dimanche 10 octobre 2021

LES SOUPES


Ce dimanche après-midi je suis allé jouer au golf avec Pierre Jean Dubeau De La Treille et arrivé au practice nous avons constaté que les pneus de la voiturette étaient dégonflés. Là déjà ça commence mal, nous sommes allés voir le responsable du matériel et lui avons passé un petit coup de semonce à cet ouvrier incapable. Je ne rigole pas avec ces futilités, c’est un truc à te pourrir ton dimanche aprem quoi ! Nous jouions fort, pas de vent pourtant, mais les divots s’enchaînaient. De plus nous étions confrontés à des eaux fortuites ce qui est inadmissible sur un parcours de cette qualité. Ces espèces de sous gens qui s’occupent des greens ne sont plus à la hauteur de la qualité de jeu que nous émanons. Des espèces d’ouvriers avec au pire un CAP de coupe à gazon qui ne sont même pas capables d’abattre trois brins d’herbe avec une machine…pffff ça me désole. Bref nous étions à l’adresse du 9ème et en me penchant je vois que le grain est dans le mauvais sens du shot, là j’ai explosé, j’ai chopé l’espèce de trou du cul avec son tracteur et je lui ai shooté la tête avec un fer 8, direct en pleine face, Pierre Jean était dubitatif, excité avec un sourire à mi- lèvres et s’évanouissant quand l’espèce d’ouvrier est tombé au sol avec les yeux sortis de leur orbite. J’ai tenté dans un sursaut de volonté de passer un putain de bon dimanche aprem, de profiler un par vers le trou et tu sais quoi ???? un putain de renard avait chié dans le trou, si si, je ne comprends plus rien à la vie, comment peut-il manquer de respect comme cela, j’ai remis un coup de club au fer 8 dans la gueule de cet ouvrier en lui ouvrant le crâne en deux. Ah quel bonheur, je kiffe mes dimanches aprem avec Pierre Jean, de la douceur, les oiseaux qui chantent, le green tâché de sang et mes godasses bonnes à foutre à la déchetterie…ah merde j’ai oublié d’aller à la déchetterie. Euhhh ma fée tu veux que je fasse le ménage ? Bon bah ok, j’irai jouer avec le chien si tu veux après hein ? ! Balayer le sous-sol ???? Bah pourquoi pas, c’est pas comme si je jouais au golf …..
Madloonflayed©-2021 – Comme je lui ai éclaté la gueule à l’autre là….hein c’est vrai dis ??!!!!

 

vendredi 8 octobre 2021

NO HANDLEBARS

J’ai ouvert plus de mille livres, je peux écrire plus de mille pages, je peux chanter, danser et puis rire, ce soir je suis retourné dans ma forêt, celle où je suis né, où j’ai construit une cabane, celle où je me suis branlé sur un magazine de cul, où je mangeais des trucs bizarre, ce soir je me suis promené, j’ai fait quelques kilomètres, en pleine forêt. J’ai parlé aux arbres, la crise est partout, tu sais qu’il n’y a pas que le Covid, il y a des arbres qui meurent aussi, ils ne sont plus adaptés à leur environnement, deux cents ans balayés par un insecte, par une sécheresse, par l’homme. Et tu t’affoles quand tu tousses ? Attends de ne plus pouvoir respirer. Ce soir je me suis baladé en forêt, j’ai parlé dansé et puis ri. Que ces gens sont cons, incapables d’apprécier une feuille, ils ne savent même plus à quoi ressemble une feuille de chêne, quel fruit et pourquoi. Ce soir je me suis promené en forêt. J’avais l’espoir de ne rencontrer personne, pas de déménageurs, pas de skateurs, pas de profiteurs, je pensais vivre seul. J’ai croisé une espèce de connard connecté à tik tok avec la gueule grand ouverte, une sorte de bipède complétement con. J’ai eu une envie de meurtre…Ce soir j’ai suivi mon rêve en forêt. Je suis monté au sommet d’un ami, cet arbre, ce bel hêtre, un ami. J’ai attaché ma corde à ses branches vigoureuses, pleines de vie, j’ai regardé un tuto sur tik tok pour les nœuds coulants, j’ai sauté dans le vide et la bride m’a secoué et privé d’air. Je me suis promené ce soir dans ma forêt, pas si loin des connectés, le corps balançant dans des soubresauts incontrôlables, mon hêtre tellement fort et moi sans résistance. C’est si bon d’être vivant, je ne vous aime pas, votre vie est un holocauste. Ce soir je me suis perdu dans cette forêt………………..
Madloonflayed©2021-sans filtre, sans envie, sans vie, sans v, sans…..sa…s….biiiiiipppppppp appelez le docteur que diable !


vendredi 24 septembre 2021

UN BALLON DE FOOT PRIVE D’AIR DANS UN CADRE PHOTO



Nan mais plus personne ne veut rouler dans une grosse bagnole, peut-être encore quelques américains accrocs à l’alcool. Le plaisir de sentir le rugissement de la bête, pour quoi faire, ils sont tous devenus sourds. Ces débiles sont accrocs à leur IPhone 29, connecté direct au vélo, à leur bagnole sans couple, sans vie, sans âme, sans sensation, mais elle ouvre les vitres quand il fait chaud et les ferme quand il fait froid, ou le contraire ça dépend si tu as tout bien programmé et si il n’y a pas eu un bug. Ils branchent leur bagnole ces débiles comme ils branchent leur portable, ils sont heureux, tout ça produit par l’EPR de Flamanville, enfouissement de merde et tout le merdier qui va avec ils s’en branlent ces écolos de mes couilles. Vas-y dépasse les 30 km/h avec ton vélo électrique et tu vas voir ce qu’il va te tomber sur la gueule, merci Hidalgo, c’est un joueur de foot cette conasse au fait ? Même les oiseaux sont perdus, se faire buter par une voiture sans bruit ou par un gros pick-up diesel ils hésitent les piafs, il y a une limite à l’humiliation ! Ces conards regardent Mad Max en full hd sur leur écran et pleurent à la moindre coupure de courant… Les nouveaux guerriers quoi, stop je ne joue plus il y a une panne de courant, peux pas faire la guerre désolé. L’écologie, l’absolue vérité, des batteries par centaines de milliers qui finiront dans le désert au Maroc, on s’en branle c’est le Maroc. Tu as déjà vu un désert rempli de batteries à Paris ? Non alors ferme ta gueule, l’électrique ne pollue pas. Et tu les vois dans des séminaires en pleine forêt en train d’enlacer les arbres, ils sont tous venus sur le parking en tesla, le coach demande d’éteindre les portables, pour les plus rétissants c’est direct un rdv chez le psy, faut pas déconner hein. Rouler dans une bagnole gavée par un V12 est beaucoup plus dur à accepter que de voir quelques sous-marins NUCLEAIRES s’envoler dans un fuck magnifique. Gérer les priorités diplomatiques. Ouvrir une portière, se mettre derrière un vrai volant, tourner la clé et entendre le moteur, rouler vers la colline, vers un coucher de soleil, fenêtre ouverte, laisser le moteur hurler, mettre une cassette audio de Rock, fumer une vraie clope, boire une vraie bière, rouler rouler rouler rouler pour enfin avoir le plaisir de rouler… Vas-y maintenant ils vapotent, parlent à leur montre connectée, calculent la moindre calorie bouffée en prenant l’ascenseur, comparent la couleur de leur Zoé, s’émerveillent du moindre post de leur copain copine qui vient d’avoir un chialeur en rentrant en bus…ils ont perdu les grands espaces, ils ont perdus le sens de la réalité, ils vivent parce que les autres vivent, ils calculent les centimes d’euros que leur coûte les transports, ils ne savent même pas ce que veut dire V8 bordel. J’ai envie de finir ma vie dans une de ces bagnoles, une Mustang de 69, rouler vers le sud, le long de la mer, vitres ouvertes et hurler allez tous vous faire enculer. Greta qui ?
Madloonflayed©-2021 – dans l’espoir d’en posséder une enfin, et je pense que ça va se faire bientôt….à suivre.

 

vendredi 16 juillet 2021

QUI VEUT DU FROMAGE


Alors tu es prêt pour ton voyage initiatique, entre cette mouche qui te colle la bouche et qui t’excite et les relents de ta mauvaise haleine. Ton voyage inerte dans un bonheur indéfinissable d’être une sous merde à la solde de l’état, un voyage comme dans un rêve sauf que la mouche est une mouche à cadavre. Une mouche à merde. Alors plus personne ne doit respirer, plus personne ne doit vivre cette vie, et pourtant tu cours comme une pute harcelée par son mac sur la Place Stan pendant la projection des sons et lumières et surtout à vingt heures quand l’autre te fait croire que tu es le plus fort et que nous autres sommes la peste. Je croyais un jour que tu avais dit « entre la peste et le choléra… » Alors c’est le temps du plaisir, le plaisir d’être différent et supérieur, le temps que je te dise au plaisir de te revoir même si je sais que je ne le souhaite pas. Mais je t’avais promis un voyage, un voyage hors du temps présent, un voyage accroché à un drone au-dessus de ton lit où tous les mots s’envolent sans prendre de selfies. Un voyage où la seule interrogation serait mais où je vais ? Alors voilà je te promets le ciel au baiser de ma bouche, je te promets le miel à ma main qui te touche…nannnn j’déconne, en même temps c’est dur d’être vivant hein. Nan mais sérieusement, ce serait plus cool que l’on se retrouve tous dans un dessin animé, une carotte dans le …à la grignoter ensemble et demander conseil au docteur, euhhh quoi d’neuf docteur. Ce voyage où il serait plus simple de vivre sans les mots, les mots qui blessent, juste toi et moi à se regarder, à comprendre que j’ai…envie de faire caca. Ouai je sais le voyage a tourné court, mais fallait que cela sorte. Il faut absolument, sachant que la réalité est hors du temps présent, que l’on s’offre une caravane pliante en toile et que l’on y vive sans poisson, sans vie, sans viande mais avec des patates et de la marijuana en jardinière. Il faut que nous arrivions à nous inventer des histoires pour pouvoir voyager et surtout pas en blablabus. Il nous faut de la littérature, des livres, des jardinières aussi et du terreau, des épaules qui ne sont pas fracturées par une chute à la con, un bus aussi, une guitare à fond plat, personne et de la salive. Un voyage toi et moi, en harmonie, tous ensemble tous ensemble eh eh. Nan mais là c’est mort, c’est bon j’arrête d’écrire la mine HB est encombrée. Je veux des fleurs, des tomates rouges. Je te veux aussi, toi qui me dévisage comme un handicapé à quatre bras, je veux que l’on vive ensemble, sans toute cette merde, sans virus, sans vaccin, bah sans rien en fait puisque toute notre vie se résume à un virus et un vaccin. Tu vois où je veux aller, c’était hier, j’avais encore mon loulou poilu et des amis. Je t’avais toi, toi qui lit cette merde ce soir ou demain. Tout a été balayé par la lave de mass médiasse, comme le cochonnet quand tu essaies de dégommer la boule la plus proche mais c’est toujours le cochonnet qui dégage, je t’avais mais tu as préféré me laisser, je suis la peste et le choléra, tu es le royaume. Tu n’écoutes même plus de musique, tu ne vas même plus dans une salle de concert sans te fourrer les narines dans ton QR code, tu as oublié de vivre (putain Johnny c’est bon là hein). Tu ne veux même plus monter à bord de mon bateau, c’est vrai que je tousse et pète, mais quand même. Me voilà tout seul, comme je l’avais voulu dans mes plus profonds délires. Alors je ne sais pas si tu es prêt à voyager sans moi, fais gaffe quand même en courant après le gibier dans cette forêt car tu risques de lâcher un petit « oupssss » en éclatant tes Vans contre une souche et en t’écrasant la gueule dans la terre.

Madloonflayed©-2021- Et moi qui croyait qu’il y avait que les chinois pour reproduire en million d’exemplaires la Joconde…

 


mercredi 14 juillet 2021

HEIL MACRON


Tu te rappelles le jour où nous avons tous été confinés, le seul truc que t’avais le droit de faire c’était d’aller faire tes courses, tous non vaccinés bien sûr, mais là au pire de la pandémie ça ne t’a jamais posé de problème, j’ai même vu ta gueule à la caisse le masque en dessous du nez. Aujourd’hui  bien moutonné avec les ordres de Heil Macron, tu décides de viser comme un sniper en Irak un non vacciné qui serait à côté de toi à la caisse du Super U ? Tu te rappelles aussi quand tu me pétais les couilles à sortir sur ta terrasse à 20 heures pour applaudir les soignants non vaccinés bien sûr mais qui tentaient de sauver ton cul de futur vacciné. Maintenant tu lèves la tête plus haut que ton cul en montrant du doigt les non vaccinés de soignants en priant qu’ils se fassent virer. D’après les stats pipées par mass médiasse, il parait que 40% des soignants seraient vaccinés et que bien entendu le reste ne le souhaite pas. Je me demande aujourd’hui, suite à la menace de Heil Macron de faire exécuter sur la place de la République les non vaccinés, ce que tu vas devenir quand tu vas chier liquide avec quelques traces de sang ou que ton cœur de pierre va commencer à s’effriter quand tu vas arriver en pleures dans un hôpital en souhaitant que les 40% de vaccinés qui restent soient les meilleurs et surtout pas en congés ou tout simplement confinés à cause du Covid, car tu le sais ils ne sont pas à l’abri non plus.

Alors je me fends la gueule car j’ai décidé de quoi qu’il en coûte de ne pas me faire vacciner, je travaille dans un centre de soins et tout ce que les soignants vaccinés ou pas ont entre leurs fouilles pour soigner ou bosser c’est mon collègue et moi qui l’achetons et nous allons attendre tranquillement que notre employeur décide de nous foutre dehors car lui comme moi ne seront pas vaccinés. J’attends de voir qui nous remplacera, et nous ne sommes que la petite partie d’un centre de soin, d’un hôpital. Dis-toi que demain au moins 50% de personnel soignant va tout faire pour ne pas se faire vacciner, peut-être des grèves, des droits de retrait et là Heil Macron et tes suceurs vous allez voir qui est le patron !

La pandémie est là depuis janvier 2020 et je n’ai même pas un seul test positif, alors commence à taper sur la tête des enculés qui font nimp et respecte mes choix, comme je respecte les tiens. Ensemble nous y arriverons rappelle toi. Mais apparemment d’après ce que je peux lire sur la toile, tu as décidé de faire cavalier seul, toi le vacciné, alors vas-y, FONCE !!!

Madloonflayed©-2021- Et dire que j’entendais dans le lointain un truc du genre MORT AUX CONS….tu as bien changé punky !


 

mercredi 30 juin 2021

REINITIALISER LE MOT DE PASSE…ENCORE…


Ma fée vient de retrouver une dizaine de cahiers griffonnés et elle me demande ce que je veux en faire, vas-y brûle tout je m’en branle, c’est sorti de ma tête maintenant, ça ne me pollue plus l’esprit tu peux balancer tout ça à la poubelle jaune, tu sais celle des déchets toxiques. En rentrant ce soir les cahiers étaient dans le sous-sol, j’en ai pris un et j’ai ouvert au hasard une page et bim, 1993, fin du game, j’ai écrit un texte sur les menteurs de la vie, ceux qui sont là mais qui ne ressemblent même pas à eux-mêmes, ils se mentent et existent dans le futur le passé et le présent. Je voulais le publier ce soir mais en fait les lois actuelles ne me le permettent pas, il y a deux trois mots interdits, tu sais ceux que Chonchon utilisait dans Charlie. J’avoue que du coup j’ai relu les autres textes et je pense que l’autre gros connard de dupont moretta – à savoir que dans la justice française si tu te trompes d’une lettre tu peux faire libérer ben laden pris en flag dans un avion en train de descendre les tours jumelles – me ferait un procès juste pour masquer la mort de Michaël Jackson dans bite in, tu sais la chanson pour les enfants … Bref j’ai halluciné en me lisant, me suis même fait flipper dans certains chapitres. Et si je suis absent sur les réseaux sociaux, sur mon blog, c’est en grande partie à cause de cette censure qui te chatouille l’arrière train quand tu votes à gauche ou écologie aux régionales tu vois. Tu sais ceux qui enculent les veuves et votes la pma pour les lesbiennes et les femmes célibataires et qui une fois leur article publié se rende compte que la pma c’est pour toutes les femmes…bravo les gauchos pour la boulette, les chats de marine en pleurent de joie. Bref les mots de 2021 ne veulent plus rien dire, à peine si tu oses dire crotte quand tu te niques le petit doigt de pied dans le pied du lit en pleine nuit tout seul dans ton appart. Tout juste le droit de dire humfff et encore dans ta tête hein si tu ne veux pas avoir des pubs dans ton fil d’actu sur les baumes anti douleur de doigts de pied qui se cognent dans les pieds de lit. Le deuxième texte que j’ai lu et que j’avais écrit en 1993 est sur la splendeur des fesses des filles, sur leur action à me faire lire my kampf sans même ouvrir le bouquin pourtant ouvert sur ma table de nuit. Destruction cérébrale en fumant les restes d’un deal de découpage de pain de chit sur mon bureau d’étudiant. Et encore sans y mettre l’huile de la gérante d’un magasin de godasses du centre usine de Metz. Bref ça fait deux jours que je noirci des pages et des pages sur d’autres cahiers, qui finiront au sous-sol forcément à moins que Darmanin sorte sa bite une nouvelle fois et encule moretta duponti, à un point que mon minot de passage dans la maison une bruschetta entre les dents a fini par croire que j’avais d’autres enfants à élever tellement j’étais à l’ouest et absent quand il était là. J’aimerai un gros incendie que cela disparaisse, ces lignes me hantent. Ce qui est marrant c’est à chaque fois que j’avais une cassette de musique que j’aimais bien écouter elle finissait par être démontée, je sortais la bande et quand je pleurai d’avoir fait cette connerie je remettais la bande et ….ben elle était inaudible. J’écris mes textes de la même façon et avec la même envie. Finalement ça pèse moins lourd qu’un moineau qui mange pas mais ça peut m’envoyer enculer abdeslam dans les douches de sa prison.

Madloonflayed©2021- je n’en peux plus de vivre avec moi.

 

lundi 21 juin 2021

SENTIER CÔTIER

 


Il n’a pas pris la parole cette fois-ci, c’est juste qu’on lisait chacun de son côté dans une baraque de rêve en Bretagne, et Bukowski commençait sérieusement à m’allumer le cerveau. Des orages sur la côte ouest, des vents violents et un coefficient de marée au taquet. On a enfilé nos godasses de rando un pull un sac à dos avec une galette bretonne et go, direction le nord. On a vu Jésus en chemin, pas trop en forme, il dormait je crois, dans tous les cas il n’a jamais répondu à mes questions sur le temps qu’on allait se prendre dans la gueule dans trois minutes. Le chemin était affreux, la tempête demandait aux gens de rentrer chez eux, le sentier côtier était en pleine mer, le vent de gauche et de droite arrachaient mes cheveux et les poils du chien. Il y avait cette pointe droit devant, à quelques kilomètres à pieds. C’est là que l’on avait rendez-vous, le ciel, la terre, la mer, la pluie, la tempête et nous. Les quelques bipèdes rencontrés nous invitaient à faire demi-tour, le bateau orange et bleu au loin n’invitait pas à la fête, ça commençait à puer sérieusement les vagues et la mort. Mais tu n’arrêtes pas Madloonflayed et sa fée quand ils sont complétement allumés. L’orage arrachait les feuilles des fougères sur le chemin, le vent nous a fait chuter quelques fois mais nous sommes arrivés au pied de la pointe. J’ai embrassé ma fée et mon ienche, les voiles étaient rentrées à quai et j’ai sorti mes couilles en approchant du but. Le vagues m’offraient le sel, ne manquaient plus que les pringles oignon et la bière. Le vent claquait la gueule des vagues turquoises sur les cailloux, les galets qu’ils disent, ce sont des caillasses point barre. Une photo, juste une…. Impossible, j’ai failli me ramasser au fond du gosier d’une baleine en tapant du pied pour sortir, j’avais un briquet heureusement. Ce moment où je me suis couché sur la roche a fait hurler ma fée, mais le vent avait décidé de me la jouer à l’envers, un orage monsieur ils l’avaient dit bordel de merde à la radio nord bretagne. J’ai pensé à la vie que je n’aurai plus si je crevais maintenant, et en plus je n’avais même pas la photo de la pointe avec les vagues qui s’éclatent de joie. Nous avons fini sur une plage de cailloux, hahaha ces bretons hein, et j’ai pompé cinq fois pour voir ma merde partir dans ces toilettes sèches. Nous avons regardé les vaches au retour, les mouettes et un con de chien sorti de nulle part. Il y avait des vieux sur le bord de la promenade, les k-ways enfilés jusqu’au fond des slips, regardant les petites vagues jouer avec les cailloux. Une fois dans le panzer les portes fermées nous nous sommes rendus compte que nous n’avions pas bouffé notre galette bretonne…je te promets que je suis cap de le faire ! Nous sommes repartis sur le sentier côtier jusqu’à une petite crique défoncée par l’orage, nous avons posé nos genoux au sol, coupé la galette et nous avons ri tellement que le chien a fini par rire aussi, l’orage était beau, la galette trempée mais vraiment trop bonne. Notre vie commence seulement maintenant, ce jour, cette rando resteront gravés à tout jamais dans nos plus beaux souvenirs, rien ne peut nous arrêter quand nous sommes envahi par cette folie de vivre, pas cet orage, pas ce vent terriblement violent, pas ces vagues affolées, pas notre peur.

Madloonflayed, sa fée, son zimzim poilu ©2021 – Complétement inconscients mais tellement heureux de l’avoir été !!!