Bon y a des types bien plus intelligents que nous qui ont fait un
calendrier de ouf et là en 2017 ça pue carrément, bon en même temps faut
pas être prophète pour voir la merde qui arrive, mais il n'y a pas que
la petite vie télévisuelle dans la vie, il y a aussi les catastrophes
naturelles, et là mon pote ça va chauffer sévère pour nos gueules, enfin
d'après le calendrier des autres là d'avant, et du coup je me suis
lancé dans une putain de julienne de légumes histoire de mettre
un peu d'argent naturel de côté car les récoltes vont êtres très très
merdiques, au début j'ai ri, au bout de 2 heures d'épluchage beaucoup
moins, mais j'ai pensé à ma belle mamie avec son tablier dans la
cuisine, quand elle préparait des milliards de trucs sur la table de la
cuisine et que j'étais assis là, juste à côté d'elle, et que mine de
rien elle épluchait des tonnes de légumes en me parlant des fleurs qui
arrivaient, des lapins qui allaient se régaler avec toutes les
épluchures, et ce matin c'était moi la belle mamie, sans le tablier on
n'en trouve plus des comme ça, et là je peux te le garantir ma belle
mamie, on va en bouffer des légumes . Enfin je constate juste que quand
tu étais là ma belle mamie, c'était quand même moins le bordel.
Oulaaa je viens de voir passer un camion Bofrost, alors lui si il vient
me proposer de la julienne de légumes surgelée je l'étouffe avec son
catalogue et je le rappe avec l'économe!
mercredi 22 mars 2017
mardi 21 mars 2017
PEUT ÊTRE PLUS TARD
Alors là vous n'êtes vraiment pas cools les amis, vous auriez pu me dire
qu'il y avait un débat politique à la télé hier soir ! Ha Ha. Enfin
dans tous les cas je suis vraiment content de ne pas bosser aujourd'hui,
parce que à mon avis le débat continue encore et encore et
encore......et encore.......et encore dans les couloirs les bureaux à la
cantoche sur le parking dans les chiottes et comme d'habitude j'aurais
été le seul à ne rien comprendre de ce qu'ils se disent...
Et même si tu ne veux pas savoir ce que j'ai fait hier soir je vais quand même te l'écrire : un jour quand avec ma fée on a adopté le deuxième et le troisième chien qui courent partout dans notre maison à un artiste, ce dernier m'a offert une petite pierre en forme de goutte d'eau phosphorescente et quand je flippe un peu beaucoup comme en ce moment, juste avant de me coucher je m'enferme dans le noir complet un moment dans mon bureau où elle est posée au pied d'un artiste peintre en ferraille, je la prends au creux de ma main et je la regarde en essayant de ne pas cligner des yeux, ce qui au bout d'un moment me fait pleurer naturellement et la vision ainsi brouillée agrandi le spectre nocturne et je lui chuchote des phrases, des fois juste quelques mots et une fois que je la repose et que je m'essuie les yeux elle éclaire presque toute la pièce et gr^ce à elle je peux enfin me diriger dans cet enfer noir qui me fait si peur et je vais me coucher serein car je sais que toute la nuit, si jamais je flippe, je peux me lever et retourner la voir, elle sera là lumineuse et pourtant je ne lui aurais donné aucune lumière, mais elle elle donnera sans recevoir cette nuit là.
Voilà, j'ai loupé le débat politique...
Et même si tu ne veux pas savoir ce que j'ai fait hier soir je vais quand même te l'écrire : un jour quand avec ma fée on a adopté le deuxième et le troisième chien qui courent partout dans notre maison à un artiste, ce dernier m'a offert une petite pierre en forme de goutte d'eau phosphorescente et quand je flippe un peu beaucoup comme en ce moment, juste avant de me coucher je m'enferme dans le noir complet un moment dans mon bureau où elle est posée au pied d'un artiste peintre en ferraille, je la prends au creux de ma main et je la regarde en essayant de ne pas cligner des yeux, ce qui au bout d'un moment me fait pleurer naturellement et la vision ainsi brouillée agrandi le spectre nocturne et je lui chuchote des phrases, des fois juste quelques mots et une fois que je la repose et que je m'essuie les yeux elle éclaire presque toute la pièce et gr^ce à elle je peux enfin me diriger dans cet enfer noir qui me fait si peur et je vais me coucher serein car je sais que toute la nuit, si jamais je flippe, je peux me lever et retourner la voir, elle sera là lumineuse et pourtant je ne lui aurais donné aucune lumière, mais elle elle donnera sans recevoir cette nuit là.
Voilà, j'ai loupé le débat politique...
vendredi 17 mars 2017
VOOR VOERTUIGEN VOOR SPECIALE DOELEINDEN
J’arrive à faire des choses dans ma vie mais c’est trop
bien, j’arrive à vouloir me prendre un semi-remorque en bécane en pleine gueule
et la seconde qui suit je caresse mon chien. J’arrive à tresser une corde avec
le chanvre et tout le merdier que tresser une corde comprend et la seconde qui
suit je démonte un stylo papermate parce que cet enculé il n’écrit plus. Ces
particules chimiques médicamenteuses, car ouai elles mentent, me fascinent
depuis que j’overdose. J’avais encore sous peu la capacité de m’effondrer en
moins de dix secondes pour réapparaitre dix, vingt minutes plus tard dans le même
univers d’avant la chute, mais là, avec ces médocs contre la folie, j’ai
développé une alternative intéressante, je peux courir après la prise pendant
dix minutes pour aller chercher mon courrier situé à une minute de ma porte de
garage – calcul simple j’ai fait cinq fois l’aller et le retour sans prendre le
courrier - et entre temps refaire mes lacets et dormir en créant le premier nœud.
Mais vraiment dormir, genre je suis maintenant capable avec ce médoc de m’évanouir
en moins de dix secondes, même en parlant. J’adore ce style de vie. Exemple
intéressant j’étais parti du côté des Alpes au niveau du Mont Blanc, en cordée,
le paysage qui s’offrait à mon regard m’a carrément fait pisser dans le froc,
mon con de chien a cru dans le même moment que j’essayais de marquer mon
territoire et il m’a pissé dessus lui aussi, mais ça ce n’est rien, c’est que
je suis devenu un drone quelques secondes plus tard et à peine après 2 minutes de vol je me suis
écrasé sur mon canapé à 12h33 mais direct, du coup j’ai loupé mon arrivée au
sommet mais on s’en branle, je dormais et là toc toc toc, panne moteur, panne d’énergie,
pas pris assez de chocolat Milka, bref toc toc toc et en fait c’était le
facteur avec un recommandé, jeudi il faisait 20,6°c dehors, j’ai ouvert en
doudoune avec ma cagoule quechua sur la tronche, j’ai signé le récépissé, le
facteur m’a demandé si j’avais besoin d’aide…il est con lui, je suis un aigle
et je survole le Mont Blanc, pas besoin d’aide. Alors effectivement j’avais
malgré moi à l’insu de mon plein gré besoin de prendre ces médocs car j’ai
failli me pendre pour de vrai, mais je vis une expérience formidable, je fais
des rêves des cauchemars je me pisse dessus je fais la vaisselle je promène mon chien je mange des trucs du
frigo je ne sais pas c’est quoi je déroule un rouleau de scotch sans raison je
m’entaille le bras avec un taille haie dans une mare de sang jamais su que j’avais
autant de sang mais à aucun moment je ne sais si je suis éveillé ou parti au
sommet du Mont Blanc. Et pour la première fois depuis que je suis tombé à
genoux en suppliant une épée laser de me décapiter je commence à aller bien,
car enfin mes cauchemars sont réalités, mes rêves se sont éveillés et mon
cancer est toujours là. Le dernier truc de ouf en date, j’étais dans mon
jardin, j’étendais la fumure de mon composteur dans mon potager dans une
douleur immense, faut-il préciser que mes os se nécrosent et disparaissent
lentement et que seuls quelques tendons et restant de muscles tiennent l’ensemble,
et épuisé par dix minutes de fourchage sauvage je me suis étendu sur les
primevères (ne le dites pas à ma fée sinon elle me tue direct plus vite que le cancer), sur les roses et
les blanches, magnifiques et d’une douceur incroyable, faut tester si t’as
jamais fait, et bim, en moins d’une seconde je me suis endormi la gueule au
soleil et je suis devenu le micro chirurgien qui guérit toutes les maladies du
monde car je suis une micro caméra numérique reliée à un disque dur. Sauf que
je suis parti dans la cabane du hérisson que j’avais fabriqué, même qu’il n’y a
jamais eu d’hérissons qui y ont squatté, mais ça je ne le savais pas avant d’être
une micro caméra numérique tu vois, et puis je me suis accroché à une araignée
en mode HIIIII Haaaaaaaa mais là où elle voulait passer ça passait pas, par
contre le truc kiffant j’ai fait un tour de bourdon, alors si tu dois faire un
seul truc de vraiment énorme dans ta vie, tu fais un tour de bourdon, c’est
juste énorme. Par contre il prend des risques lui des fois c’est à se demander
si il n’est pas un peu suicidaire, on a failli se bouffer le pare-brise d’un
deuche quoi, trop dingue lui. Et il y a eu cette fissure dans la façade de ma
maison, jamais, oh jamais je pensais que c’était si profond, et un merdier là-dedans,
de la poussière horrible, des particules de D6, du pollen, des ailes de mouches
mortes, enfin je pense qu’elles étaient mortes car y avait plus la mouche mais juste
les ailes, en même temps une mouche sans ailes….va savoir….Et j’ai fait des
milliards de choses, des choses horribles que je ne vais pas raconter ici sinon
je vais finir en tôle, à la Santé ceci dit mais quand même, et l’effet pervers de mes expériences
chimiques, c’est que je me réveille aussi vite que je suis parti en micro
caméra numérique et quand j’ai ouvert les yeux………..
lundi 13 mars 2017
LA NUIT EST DOUCE
Avec sa paire de
couilles il dirige le monde…enfin le monde des puceaux, des gros connards qui
se paluchent dans les douches des vestiaires de foot, à comparer celui qui aura
la plus petite, c’est bien connu, les footeux n’ont que des petites bites…bah
oui sinon ils feraient des films pornos comme Rocco. Franchement j’ai jamais
pris de douche dans les vestiaires du stade, déjà parce que dix minutes après
le match j’allais retaper le ballon avec les copains, et puis parce que ce
développement d’hormones ce n’était pas pour moi. Parce que j’aimais aussi m’habiller
en fille, parce que j’aimais sentir la dentelle sur mes fesses, parce que j’aimais
placer mon zizi entre mes jambes pour qu’il disparaisse, parce que j’ai cette
sensibilité d’être une fille…mais avec un zob et des couilles. Je ne suis pas
ce gros mâle qui frappe à coups de poings sa femme parce qu’elle n’a pas fait
le ménage, je fais le ménage et moi aussi j’ai des fois mal à la tête… Je
voulais vivre avec un homme, mais la pénétration, la violence du geste, et puis
merde je suis un mec. Et je suis marié et je n’ai jamais eu honte de cette
sensibilité matriarcale. Je m’enferme dans la salle de bains, je reste immobile
devant le miroir, je me caresse les jambes, je me mâte les fesses, je m’amuse à
faire pointer mes tétons, je ne regarde jamais mon visage, sauf quand je saigne
du nez. Je monte le son et j’entame une danse, nu, j’aime regarder mon corps,
cette souplesse, cette gentillesse de mes courbes, sensuel je me caresse. Ma
fée veut rentrer, elle me tient la main, parcours mon corps du bout des doigts,
elle sait, on se regarde comme deux femmes, nous ne sommes pas rivales. Je saigne
encore du nez. Je file au lit et j’essaie de dormir, mes rêves sont terribles,
je me fais pénétrer, je m’accroche aux barreaux de la tête de lit, je suis une
femme dans mes rêves, je suis douce, je suis désirable. A bout de souffle je
fini par me casser la gueule du lit, j’insulte les diables, j’insulte le pied
du lit qui vient de me bousiller les orteils, je reprends mes esprits, je pisse
debout et bois à la bouteille de vin comme un homme. Impossible de redormir, je
me masse le pied, j’ai les pieds si fins, si doux… J’enfile une robe au matin,
une culotte en dentelle me caresse les fesses, j’enfile des bas, je me maquille
lentement, je me suis levé une heure plus tôt, juste pour profiter du
spectacle, juste pour m’admirer, je traverse la salle de bains plusieurs fois,
je me mets une tape sur le cul et j’enlève tout ça, j’enfile mon jean, mon pull
élimé au col, je ne me rase pas, je dresse mes cheveux sur la tête, je soulève
le coin gauche de ma lèvre de façon agressive, je m’invective d’un mouvement de
tête en me murmurant « c’est qui le plus fort hein ». J’arrive au
boulot, je dirige les gars, je suis un type assez dur, pas très cool, je suis
un bon chef, juste droit, juste masculin. Je pense à mes hortensias bleus, je
pense à mes collants que je viens de m’acheter et je mets un coup de pelle à un
petit con qui refuse de creuser. Il ne m’a jamais vu en talons hauts et en
robe, je suis encore plus terrible, plus violent, plus macho. Quand je rentre
chez moi je me sers un verre de blanc, un Chardonnay, je ne bois que ça, j’humecte
mes lèvres, je tends la tête en arrière et je soupire, j’enverrai bien en l’air
mes talons mais je suis en godasses de sécu, ça ne va pas le faire. J’aime
croiser mes jambes et boire tranquillement, je me lèche les lèvres si
langoureusement que j’en bande à chaque fois. Je balance mes hanches dans le
couloir qui me mène à la salle de bains, le même rituel, j’enlève
langoureusement ma culotte, elle glisse vers le sol, du bout du pied je la
dirige dans un coin de la pièce, je m’observe dans le miroir, je monte dans la
douche, j’ouvre en grand les robinets, PUTAIN de merde elle est gelée cette
saloperie d’eau, mais je reprends mon calme, je tends la tête en arrière, les
gouttes géantes envahissent mon visage, ruissellent sur mon corps, PUTAIN C’EST
BOUILLANT et mes mains parcourent mon corps à la recherche du plaisir,
lentement elles descendent le long de ma poitrine dans des demi-cercles, elles
arrivent délicatement vers mon entre-jambes…ET MERDE encore des couilles et un
zob ! J’aurai pu être un violeur, je suis un pauvre type qui se viole tous
les jours en se tenant la bite pour aller pisser.
Ce texte je le bazarde en pleine gueule à tous ces pauvres
cons qui se croient supérieurs à une femme, à tous ces pauvres gros connards
qui balancent des baignes à leur femme, copine, ou autre. A tous ces pauvres
débiles qui gueulent « qu’est-ce qu’on mange » quand ils rentrent le
soir à la maison. A tous ces pauvres handicapés du cerveau qui ne se
donneraient même pas la peine de passer l’aspirateur juste une fois pour
soulager la beauté qui vit juste à leur côté. A toutes ces petites bites qui n’ont
pas encore compris qu’elles ne servent à rien sans une belle âme féminine pour
les caresser. Bande d’enculés de bonhommes j’aimerai juste un jour revenir dans
mon rêve et vous mettre un bon coup de pied dans les burnes et vous achever à
coups de talons aiguilles.
Mes amours, mes faiblesses, vous les femmes de ma vie, je
vous aime et toi, ma fée, avec tes colères, tes sourires de déesse, ta peau si
douce, ta voix guérisseuse, tu es la plus merveilleuse d’entre toutes (même si
tu m’as encore pourri ce soir car j’ai bu une bouteille de vin en cachette et
que j’ai pris cher)(en même temps antidépresseur et alcool je suis d’accord que
ce n’était pas une très riche idée)(mais je suis encore vivant)(enfin je crois).
jeudi 9 mars 2017
L’AIGLE ROYAL EST TOMBE DE SON NID
Dans la difficulté permanente de se dire que je ne suis pas
au bon endroit au bon moment, j’arrive quand même à comprendre pourquoi je suis
en pleine dépression, il est si facile de se tromper de chemin, tout le temps,
pas forcément en faisant exprès, juste par négligence, par crédulité ou en
faisant confiance à de bonnes têtes d’humain. Les anciens parlent de mauvaises
étoiles mais à chaque fois que je lève les yeux au ciel l’ensemble est gris,
pas d’étoiles. C’est peut-être moi qui ne va pas, je marche dans le mauvais
rythme et aussi loin que je puisse puiser dans ma mémoire ou en regardant les
photos tout apparait logique. En 1969 le 25 février je suis mort-né, je ne dois
la vie qu’à une énorme claque dans la gueule, mauvais timing entre la sortie du
ventre de ma mère et la première respiration. Depuis ce jour je suis mort déjà
trois fois, j’ai vraiment dû faire quelque chose d’horrible pour y échapper à
chaque fois. Je suis appelé à faire mon service militaire et je monte dans un
train mais le train que j’ai pris n’était pas le bon, je devais atterrir à St
Dizier je suis arrivé à Nice. Toute ma vie je me trompe de route, pourquoi,
comment, je n’en sais rien. Je suis conscient de toutes mes erreurs mais il y a
quelque chose qui ne va pas avec moi, je ne suis pas moi, je suis dissociable,
la tête/esprit puis le corps. L’un ne fonctionne pas avec l’autre. Alors depuis
l’adolescence je frappe contre les murs à poings fermés, juste pour voir qui va
lâcher le premier, l’esprit ou le corps. Là encore je n’ai jamais eu de limites
jusqu’à tomber malade et finir au bord de la falaise, à choisir entre la suite
ou la fin. Encore une fois de plus j’ai pris le mauvais chemin. Un jour j’ai
fermé les yeux au moment de traverser une voie ferrée, le train était en
retard, problème de timing, ça fait 48
ans qu’il y a chez moi un problème de timing. Alors j’ai pris des drogues, pour
ralentir le rythme et d’autres pour accélérer, j’ai foncé contre un arbre sauf
que la veille ils l’avaient coupé. Mauvais timing. Je ne cherche pas à mourir,
oh non, c’est une perte de temps, je suis capable de sauter dans le vide et de
me ramasser la gueule sur le trottoir car j’ai sauté trop tôt. Mais c’est pour
cela qu’il est cool mon suicide, c’est que je peux l’écrire encore et encore,
je suis né pour cette expérience, dès le 25 février 1969 je suis ici pour
tester les distances entre le temps qui file sur une horloge, ton horloge, et
le temps qui file sur mon horloge et franchement il n’y a rien à y faire, nous
sommes en décalage, je suis en décalage avec ce monde, avec toi mais en
permanence. Mon doc qui est le doc le plus cool de tous les docs a compris que
même un psy perdrait son temps, et mon doc m’a demandé de dormir, dormir jusqu’à
ce que mon temps rattrape le temps des autres et que seulement une fois que les
phases s’accordent je pourrais revenir à la réalité et me réveiller. Le
problème c’est que même les yeux fermés j’arrive à vous voir, j’arrive à partir
en avance et arriver en dernier, simplement parce que je me perds en chemin,
parce que je m’attarde à parler aux oiseaux, aux chevaux, aux animaux, à des
humains aussi, ceux qui veulent entendre mon histoire, ma vie se résume à une
bouteille vide jetée à la mer, c’est moi qui l’ai vidée, j’ai tout bu, et comme
un con j’ai jeté cette bouteille à la mer en oubliant d’y mettre mon message, j’étais
encore une fois de plus en avance car j’avais le bout de papier dans la main
avec le message du S.O.S……mais il est trop tard maintenant.
mercredi 8 mars 2017
JE ME SUIS BRANLE A LA MACHETTE
Dans un univers cruel de machines d’acier altérables, les
tristes larmes dégoulinantes d’un billet de milliers d’euros, j’ai décidé de
sacrifier mon marijuanas’break pour un bolide blindé du III reich. En même
temps cette saloperie aux 5 feuilles me fout la gerbe. Alors que financer des bras tendus m’existe.
Bon plus sérieusement, avant de bazarder ce break de merde contre un arbre en
acier de 38 tonnes lancé à 80 km/h, je me suis dit qu’amputé des deux jambes ce
serait plutôt emmerdant pour aller chier dans la forêt. Dans la poussière d’un
concessionnaire j’ai appris que ma 5 feuilles était équilibrée d’un tatouage de
fausse facture. Bref je décide d’aiguiser ma lance de pierre et de m’attaquer à
la monarchie des instances administratives dans l’espoir d’aller faire caca à
la préfecture. Que de rebondissements dans cette histoire. Pas grave j’achète
dans le même temps une voiture de course en mode karting, je suis blindé, je
travaille comme magasinier dans une entreprise qui trafique des corps humains
pour les rendre robotiques, moi j’achète les circuits imprimés et je me suis
trompé plusieurs fois mais on s’en branle. Mais un jour la fabrique de la
voiture de course m’appelle et me demande de justifier mon identité. Fallait
pas m’énerver, le type ne savait pas je pense, qu’il demandait à Manu de se
justifier d’être vivant. Pas de problèmes, j’ai pissé dans un gobelet, j’ai
chié dans un Tupperware, avec la pointe d’un compas j’ai fait un prélèvement de
mon sang, avec un coton tige j’ai léché le coton et je viens d’envoyer toute
cette merde dans un colis breveté de la poste pour justifier que je ne suis pas
un extraterrestre. Malgré tout j’ai quand même un doute, pas sûr que tous les résultats obtenus
prouvent que je suis humain. Dans la même journée je suis allé à la préfecture
pour prouver que j’étais vivant et de bonne facture, des gens charmants qui
parlaient presque le même langage que là d’où je viens, mais dans l’attente d’un
demi-siècle j’ai observé entendu d’autres espèces d’humains, du moins je crois,
demander des permis, des titres de séjours, des feuilles pour aller aux
toilettes. Et là je vais péter un câble car le type juste à côté de moi, de ses
propres paroles n’étaient pas français mais réclamait un permis de conduire
français, il a bien expliqué dans un français d’un autre pays qu’il vivait sans
titre de séjour et qu’il avait demandé d’être réfugié politique mais qu’il
était actuellement en situation irrégulière. Jusque-là je m’en branle, je suis
en France, j’attends que l’on corrige ma carte grise car un enculé de garagiste
a fraudé et que j’en suis une victime et le type avec un sac à dos rempli d’explosifs
demande un permis de conduire français. Réponse à sa demande = pas de problème !
Réponse à mon problème = ça va être un peu compliqué. Alors dans un mouvement
de tête de gauche et de droite j’ai regardé si BFM TV était en reportage mais
non, je pense que c’est un coup monté par les médias pour m’orienter dans ma
décision dans le creux d’un bureau de vote. Alors je vais bien m’orienter
messieurs, mesdames, bandes de rats infâmes. Je suis en pleine dépression, j’ai
hésité entre la corde et la vie et comme un gros connard j’ai encore une fois
choisi la mauvaise carte. Je sens que je vais remettre mon bombers, mes docs
coquées, me raser les cheveux et je vais cartonner dans les rues tout ce qui m’emmerde.
Ou alors je vais aller boire des bières dans un café et roter en jouant au baby
foot. J’hésite bordel ! Fallait pas faire chier Manu quand il répare sa
mobylette. Je vais me couper du monde un moment et je vais aiguiser quelques
pierres et lances, je passe en mode guerrier et ce n’est bon pour personne, ma
fée prépare les papiers du divorce, mon minot cours dans tous les sens pour
éviter quand je crache des flammes, seul mon chien a compris qu’il fallait
suivre le dingue. J’ai exterminé une araignée tellement sauvagement que je me
demande vraiment si je vais vraiment survivre. Si tu as quelqu’un à exterminer
c’est le moment, je prends 20000.
lundi 6 mars 2017
LES OMBRES S'ENVOLENT DANS LE VENT
Enterré dans la poussière, mes yeux se remplissent de sable, enterré vivant, ma vie sur cette terre creuse dans la poussière et laisse place à ce trou béant. Il ne reste plus que cette ombre à la surface, mon ombre, qui s'envole dans le vent et s'enroule autour d'un cactus, ses épines me transpercent, sa fleur est inaccessible. J'ai tenté d'attraper mon ombre, je voulais la serrer dans mes bras, ma peau a saigné. La lune éclaire mes rêves étranges d'un sombre funeste, j'ai envie d'aller plus loin encore mais je suis tombé dans le trou de cette vie. Les hyènes viennent déchirer ma chair et lécher mes os, mes yeux se remplissent de sable, les serpents m'enlacent en silence, la poussière s'élève dans le vent, les hyènes se battent pour ce qui reste de mon âme, je tends une dernière fois mes mains vers le ciel...c'est fini
samedi 4 mars 2017
LE PEINTRE ETAIT AVEUGLE
C’est le cosmos l’univers hospitalier, très dérangeant, très
captivant, très clos, très odorant à tous les étages, des parfums de détergent
aux 4 agrumes, de désinfectant de surface « l’ennemi juré numéro un des
crobes polymorphes bleus aux yeux rouges sang » et tu as les 4
infirmières qui clopent devant l’entrée principale en blouse blanche,
probablement gelées avec leur string dentelle (les fantasmes des hommes j’te
jure hein tssss), sans surchaussures et toi, qui ère dans les couloirs dans l’attente
de faire le même chemin avec une perfusion plantée dans le cou, toi qui d’un
coup éternue……et là tu as tes 4 infirmières avec les mêmes blouses blanches avec
leur mégot gangréné de crobes polymorphes bleus aux yeux rouges sang coincé sous les semelles de leurs crocs classiques
qui te regardent de travers et dans un mouvement millimétré calculé elles te
sautent dessus, deux te plaquent au sol avec une clé de bras, tu suffoques avec
le genou d’une des deux planté dans …..- vas-y on n’est pas en seine st denis
ici t’es con toi….- le dos, une autre te lit tes droits « tu peux garder
tes microbes, tout éternuement sera retenu contre toi » et la dernière te
plaque un masque bleu à élastique de chez euromedis distribué en boîte de
cinquante référence 113135A sur la tronche. Une fois qu’elles t’ont relâché
elles te regardent encore menaçantes avec l’index tendu dans ta direction en
guise d’avertissement. J’aime bien cette ambiance…le détergent aux 4 agrumes
les désinfectants les infirmières….les crobes avec la clope au bec….
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