mardi 8 septembre 2015

LUCILLE MIE

Lucille Mie est une copine, enfin je crois !!! De toute façon c'est mon dernier texte du jour.


Lucille Mie, toi la rebelle des mots, tu veux te taper l’affiche à l’américaine, tu veux jouer les stars, c’est trop facile Lucille Mie, tu es une projection de moi dans un nouveau testament, tu es ce que je ne suis pas dans la vraie vie, tu es mon contraire dans l’humanitaire, mais Lucille Mie tu es une grosse connasse. Tu me critiques, tu me kalchnikoves parce que je ne suis pas médecin. Ce que je dis est juste préventif, ça ne veut pas faire de mal, j’ai fait médecine et qu’importe la manière dont  je délivre mes suppos. Alors tu veux des preuves,  welcome Lucille Mie, j’ai fait plus de 7 années d’études, j’ai pratiqué plus d’actes de chirurgie qu’un chir ordinaire, des manipulations sur des souris en tout genre, j’ai trempé mes mains dans les révolutions  des corps perdus. J’ai joué au médecin n’est-ce pas les filles ? Docteur maboule ? Appelle-moi docteur Lulu. Ou Manu. La différence entre les médecins comme toi Lucille Mie et moi, c’est que les seuls connards de ton genre qui se sont occupés de mon corps m’ont détruit définitivement. Aucune méthode pour me soigner, alors on invente en médecine des parallèles, parait que c’est la bonne life man. Alors c’est ça la médecine ? Trouver par n’importe quel diagnostique à la con le remède au chevet du malade. Me filer une ordonnance était ta parallèle, sans prendre en compte mes sentiments, ma vie intermittente couverte de métastases, où tu crois définir le bien titulaire pour mon régime médical. Je reste sur ma faim, le bide ouvert aux quatre vents, tu m’as donné les lignes encrées pour que je ne sois pas venu pour rien. C’est ça la médecine ? Alors Lucille Mie, oui je me vante d’avoir fait médecine. Car un médecin, celui qui sent les sens malgré l’habitude, est celui qui à la fin de ta visite ne te file aucun médoc. Alors étonne-moi Lucille Mie, maintenant. Tu sais m’écouter, ou du moins tu m’as lu, alors conseille moi, drive me. Je suis un médecin efficace. Pas de ces médecins qui ont le niveau requis par l’Onisep en mathématiques, un bac S et un naufrage dans une fac de merde sondée par des branques de l’éducation nationale et quelques clopes dans les couloirs des urgences du chu campagnard. Alors l’incompétence de ta génération de médecins gauchos et tes poils pubiens rasés ne me feront pas changer de cap, j’ai fait médecine et je te demande de prouver le contraire. Viens on fait ensemble une opération à cœur ouvert, juste avec l’esprit, sans mépris, juste toi et moi dans un battle autour d’une table de chir. Le meilleur scénario ? Il n’y a pas de point de suture pour ce genre de blessure. Alors tu as ouvert le corps de ses blessures, mais tu n’as pas vu que le mort avait perdu la vie. Moi dans ma médecine j’ai senti. Pas d’opération possible, je passe mon tour. Jésus. Je suis amoureux de tes lèvres douces Lucille Mie, tu as la peau de ces cadavres juvéniles que j’autopsie, mais ta sodomie ne me plait pas, j’ai mal. Alors sans commentaires ?

lundi 31 août 2015

DERNIER MOUVEMENT


Amis, pas amis, famille, rencontres d’une nuit, croisés d’un jour, ingénieurs du son, artistes écrivains, guitaristes, chanteurs, artistes tout cour, j’ai une terrible nouvelle à vous annoncer. La communauté scientifique dont je fais partie est catégorique, tous les tests ont été faits, les faux positifs posés et le verdict est carré, sans retour possible : je suis atteint d’une très grave maladie. J’ai lutté contre tout cela depuis de nombreuses années, en griffonnant des centaines de feuilles, en noircissant quelques cahiers 17x22cm, en espérant ne jamais être contaminé, me disant que j’allais faire fuir le mal, j'ai insulté Jésus quelque fois mais voilà, le mal est ancré parait-il depuis ma naissance, je ne peux pas lutter, il n’existe aucun remède, aucune pilule magique, aucun traitement médicamenteux. Je suis condamné. Il ne me reste que quelques temps à suffoquer sur terre mais je resterai la tête haute, je ne fléchirai pas, droit debout. La communauté médicale avait les yeux baissés en m’annonçant la terrible vérité, j’ai compris le désarroi, pourquoi moi. Que me reste-t-il à faire maintenant ? Comme je l’ai toujours fait, souffrir en silence, prendre les coups sans cligner des yeux, regarder droit devant.
Je ne sais pas quel terme scientifique utiliser pour vous annoncer cette terrible nouvelle, je vais vous le dire tel qui me l’a été dit, après tous ces tests j’ai la maladie suivante : JE SUIS HUMAIN ! Je sais, je sais, c’est terrible.

samedi 29 août 2015

MON TROISIEME REICH

J’aurai préféré jeter mon break Ford en haut d’une falaise, ou encore louper un virage et m’écraser avec lui dans une chute somptueuse, partir avec mon rêve américain dans un crash spectaculaire, les tripes à l’air et la radio à fond… je l’ai vendu à des polonais. Te souviens-tu ? Ma part de route 66, ma part de rêve américain, ma contribution au 3ème Reich. Mon break Ford je lui parlais la nuit, sous la lune. Il me sauvait des tentacules de la mort dans mes cauchemars quand je courais dans mon jardin en échappant aux poubelles, cet énorme break Ford. Moi je voudrais bien qu’il revive mon break. Moi j’n’ai pas vu quand il mourait mon break un beau matin, moi j’voudrai bien. Moi j’ai rien vu. Alors maintenant je construis avec un 3 feuilles et un filtre Rizla + mon avenir, merci la vie, un break VW . Woodstock revival bordel, de la route 66 je passe direct dans les fougères de la Jamaïque. Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Avec mon break Ford j’ai traversé de longues routes, j’ai croisé des camions fumants et des oiseaux morts, j’ai jeté mes dernières cigarettes dans un flouchnnnn incendiaire les soirs d’été, j’ai pendu des biches goudronnées en traversant la d112A (putain ça vend du rêve ça) sous un soleil brûlant avec quelques nuages qui ne croient jamais au soleil. J’ai traversé les néons et à la radio la musique chargeait le chemin d’étoiles. J’ai traversé des guerres, des murs de béton, j’ai rencontré des chiens en sueur avec des regards égarés, j’ai vu des taudis, des sommets, des cols improbables. Elle était longue cette route avec mon break Ford, quand je fumais de la beu dans le coffre allongé au pied des montagnes, sous ce ciel immense les roues plantés sur la terre bitumée. Le bras à la portière j’hurlais du ZZ Top , du Death Metal, j’écoutais Phazm à fond et personne ne voulait m’embrasser, j’étais beau et fort dans mon break Ford.
J’ai parcouru 4000 bornes avec du Aaron du Cold Play du Angus Stones avec mon break…..Volkswagen, le ventre arraché et les larmes aux yeux. Faut-il souffrir à ce point dans cette vie ? J’ai allumé le joint fourni avec la carte grise, mais putain je vais le trafiquer ce break, tu vas sentir l’huile chaude, la fumée d’un acide planqué dans le pot d’échappement, je vais le customiser avec des stickers de General Blizzard, du East Summer Fest, je vais lui mettre des couilles à ce break VW, des têtes de mort sur les portières, je vais pisser sur les sièges, je veux qu’il pue comme mon Ford cette tafiole de Passat. Ceci dit ce break de cadre sup vient de se bouffer un rondpoint en ligne droite, il a avalé le choc sans bruit, test réussi.
Mon break Ford restera dans mes rêves, pour cette fois oublier mon cauchemar en pleine folie avec derrière moi ….
Ma vie est un cauchemar et je vais prendre mon cutter et envahir les rues en quette de créatures enragées pour joindre mes certitudes avec mes rêves jaillissants de la nuit. Halleluya

matmatah l'apologie

mardi 25 août 2015

APPELLE-MOI VERVEINE




De l’encre contre l’ignorance.
De l’ignorance contre la démence.
Des branlettes contre le cancer de la prostate.
-Quoi ?
Laisse tomber j’ai fait médecine.

Des médecins corrompus par des labos pansus.
Des cancers par millier par des abus.
Des pétards contre le glaucome.
            -Quoi ?
Laisse tomber j’ai fait médecine.

Des balles en pleine tête pour fuir la folie.
De la folie injectée pour fuir les coups de fusil.
De l’alcool dans les veines pour tuer la réalité.
            -Quoi ?
Laisse tomber j’ai fait médecine.

Des enfants enfermés volontairement dans un monde dessiné par Disney.
Des violeurs d’enfants relâchés parce qu’ils « n’ont pas fait exprès ».
Des acides avalés comme des m&m's pour supporter la téléréalité.
            -Quoi ?
Laisse tomber j’ai fait médecine.

Des abrutis dévorés par un Mac Do devant Top Chef.
Des gras gros essoufflés sur les sentiers de Métabief.
Du gâteau à la marijuana pour une peau plus douce.
            -Quoi ?
Laisse tomber j’ai fait médecine.

Des corps mutilés pleurant sur les tables des kinés.
Des tarés en short lancés à fond sur les autoroutes pour l’ultime été.
Du poppers pour faire bander les pédés.
            -Quoi ?
Laisse tomber j’ai fait médecine.

Des gamines préoccupées l’été par leur physique en haut des falaises.
Des psys préoccupés par la marque du maillot en bas au bord du malaise.
Une omelette de champignons magiques pour dire que je ne l’ai pas tué.
            -Quoi ?
Laisse tomber j’arrête la médecine.




mercredi 19 août 2015

RESERVE TA NUIT



Il parait que je suis agité et que je crie en pleine nuit.
Oui bah c’est de ma faute moi si je me retrouve en pleine nuit en pleine mer, tout seul, dans une mer aussi plane qu’une piscine de camping en plein mois d’août. Alors forcément quand je vois quelqu’un au loin qui s’agite, j’essaie de toutes mes forces d’arriver jusqu’à lui pour le sauver ou pour lui demander mon chemin. Et plus je nage et plus il disparait dans l’eau et je me retrouve comme un couillon au milieu de nulle part, et il y a un type amoureux de moi qui me suit en vélo dans un parc pendant que je nage et il y a des arbres partout. Alors bien évidemment que je suis agité quand je suis obligé de nager entre les arbres et avec l’autre dingo qui me colle au cul avec son biclou. Quand enfin j’arrive dans cette énorme maison, trempé jusqu’aux os nécrosés, j’admire cette gigantesque verrière faite de ferraille et verres multicolores, c’est juste magnifique mais il y a cet hélicoptère qui tourne et tente de se poser dessus et moi qui suit dessous bordel. Alors oui je m’agite et je sors mais le taré en vélo est devant les marches d’escalier, je ne sais pas combien il possède de marches mais j’ai mis une éternité à descendre mais l’autre il m’attend et moi j’ai envie de faire caca, ou pipi je ne sais pas, alors je l’attrape et je l’étrangle mais il se laisse faire et je hurle en lui crevant les yeux. Alors oui je crie en pleine nuit. Arrive le matin et les oiseaux qui chantent et je suis épuisé.
Au centre ville ce matin, quand j’ai vu ce cycliste dans le rétro………

mardi 18 août 2015

PUCK

SINON TU AIMES LES ŒUFS ?
Mange tes œufs bordel !!! J'ai fait médecine, fais moi confiance, comme ces nutritionnistes aussi, ceux qui font maigrir ton larfeuille mais jamais ton gros bide et ton gros cul, il te diront de ne pas bouffer d’œufs, oh non surtout pas, mauvais à la santé, cholestérol et bla bla bla. Et pourtant ce qui sort du cul d'une poule fait parti des meilleurs aliments qui existent. Sinon tu expliques comment que seuls le blanc et le jaune dans l’œuf arrivent à se transformer en un poussin tout jaune tout mignon tout plumeux avec des os un bec du sang et un cœur qui bat et en plus en bonne santé. T'as déjà vu un poussin obèse toi ? Avec les artères bouchées par le jaune d’œuf ? Les œufs sont remplis de vitamines, minéraux, protéines, antioxydants.
Bon alors on se la fait quand cette énorme omelette ?
Bon d'accord l’œuf contient du cholestérol, beaucoup même, mais du bon, à l'origine, entre autre, des hormones sexuelles, les hormones de l'amour, alors plus tu manges d’œufs plus tu baises...mais pas touche à la  poule ohhhhh !!!
Sinon tu peux aussi prendre tes cachetons chimiques ultra dosés contre le cholestérol et les avaler avec ton coca zéro au Mac Do après avoir bouffé une belle saloperie de hamburger sans oublier les frites, elles sont bonnes les frites du Mac Do hein.
Tu peux aussi te faire enlever le foie, car juste comme ça, le foie fabrique du cholestérol...

vendredi 14 août 2015

TON MANCHE A BALAI

Je reste en vie pour porter des accusations sur mon époque, parce que la barbarie ne m’a pas encore décapité, parce que le fanatisme inonde les rues et je veux être un de ces résistants, je veux que mon existence ressemble à un enfer. Je ne crois plus en la science, je ne crois plus en cette politique, je ne comprends plus cette façon de penser, de croire, je ne partage presque plus ma vie avec notre espèce. Alors je survis cette vie en marge d’une société dans laquelle j’ai pourtant bien les pieds pris dans le tapis. Il ne reste donc plus que ce corps détruit en immersion dans cette merde infâme et pourtant si délectable pour d’autre. Je me drogue, je me saoule, je me mutile et j’éjacule ma souffrance sur le coin d’une feuille de papier. Il y a bien encore la musique, les compositions, certaines littératures qui m’érectionnent les tiges pilaires mais cela ne suffit plus. J’aimerai que tu croies en ce que je crois, j’aimerai me faire le dictateur d’un utopique bonheur mais j’ai bien du mal à me suivre parfois. J’ai cru longtemps que je ne comprenais pas LE SPECTRE de cette humanité pour finalement constater que ce sont tous les autres qui ne me comprennent pas. Je m’en remets aux étoiles un soir de canicule, des litres d’absinthe perfusés par effraction au plus profond de mon corps. Je m’égaie dans ces instants d’euphorie digérée par mes veines pour finir en larmes recroquevillé au fond de mon lit au lever du soleil. Je me suis fait mal, tu m’as fait mal, je me suis affaibli mais je reste debout, droit devant le soleil.
Ce qui m’emmerde profondément à cet instant c’est que je viens d’aller pisser et je ne sais plus ce que je voulais écrire, la suite doit être la fin, salut.

lundi 10 août 2015

Parabellum - Le Dernier Trocson

JOURNALISME

C'est moi ou...tous les terroristes sont partis en vacances ! Non parce que si c'est ça il serait judicieux d'augmenter la durée des vacances scolaires au lieu de vouloir les diminuer. HaHa. En même temps un terroriste en maillot de bain ça se remarque tout de suite avec la marque de bronzage de la kalach sur le bide quand il va au petit Casino Market pour acheter une grenade.

vendredi 26 juin 2015

DE LA MARIJUANA DANS LA COMMODE

Putain les fils de putes, à cause d'eux j'ai perdu ma médaille violette, bande de bâtards sans noms, tranquilou en mode posé devant mon ordi à découvrir quelques groupes de zik bien sympathiques pour mes tympans fêlés et BAMMMM un attentat en Isère, corps décapité, explosion, EI, arabes, islamistes, mais ça suffit ouai, bande de cons. Allez BFMTV vas-y raconte nous tes histoires à dormir debout, l'auteur présumé de l'attentat connu des services secrets français à 11h08, et BIMMM à 14h32 l'identification du suspect est en cours, et REBIMMM ils sont pas sûrs de l'orthographe exact du l'auteur de l'attentat mais on bazarde quand même son nom au cas où (sérieux si jamais t'avais le même nom t'avais la gueule par terre avec 35 gugusses en train de te hurler "à terre") à 15h13. Non mais sérieux, à qui vous servez cette nourriture ???? Ah oui j'oubliai (bah je reviens de loin 10 mois sans infos quand même), à tous les moutons qui croient que tout va bien, ils sont si nombreux à bouffer et se branler du Hollande (pas de bol pour lui c'est lui en ce moment, les autres sont à chier aussi mais lui il a choisi d'être là alors il mange et c'est tout), encore un gentil garçon cet islamiste, il avait une bonne famille, même sa femme dit qu'il était bon et gentil et que bah même que elle a rien vu rien entendu, il était si gentil ce mec qui a décapité un pauvre gars et fait péter une usine de gaz, même qu'il regardait Derrick à la télé (à mon avis c'est à cause de ça mais bon je dis ça je dis rien moi). Moi si je picole un verre de vin en lousdé ma fée le sait direct dans les dix minutes, si je mens elle le voit aussi. Mais là non rien du tout, rien vu !!!! Mais putain ouvrez les yeux, observez vos voisins, vos collègues. Quoi tu vas me dire "pas d'amalgame", mais je m'en branle moi, je ne crois en aucun Dieu, je suis déjà mort 4 fois avec ma maladie, et je suis un putain de beauf moyen français à 1500 € par mois et je constate comme tous les gros débiles comme moi (putain nous sommes nombreux vlà) que nous ne sommes pas assez pervers pour échapper à l'emprise des envahisseurs. Les médias m’écœurent à nouveau. J'ai envie de me couper définitivement du monde, supprimer internet (fait chier quand même) supprimer le moindre connard qui viendra me faire chier et le bouffer, ouai le BOUFFER, ma prise de sang n'était pas bonne du tout, des carences partout, surtout en globules rouges, en chair, en viande, faut que je bouffe un steak, un chien, un chat, un connard (moi c'est le doc qui a dit m'en fout c'est lui qu'a dit). Vas-y donne moi un pass spécial pour aller faire mes courses dans une prison, ils sont tous là à la base, que je choisisse un bon gros morceau connu des services secrets français, bordel, je vais faire un vrap avec. Et dire que j'étais cool ce matin sur ma bécane avec un petit 16 degrés Celsius dans les narines et une putain de chanson dans la tête c'était Sardou le lac du conémara pourquoi va savoir, horrible pour se concentrer. PUTAIN ma médaille violette quoi, 10 mois d'abstinence, fait chier.

vendredi 19 juin 2015

MEDICALANATURELLE

ENFIN QUELQU'UN QUI PENSE COMME MOI. ET DIRE QUE J'AI FAILLI CROIRE QUE J'ETAIS DEVENU FOU.
"Moins de médecine, plus de santé
Selon le professeur de médecine H. Gilbert Welch, auteur de « Moins de médecine, plus de santé » , les médecins se sentent souvent obligés de faire quelque chose, prescrire des médicaments, des analyses, des radios, pour satisfaire leurs patients.

Ils se sentent obligés, simplement parfois pour leur donner l'impression de les avoir compris. Ils savent en effet que, pour nombre de patients, un bon médecin est un médecin qui prescrit beaucoup de médicaments, qui n'hésite pas à leur donner un arrêt maladie ou à les envoyer chez un spécialiste.
S'ils résistent, ils courent le risque de voir leurs patients partir chez un autre médecin, plus « compréhensif ».
C'est un des effets pervers les plus graves de notre système de santé.
Pourquoi les meilleurs médecins, souvent, ne font rien
Non seulement, ce système entraîne une hausse catastrophique des dépenses de santé, avec pour conséquence inévitable que des soins par ailleurs indispensables commencent à être rationnés ou déremboursés (par exemple, le dosage de vitamine D).

Mais cette surmédicalisation a bien d'autres inconvénients cachés.
C'est pourquoi le Dr H. Gilbert Welch explique que « les meilleurs médecins, souvent, ne font rien » :
« Un médicament qui fait baisser la glycémie (taux de sucre sanguin) peut réduire excessivement le taux de sucre. Cela n'est pas bon pour le cœur ni pour le cerveau. Un scanner de la colonne vertébrale permettra presque toujours de trouver quelque chose d'anormal dans votre dos, comme cela arrive même chez les personnes qui n'ont pas mal au dos. Cette anomalie n'aura presque certainement aucun lien avec votre mal de dos, mais elle procurera néanmoins une raison de vous opérer du dos (ce qui peut entraîner de graves conséquences, comme changer une douleur temporaire en un mal de dos chronique). Si vous avez mal à la tête et qu'un scanner du cerveau ne révèle rien d'anormal, votre neurologue peut vous prescrire un examen du cou par ultrasons. Tandis qu'il vérifie l'irrigation sanguine de votre cerveau, votre radiologue peut tomber sur un petit cancer de la thyroïde. Et maintenant, vous avez vraiment un gros problème. Parce que vous subirez une intense pression pour « faire quelque chose » (bien que, en cherchant bien, on trouvera de petits cancers de la thyroïde chez de nombreux adultes). »

Le cancer de la thyroïde, comme celui de la prostate chez les hommes de plus de 75 ans, est en effet très courant et, la plupart du temps, ne tue pas. S'il n'avait pas été diagnostiqué, la plupart des patients ne se seraient jamais aperçus de rien, et seraient morts d'une autre cause.
Par contre, l'opération du cancer de la prostate provoque des problèmes d'incontinence et d'impuissance. En cas d'ablation totale de la prostate, ceux-ci apparaissent dans 93 % des cas, selon une toute récente étude danoise
L'ablation partielle ou totale de la thyroïde, elle, entraîne en cascade des problèmes de déséquilibres hormonaux, avec des effets potentiels à tous les niveaux de l'organisme, y compris le moral et la joie de vivre. En effet, les hormones thyroïdiennes régulent le fonctionnement de chacune des cellules de votre corps
Une bonne relation avec votre médecin
Que diriez-vous d'un conseiller financier qui vous dirait à chaque rencontre de faire de nouveaux placements ? D'un agent d'assurance qui vous conseillerait constamment d'augmenter votre couverture ? Ou d'un dentiste qui voudrait à chaque fois vous passer aux rayons X ?

Le fait est que les vrais professionnels n'ont pas besoin d'intervenir en permanence. De la même façon que vous pouvez vous réjouir si votre dentiste, après vous avoir inspecté la bouche, vous déclare qu'il n'y a rien à faire, ne soyez pas déçu si votre médecin ne vous fait pas d'ordonnance à la fin de votre consultation.
Ce n'est pas de l'incompétence. Bien au contraire, ce sont les meilleurs médecins, les plus sages, les plus expérimentés qui osent dire à leurs patients que le mieux est de ne pas toucher à leur problème de santé, de laisser agir les forces d'autoguérison de votre corps. "
JeanMarcDupuis

mardi 9 juin 2015

Joy Disaster - Lobotomy

DE LA GLACE DANS L'ARROSOIR

Ce sont les roues ou le volant qui ont tournés ? Arrivés dans le garage mon break Ford et moi, ce pauvre break Ford qui vit ses dernières heures sans même avoir eu la chance d’avoir une affiche du East Summer Fest number five  accrochée au cul, des hurlements de partout se faisaient sentir, déboussolé j’ai couru mais qui a mis le frein au fait ? J’ai couru, d’ailleurs je ne sais plus où j’allais tellement les hurlements étaient insupportables et extrêmes, tiens si je bouffais une glace moi. Ah oui les hurlements ! Donc je mangeais ma glace en courant et attiré par le robinet du 7ème sous-sol j’ai avalé une bouteille de vin, ouai ouai carrément, et pris un arrosoir vert, comme l’herbe car l’herbe c’est vert mais jaune quand ça a soif, moi d’ailleurs bientôt j’aurai les yeux jaunes à force de boire, va comprendre le truc toi, et je l’ai rempli d’eau, du robinet du 7ème sous-sol. De l’eau sur le bas de mon froc, ou de la pisse, après une glace je ne contrôle plus rien décidément, j’ai coupé les fleurs qui criaient depuis que j’étais arrivé avec mon break Ford, mon pauvre break Ford qui…ok c’est bon… sérieux y a pas eu de soleil aujourd’hui les filles alors pourquoi vous me faites chier, et les mini-jupes alors, bordel tu fais quoi Jésus, on veut du soleil nous les vieux pervers , pour mater les cuisses des belles filles, même celles des moches, j’ai vu à ce sujet un chapeau bien sympa chez Décathlon pour lutter contre les coups de chaud, l’araignée affolée par l’arrivée subite de l’eau du robinet du 7ème sous-sol de l’arrosoir vert comme l’herbe car …ok c’est bon… a courue comme une damnée et moi j’ai lâché l’arrosoir…vert… et j’ai filé la bête, mais genre elle s’est cassée la gueule, une sorte de roulé boulé dans la terre elle a fait l’araignée, une ruse peut-être, certainement d’ailleurs car j’ai hurlé de rire avant de constater que mon voisin était juste derrière le grillage à côté de moi et ….bah essaie d’expliquer à ton voisin que t’es mort de rire car une araignée vient de se péter la gueule parce que tu arrose avec l’arrosoir vert comme.. avec l’eau du 7ème sous-sol et que du coup …je suis rentré chez moi sans rien lui dire en fait, j’ai rempli mon arrosoir qui s’était vidé quand je l’avais lâché quand… et j’ai regardé si le voisin était rentré aussi avant de ressortir avec mon arrosoir vert et j’ai éclaté de rire en arrivant dans mon potager, l’araignée était partie, certainement plâtrée la pauvre, les cris se sont tus soudainement, il pleuvait, enfin je crois, alors je suis allé promener mon chien dans le break Ford qui n’a toujours pas d’affiche du ESF 2015 et il a vomi, sur la moquette verte du coffre, j’ai ouvert les fenêtre car quand il vomi bah ça sent le vomi saumoné, j’ai vidé le container à verre dans le container à verre, en fait c’est moi qui le rempli le truc, c’est à moi tout seul gnarf, le chien a rebouffé son vomi, c’est bizarre cette attitude par contre je n’ai pas retrouvé ma glace en rentrant, y a certainement quelqu’un qui me guettait car je pose tout n’importe où alors après faut pas s’étonner de ne pas retrouver ma glace. Je pense que je vais bien dormir même si ça me fait chier, mais plus personne ne crie mais il y aura du soleil demain aussi, alors je risque de manger encore une glace. YES !!!

mercredi 3 juin 2015

GOOD VIBRATIONS

La prof de français de mon Alex leur a dit en classe qu’il fallait souffrir pour écrire, Baudelaire en hologramme dans la salle, et elle dit vrai et pour une fois que je suis d’accord avec une idée de prof il serait utile de le noter sur le calendrier. Je suis en mode cool attitude depuis quelque temps, positif à en verser des larmes de joie, genre ma voiture tombe en panne sur un parking je ne ressens aucune colère, d’habitude j’aurais arraché le tableau de bord dans une violence incroyable, mais là rien. Pas même déchiré la feuille de l’électrocardiogramme. Pulsations d’un sportif au repos, inouï. Tout passe, même mon Alex qui terroriste son avenir avec des notes catastrophiques n’arrive plus à m’énerver. C’est normal. (T’inquiète fils, ça va vite revenir et te sauter à la tronche). Je suis même allé à un concert de reggae, j’aime bien mais un concert de 4 heures putain je m’interroge. Je picole moins, ouai bah sauf dimanche chez la belle-mère mais c’est comme une sorte d’abandon de soi quand j’y vais, j’ai des excuses oh ! Tu vois j’en ai perdu mon HB et mon cahier, page blanche. Je suis même devenu un fantôme à la maison, genre le type il accepte tout, pas un mot, rien, transparent, sauf que ça commence sérieusement à gonfler ma fée, celle qui me dit pourtant que je suis un pauvre taré de picoler autant, celle qui m’avait dit que je devais me calmer avant de me faire tuer dans la rue. Alors cette prof a raison, chaque texte a sa part de souffrance, ce poison que j’absorbe me détruit, ma maladie en fond de cours qui me renvoie sans cesse les douleurs dans mon corps, alors je m’arrache les tripes et j’appuis fort sur la mine de mon crayon, comme pour graver le graphite dans l’arbre, je calcifie mes phalanges à la limite de la cassure. Pourtant il y a cette douceur qui est apparue en même temps que le printemps, mais je sais qu’elle va s’enfuir et rien que d’y penser j’en bave du sang. Je veux revenir à mes 15 ans quand je me taillais la peau à la lame de cutter, quand je frappais les murs à poings nus, quand je m’obligeais à me regarder dans la glace alors que je ne pouvais pas me voir. J’ai commencé à écrire à cette époque, du sombre, du très sombre, les roses noires, la décadence, là où la drogue avait pris possession de mes pensées et avait écarté tous mes amis, où le seul refuge était ma chambre avec mon gros chien. Mais je suis devenu un type sage, adulte et con, dans le pré des moutons sans noms, alors c’était bien tenté de leur part mais je me suis enfuie au milieu de l’opération en arrachant les électrodes et les fils de cuivre qu’ils avaient plantés dans mon crâne. Et ma maladie est devenue une bénédiction car elle me rappelle souvent que je suis déjà mort mais qu’elle va me faire souffrir encore et encore. Je sais qu’elle s’amuse à réduire le calendrier et qu’à chaque mauvais délire je lui arrache quelques feuilles, mais je continue. Chaque concert par exemple est une journée de jeûne devenue médicalement obligatoire, mais je commence à adorer ça, cette souffrance oubliée l’espace d’un moment au pied d’une scène, ce creux au fond de l’estomac qui me permet de rester sans foncer aux chiottes. Bouffer me fait chier, dormir me fait chier, j’ai juste envie de baiser, de boire, de me torturer, d’écrire. Mais voilà, je suis monsieur Manu, le type lambda qui doit bosser et qui sait que rien ne sert à rien. Je veux que cette putain de vie que je suis en train de détruire puisse être comme je l’ai déjà écrit, dans la douleur, dans l’excès, dans la violence. J’adorais mes vingt ans pour cela quand je massacrais à coups de Doc’s un enculé qui me cherchait la merde, quand je bousculais les pédés à la gare pour les embrasser sur la bouche et vomir sur leur fringue juste après, quand je courais dans les rues de Metz avec les flics au cul, quand je m’arrachais la peau des poignets en essayant d’enlever leur putain de menotte, tout ça je veux que ça revienne car là je suis déjà mort, anéantis par mes excès, anéantis par ma volonté de rester vivant. Mais j’ai bon espoir car je reste ce sale taré et j’ai des soubresauts de folie qui m’agitent la nuit, je sens cette folie qui regagne et ça me fait plaisir. J’ai encore envie de taper contre les murs mais il faut que j’arrête d’écouter du reggae là, il faut que j’arrête de me flageoler avec mon attitude peace and love, il faut que j’arrête de bouffer des fruits bordel, putain merde !!!!J’ai cassé la mine de mon HB sur la dernière phrase, je reprends espoir, ouai, ouai, c’est bon ça !!! Je viens de finir ma deuxième bouteille de Chardonnay et je suis heureux et terrorisé à la fois. J’ai encore réussi à les fuir, leur lobotomie n’a pas fonctionné.