D112. Pourquoi tant de haine hein….bah à cause de mon limiteur de vitesse, truc de ouf s’il en est, impossible de dépasser cette vitesse, alors forcément ça énerve. Et dire que je fus un des premiers à crier au scandale sur cette nouvelle limitation de vitesse, la fameuse limite du 22,222222 m/s (ça ne s’invente pas….si t’as pas connu la Cibi tu ne peux pas comprendre). Mais en fait quel bonheur, ce matin j’ai déjeuné tranquillement devant mon tableau de bord, j’ai cherché la meilleur zik sur mon bordel ultra connecté, j’ai chanté, j’ai enfin entendu un album complet des White Stripes en allant bosser, je me suis brossé les chicots, j’ai même eu le temps de faire la vaisselle et laver mes slips en même temps, j’ai lu le journal…..bref que du bonheur….et les autres débiles qui s’excitent derrière moi à me coller au cul, à mon avis ce ne sont que des frustrés parce qu’ils n’ont pas de lave-linge dans leur bagnole, bande de nazis, ouai ouai aussi, ceux qui collent au cul des bagnoles sont des ptites merdes de nazis blancs sans couilles, car bizarrement quand ils me doublent et que je leur tends un doigt bien haut ils tournent la tête, d’ailleurs à ce sujet ça m’amuse de prendre la bagnole de ma fée,  une vraie bagnole de poufiasse, une Mini Cooper avec le tableau de bord qui s’éclaire en rose fluo mais avec 140 bourrins gonflés au kérosène pour 953 Kgs, c’est une putain de caisse la Mini….et tu as les supporters de foot derrière le matin avec leurs rétros gainés d’un pyjama bleu blanc rouge et un drapeau qui sort des vitres arrières, ceux-là tu les reconnais de loin, en règle générale ils ont une Xsara grise pourrie ou encore une Golf III TD bleu marine, bref ils sont derrière moi avec ma bagnole de pouf et ils me collent au cul genre j’y place même pas leur ptite bite et ils s’imaginent déjà impressionner la super gonzesse au volant d’une Cooper…..au moment de doubler et quand j’accélère et qu’ils voient ma tronche de gros connard barbu bizarrement ils baissent la tête, certains tentent le combat….peine perdue…..j’adore ça. Mais stop les conneries maintenant, grâce au type pour qui les punks de mon pays ont voté je peux rouler pépère, à 22,222222 m/s, vitesse moyenne d’un scooter bridé. Et le soir en rentrant du boulot là c’est le panard, j’ouvre deux bières de 50 cl, je mate un film de cul sur l’écran du gps (si si c’est possible suffit juste d’avoir un peu d’imagination avec la voix de la nana qui me dit mets la sur la gauche, dans 2 minutes mets la à droite), enfin je peux balancer mon joint par la fenêtre sans qu’il revienne cramer mes tapis de derrière, j’ai même tenté un gros molard bah niquel il sort et ne me revient pas dans la gueule, j’ai fait une partie à 6123 points du jeu le serpent de mon I-Phone 27 j’ai carrément battu mon record quoi, j’ai fait un selfie avec un corbeau qui volait juste à côté de ma portière, j’ai fait un scrabble mais manque de temps j’ai pas réussi à placer un mot compte triple « zavapaslfairezouzou ». Arfff j’ai vraiment hâte d’être à demain matin pour écouter le triple album Sandinasta des Clash. Pour moi ce 22,222222 m/s c’est juste du bonheur, je ne suis plus dans mon panzer, je m’évade, je suis un autre homme……à qui Philippe a coupé les deux couilles mais finalement je me sens intégré dans votre pays, un pays de pauvres merdes sans couilles qui gueulent vive la révolution depuis 2017… HA HA HA HA HA HA HA HA

dimanche 24 juin 2018

ET DE CINQ ET JE N’AI JAMAIS SAUTE AUSSI HAUT

J’ai quand même l’impression d’être moins considéré qu’un clébard lépreux dans ce monde de merde, sans rire avec tous ces défenseurs des zanimaux, ces défenseurs des meules de foin, ces défenseurs de la nature, ces défenseurs des femmes emprisonnées dans leur mini-jupe, ces défenseurs des homos qui ne s’assument pas, ces défenseurs des douaniers, ces défenseurs des cailloux morts sur l’autoroute, ces défenseurs des couilles molles au pouvoir, ces défenseurs du plastique liquide dans les Q7, ces défenseurs de la connerie…..oh putain j’ai une âme du triste dans ce monde de merde. Yououououuuuu coucou j’existe aussi, allô quelqu’un m’écoute ou quoi ? Eh oh attention avec ton camion chargé de cochons mutilés pour l’abattoir, je suis là fais gaffe, mais merde oula mais il va m’écraser…alors même si je voulais l’exploser c’est juste impossible, il a un autocollant des défenseurs des camions qui écrasent les gens…bon bah vas-y écrase moi connard puisque tu as ton autocollant, faudrait pas que tu me fasses un procès …. Trop d’enculés dans la société qui manifestent juste pour exister. Aux quatre coins du monde (Nancy- St Tropez – Toul – Bayon) j’ai demandé à quelques gens de me dire ce qu’était pour eux le summum du bonheur. Bah vlà les réponses, ha ha ha quand j’ai demandé que Vinquarius revienne me chercher ce n’était pas pour déconner bordel, alerte alerte alerte, je ne les comprends plus. Alors pour les gens interrogés le bonheur c’est les voyages en short dans un pays bleu blanc rouge mais paradisiaque, des superbes bagnoles inconduisibles, défoncer le cul de Brigitte devant Manu (ce n’est pas moi hein le Manu, c’est le Prez) qui se branlerait en criant vive les riches, des maisons à cinq étages avec à chaque étage une piscine et même des piscines dans les piscines, la puissance et l’argent…..C’est bizarre mais à chaque fois personne ne m’a demandé mon avis, ce que je voyais dans le bonheur. Bah puisque tout le monde s’en branle je vais juste te le balancer comme un kamikaze avec une casquette Nike à l’envers. Je m’imagine un lundi midi avec quelques amis, devant un brasero et une chaleur mortelle, sur ma terrasse à contempler un bout de viande se faire griller la couenne sur mon barbecue avec une bouteille de vin dans chaque main. De temps en temps cracher sur ce bout de carne et finir par le bouffer en hurlant qu’on est de sacrés enculés. Picoler sans rien dire mais juste hurler. Se choper dans le gazon en mode combattant zadiste, se casser la gueule et repicoler. Renverser les cendres du barbecue sur le chat du voisin et se retrouver devant la télé à regarder une vieille série télévisée, bah tiens Colombo pour ne prendre que la meilleure. Mais là le vrai bonheur pour moi serait de pouvoir me réveiller avant tout le monde et écouter mes potes et potesses ronfler comme des gros porcs, les regarder comater affalés dans le canapé, voir mes cons de potes punks se reposer au moins un instant chez moi….enfin fermer les yeux de nouveau et ronfler aussi. Ouai pour moi le bonheur serait ce moment de fraternité. Bon bah voilà, demain c’est lundi….et je vais aller bosser….

samedi 23 juin 2018

25 FÉVRIER 1969


Je n'ai pas forcément envie de dire stop, c’est juste que j’aimerai que cela s’arrête, une fois, deux fois, trois fois, juste parce que je suis capable de dire stop et que l’autre enculé que je suis est capable de corriger la réponse, une fois deux fois trois fois. J’ai même un doute le jour où j’irai voir les anges je pense que je suis capable de me couper mes ailes. Même devant un TER je suis sûr que j’arrive encore à passer sous le train. En fait je suis enchaîné à la tristesse d’être moi, à la merci de ma propre volonté, je me fais front et après je suis à mes pieds. D’où vient tout ce merdier ? Février 1969….bah fais le calcul….je pense que mon père à giclé dans une bagnole juste devant une barricade avec la musique à fond. Mais aujourd’hui c’est vraiment l’enfer. Je ne te remercie pas papa. Engendrer un fils qui traverse son esprit en se cognant à 951 km/h plusieurs fois par jour, qui se jette des lames de cutter sur les bras, qui se noie toute les nuits les yeux ouverts, qui ne supporte aucun bruit, qui n’arrive même plus à déverser quelques mots dans une conversation tant le bruit de sa langue lui fait mal, qui absorbe le moindre mouvement dans une foule….papa !!!!! Papa je n’arrive même plus à entendre les sons correctement, j’entends tout mais n’importe comment, tout est distordu mélangé mâché recraché et je ne comprends plus rien du tout. J’en suis arrivé à un point papa où je mets des bouchons d’oreille en pleine journée…mais c’est pire !!!! Papa je fais quoi maintenant hein ? Alors j’ai fait médecine, puis un peu de droit pour finir range cartons. Tu es fier de moi dis-moi ? Alors je mets la musique trop fort pour ne plus rien entendre autour, je m’enferme dans mon 7ème sous-sol et j’attends craintif, et puis une porte s’ouvre et il faut que je dise merci encore. Tu sais papa j’écris un livre, j’ai relu le début c’est pas mal du tout sauf que je viens de tout brûler dans un brasero, c’est foutu du coup. Papa j’ai aimé un homme, puis des femmes, puis une femme, puis moi et maintenant je déteste tous les hommes et toutes les femmes. Ils m’ont fait du mal, encore aujourd’hui tu sais. Je ne crois plus en eux, je crois en la mort, douce et patiente, tu sais celle qui m’a capturé le jour de ma naissance, et encore deux fois dans un hôpital pour mes trente ans, jamais trois sans quatre…hahaha. Alors j’attends papa, je laisse se poser sur mes mains des papillons, j’embrasse des arbres, j’observe les fleurs, je caresse mon chien, je me casse la gueule sur des rochers, je laisse ma fée me soigner en pleurant, j’essaie de tuer des chats, j’écris tout le temps, je regarde la météo, je me raconte des histoires mais je ne les écoute jamais, je suis poli, je mange ma soupe et je fais des rêves qui ne se réaliseront jamais. Tu m’as construit écorché et là j’ai besoin que tu poses tes mains sur ma tête pour me calmer, tu sais comme quand je faisais des cauchemars au 15ème étage d’un immeuble sans âme, j’ai besoin que tu me guides vers la fin, j’ai besoin que tu me dises vas-y lâche prise et jette toi, définitivement. Alors comme tu ne me dis rien et que tu t’en branles finalement de ma pauvre vie je vais aller me coucher et pleurer un peu, mais en mode étouffé, il ne faut pas que je réveille ma fée, elle dort bien, je ne sais pas si elle est heureuse mais elle dort bien. Moi je ne sais plus comment ça fait de dormir bien depuis longtemps, papa j’aimerai avoir 9 ans et que tu me caresses les cheveux pour m’endormir mais ce soir encore je suis tout seul avec l’autre moi qui fait que m’embêter. Papa aide-moi !

dimanche 17 juin 2018

LE FOOT – ÉQUIPE DE FRANCE




Ha ha comme c’est bon !!! J’aurai mis un titre genre PSYCHANALYSE DE L’URION au pire j’aurai eu un clic ou un j’aime, là je tape le titre en mode journaliste français baisé par macron j’obtiens au minimum 250000 clics et …un j’aime. Vive le foot !!! Allez hop deux j’aime ! Vive l’équipe de France !!! Allez hop trois j’aime. J’aime macron !!! Allez hop six j’aime ! Finalement c’est facile de se faire aimer. Il suffit juste d’être dans les bons quotas et d’être une bonne pute qui suce bien. Pourquoi tous ces mots méchants ? Bah parce que l’espace temporel que la planète Vinquariol m’a autorisé vient d’expirer, j’ai reçu l’ordre de rentrer à la base, j’attends d’un moment à l’autre le Vinquarius, je pense que ce sera ce soir quand les limaces seront grises, et hop je disparais définitivement. Alors physiquement parce que sur Vinquariol il y a quand même internet et je vais bazarder quelques textes réchauffés vu que je ne vais plus avoir trop le temps d’écrire. Et ouai sur Vinquariol l’espace-temps est réservé à la vraie vie. En même temps il était temps qu’ils viennent me chercher, je ne comprenais plus rien du tout sur votre planète. Je termine donc mon existence parmi vous sur une note un peu amère car je n’ai pas eu le week-end dont j’avais tant rêvé avant de partir, mais je retiens quand même deux évènements, ou plutôt deux humains, une superbe rencontre avec un humain charmant, gentil, simple et terriblement doué, Monsieur David Zaro ! Rencontré au hasard d’une téléportation de roulotte de Karotte et revu lors du terrible RAA N°5 où une fillette a marché dans une crotte de chien toute fraiche en nu-pieds. Ce photographe mis à part son talent de dingue est un putain de photographe talentueux. Non content de téléporter des roulottes à huit bras équivalents, il arrive à me téléporter à travers ses clichés, ses angles, ses acrobaties. C’était LE photographe à rencontrer lors de ce Rosières Aux Artistes N°5. Ah oui et le deuz alors ???? Bah le deuz c’est Franck Racket, certainement un type d’une autre planète aussi, une guitare, un ampli, un sourire, une belle gueule et d’une gentillesse….ouai c’est sûr qu’il n’est pas de votre planète c’est clair et certain. Si sur mon code pin de chez Vinquariol on m’avait autorisé de pogoter, je pense que dans le jardin du RAA N°5 j’aurai fait fumer les tapis rouges et oranges. C’était une heure de pur bonheur ! Et le type il finit son set en te disant « gros bisous ». Bah là sur le coup j’ai bien compris qu’il n’était vraiment pas de votre planète, parce que d’habitude j’entends « mother fucker » ou « suck my dick » pour nous remercier d’avoir écouté mais là le Franck Racket il dit gros bisous. Ce type je l’ai revu le lendemain, ce jour donc, à la Broc’n’roll, même que le régisseur général a calé son mégatune au bout de huit minutes croyant que juste quinze seraient suffisantes, bah quinze moins huit il était un peu en avance le gars. Le décalage horaire peut-être ? Bref on a eu droit quand même à quinze minutes. C’était trop peu, trop peu pour moi qui découvrais une deuxième fois un Franck Racket superbe. Merci mec c’était génial. Voilà il est temps pour moi de faire mes bagages, ça va être vite fait, je ne rapporte rien de votre putain de planète, juste quelques photos virtuelles bien ancrées dans mon cerveau, le reste j’en ai fait des frites ou des chips, bref un truc que les footeux bouffent devant leur écran LCD. Arff sinon aussi, il y avait les Rock'n'child, rien ne vaut leur bonne humeur, allez hop ça j’emporte aussi avec moi. Ah oui j’emporte aussi avec moi un type qui fait des Art’i, il me fait trop délirer. Ah merde j'ai oublié le papa Jazz Manouche extraterrestre avec ses minots extraordinaires, là pour le coup c'était un vrai moment de méga folie musicale, avec des amis italiens qui viennent partager les cordes, ça j'emporte avec moi c'était vraiment vraiment très très bon, ah punaise j'ai adoré. Par contre que dire du pain avec des feuilles de salades dedans, j’ai bien tenté de devenir vegan chez vous du coup la proximité de l'eau a fait que mon saumon s'était baré et n'est jamais revenu... Enfin bref merci pour tout, merci surtout de n’avoir rien fait pour me retenir, c’est bien cool de votre part, les adieux sinon auraient été insupportables.

lundi 11 juin 2018

UN CUTTER UNE VEINE ET UN COLT.....ET UNE BIERE S'IL TE PLAIT


Ahhh mon God, doux Jésuce, mais quelle honte !!! Nan mais cette façon de démanteler un camp de migrants mais sérieux mais wowwww quoi quelle honte. Put the bulldozer on the tente quechua lààà ! Oh mais i’m chocking seriously, na mais franchement plus terre à terre, l’autre il a bousillé des tentes quechua deux secondes en moins de deux secondes. Nan mais il sait le prix que ça coûte lui ? Honteux ! Et dire que ceux qui soutiennent les migrants ont voté Macron, oh putain la merde de boomerang tout plein de caca. Ah bah moi je ne rattrape pas, j’ai voté ailleurs, j’ai déjà bien assez de mal avec tout ça, tu sais le caca. Les pauvres tentes quechua sans rire. Enfin bref, et quand je pense aux logements que les macronistes avec leur grosse carotte dans le cul offrent aux migrants…pfiouuuu entre les tentes deux secondes à 99 € qui finissent sous un bulldozer et les logements réquisitionnés et les 300 €/mois et la bouffe et les fringues et les viols vide couilles gratos dans les gares …bah ma calculette a beugué . Ah sinon j’ai vu d’autres images ce soir, comme les amphis en état d’illégitime défense, genre la commission de sécurité ne dit rien là ? Parce que des amphis prévu pour 500 puceaux on passe à environ le double pour le même prix à la pompe. T’as vu la gueule des universités toi !!!! Les pauvres gosses franchement, faut vraiment avoir envie d’étudier et de devenir chômeur après hein ! Parce que si ils n’étaient pas trop cons, ils pendraient deux trois bébés sur des balcons et direct ils deviennent ingénieur ou mieux…président !!! Nan mais les amphis ça ressemble vachement plus à des favelas qu’à des salles de cours quoi ! Alors ça et les toiles de tente quechua j’en ai pris plein la gueule ce soir sur la toile. Sinon je propose quand même, malgré la polémique sur le port d’arme, que toutes les filles portent une arme à la ceinture en mode Bruce Spencer et que dès qu’un enculé devient un peu trop relou…bim une bastos dans les couilles et au suivant. Parce que je commence à en avoir marre de voir nos pauvres nénettes flipper à chaque coin de rue mal éclairée. Là ça me gonfle sérieusement. Un colt à la ceinture de la mini-jupe point final. Et quand je vois les pauvres étudiants en manque de logement, qui dorment dans leur bagnole, mais je suis au bout de ce que je peux supporter en fait, mais ce n’est pas la peine de leur donner un diplôme d’histoire appliquée ou de mathématiques quantiques sérieusement, mais plutôt la légion d’honneur avec un petit kit de survie tout neuf en cadeau. Allez faut que je me calme, mais le prochain qui me parle en mode ohh les pov migrants je l’explose à coup de doc’s, parce que même si ceux-là en chient (et pour rien au monde je ne voudrai vivre ce qu’ils vivent, quitter le pays, se retrouver sans rien….…ohhhh non), en pure paternel je reste quand même dans l’effroi quand je vois une petite nénette de 20 ans qui fait à peine 45 kilos, qui dort dans sa bagnole toute seule et bouffe une merde de kebab froid tous les trois jours faute de tunes et qui en plus doit étudier dans des conditions à peine humaines dans les amphis et que dans le même temps il y a des fils de putes qui se battent pour que des gens venus de nulle part aient un logement convenable avec un repas halal qui va bien et tout ça gratos…désolé mais je vais exploser sérieux ! Alors vas-y, traite moi de facho, de tout ce que tu veux, mais regarde un peu où en sont nos jeunes et commence vite à te poser les bonnes questions, car ces jeunes qui en chient tous les jours, à qui on refuse des logements décents, à qui on refuse une inscription à la fac, qui se retrouvent dans la merde, pose toi la question de leur futur vote. Et ouai mec, demain ils voteront pour eux et rien que pour eux, alors je pense que tu fais vraiment fausse route en te la jouant en mode abbé Pierre. On comptera ensemble les suicides de nos jeunes un soir à l’apéro hein ! Putain je ne voulais plus m’énerver, fait chier.

samedi 9 juin 2018

LA BOITE A MUSIQUE



S’il suffisait que l’on me pousse pour que je passe le long de ce lac isolé, pris dans mes terreurs nocturnes, avec un torrent de boue séché, définitivement attaché à la terre par un fil de fer invisible mais bien solide. Je crois que je me suis endormi, ohhh juste un instant mais suffisamment pour m’échapper et croire que j’étais ailleurs, mais le réveil n’en est que plus dur finalement. Du coup j’ai décidé de ne dormir que quelques minutes par-ci, quelques minutes par-là, un peu comme un chien sur un tapis de pierres acérées, histoire de n’avoir qu’un œil lancé dans l’oubli et l’autre dans la bataille. Plusieurs fois ma fée m’a déjà dit de ne jamais sortir la nuit comme ça, sans raison, tout seul sans moyen de me joindre, je suis capable de marcher des kilomètres comme un marcheur marathonien à la quête d’une victoire sur la première marche du podium, ma vie à la campagne me permet ce genre de trip, le risque est de rencontrer des sangliers, au pire de finir renversé par un chauffard, mais jamais être emmerdé par un enculé qui viendrait me taxer une clope ou un autre pour me sucer la bite pour vingt euros. Je deviens l’être de la nuit, la nuit invisible pour tous ceux qui restent dans la lumière des villes, trop apeurés de s’aventurer à la lueur d’une lune oméga, la plus faible, la plus vulnérable dans la meute. C’est quasi aveugle que je pars sur ce chemin et mes sens sont au plus forts dans le tourbillon de ma terreur. Chaque son, chaque souffle, chaque étincelle deviennent comme une évidence, comme la canne blanche. J’ai souvent très peur, mais jamais peur d’être où je suis, juste peur que ma fée se réveille et constate que je ne sois plus là, oh maintenant  elle a compris, elle prie en silence et essaie de se rendormir, je reste persuadé que de temps en temps elle lance son bras de mon côté de lit et qu’elle soupire de désespoir en constatant que je ne suis pas encore rentré, mais je suis toujours rentré, oh oui, pas toujours en bon état, des fois écorché jusqu’au sang après une chute incontrôlée, des fois terrorisé par trop de pensées, des fois apaisé, mais je suis toujours rentré. Cette nuit j’ai frôlé ce lac, terrifiant, noir profond, celui qui s’oppose fermement à la couleur, j’ai senti son attirance à me noyer solitaire, j’ai tapoté du pied sa surface suspendue dans l’éternité immobile, j’ai suivi son ellipse naturelle une fois, deux fois et je suis parti écœuré, j’avais vraiment envie de le traverser debout en marchant sous l’eau sans respirer, j’en ai même pas eu les couilles. Alors oui je ne rentre pas tout le temps intact de mes virées nocturnes. Il me semble que ma fée m’a dit un jour qu’elle pourrait me quitter à cause de mes dangereuses sorties, qu’elle ne supporte plus de s’inquiéter comme la femme d’un pilote de Formule 1 qui prendrait le départ avec quatre grammes, mais finalement quand je lui raconte l’histoire de Schumi elle me regarde avec la tête de Bambi devant le corps froid de sa maman, désespérée. Mais avec l’alcool c’est un des seuls moyens que j’ai trouvé pour me détruire rapidement. Les deux combinés restent une expérimentation que je répète plusieurs fois avant de déposer le brevet. Ce soir en repartant de ce lac il y avait ce renard qui me suivait, de très loin, nous nous sommes fait un signe de la main et il m’a crié « salut mon loup » j’ai répondu « salut mon renard ». Finalement c’était bien, une belle balade nocturne….
Emmanuel MINI – 09/06/2018- (yo ça fait trop classe de signer genre en mode artiste triste…ha ha ha ha et ha ha aussi)