jeudi 25 avril 2013
EN PASSANT
Avoir
chaud, faire entrer les
rayons tout doucement,
se préparer une journée à aller écouter les feuilles nouvelles s'exiter
dans les arbres alentour;
à l'ombre d'un pin parasol se laisser flirter par le chant des oiseaux
qui montent de plus en plus haut,
s'étendre sur l'herbe fraîche et ne pas fermer les
yeux; tout prendre et
tout garder, comme
si demain n'existait pas.
MOI J'VOUDRAI BIEN
Moi j'aimerai bien que le printemps fasse pousser les
ptites fleurs dans mon jardin.
Elle
sent bon cette petite fleur, moi je l'aime bien, moi j'voudrai bien
qu'elle pousse dans mon jardin.
lundi 22 avril 2013
ET APRES QUOI ?
J'ai
passé ma vingtaine étudiante à faire la fête, tous les jours, le week-end était
presque reposant... Des soirées à thèmes, nous n'en manquions pas, soirée
psycho, soirée rigolo, soirée musico, soirée alcoolo, soirée naturo, soirée
fumolo (manqueurs d'inspiration s'abstenir), soirée disco, soirée répéto de
concerto (plutôt genre métallique le concerto, un ami chanteur de hard rock :
les tympans félés il s'appelle le groupe, ça parle déjà hein), soirée déprimo
mais pas souvento.
Genre
des souvenirs plein la tête, une impression d'avoir vu la planète entière, des
gens partout, sous le lit, sur le bureau, aux toilettes, partout partout.
Et
là je suis dans une période marmottage, plutôt soirée marmotto. Calé sous la
couverture avec pour seul bruit les pages de mon livre qui se tournent et
chassent sous mes doigts, marmotto quoi ...
A
la limite voir du monde me fait chier, d'ailleurs nous ne voyons plus personne
du coup.
C'est
un peu mon rêve qui se réalise (souvenez vous), sauf que dans ce rêve j'étais
tout seul et je n'avais pas entraîné ma femme et mon fils dans les profondeurs
de la réflexion unilatérale. Alors je suis devenu trés vieux ou trés con, je ne
sais pas. Faut-il que je me pose cette question???... La nature humaine
m'aurait-elle joué des tours ?? Ahhhh , c'est peut-être un début de réponse.
Quand
tu as plus d'engouement à entamer la conversation avec ton chien qu'avec ton
voisin, c'est que c'est bien parti... OUI c'est parti dans cette direction....
UN LAPS DE TEMPS
Le
matin je me suis réveillé avec une âme d'adolescent, j'ai sauté dans les
escaliers, pissé debout, avalé mon ptit déj' en vitesse, me suis pas coiffé et
j'ai foncé dans le garage... Eh ????!!!! EHHHH!!!!! Elle est où ma mob ??? J'ai
remonté vite fait les escaliers et dans la chambre des parents y avait ma femme
: tu pars au boulot de bonne heure dis donc !
Au
boulot ??? Boulot ??? BOULOT !!!!!! Ah oui c'est vrai, ah oui c'est vrai ...
Le
soir je me suis couché avec mon âme, les cervicales bousillées, j'ai pissé
assis .......
mardi 26 février 2013
DIS MAMIE
Tu
te souviens du vieux Balou, ce gros lapin avec tous ses privilèges. Grande cage
à lui tout seul, caresses, petits tours dans tes bras pour aller voir les
copains lapins. Et cette zouille, qui m'a pincé, la vilaine, le verdict n'a pas
trainé, elle a vécu son plus mauvais moment, le dernier d'ailleurs... Non mais
!!! Pauvre zouille, j'étais content sur le moment mais j'ai eu mal au coeur quand
même. Oh et puis tes poules, oh quel bordel dans leur chambrée, n'empêche que
j'avais la trouille d'y aller, toi non...
Mes
préférés, c'étaient quand même les lapins, j'adore cet endroit, regarder les
petits nouveaux, quels peureux, t'approches la main et zou, derrière maman
lapin. Toi t'as pas peur Mamie, tu plonges la main dedans et tu prends un petit
en caressant la mère et elle te laisse faire. Quel bonheur d'avoir un petit
lapin dans les bras, il est si doux, si tremblotant, j'ai envie de le protéger,
ce sera celui là le mien.
Et
la récolte des pommes avec cet énorme pommier, la promenade dans ton jardin,
avec tes dahlias, tes roses, tes légumes, oh et puis la rhubarbe, est
reposante. Il fait combien de mètre ton jardin Mamie ? Le pourrissoir, ça pue.
Moi
ce que j'aime le plus après le dortoir des lapins, c'est l'atelier de Pépère,
ça sent bizarre, son vieil établi rongé, son petit étau, ses bouts de bois. Oh
et puis ses outils, tout tordus, cagneux. J'entends encore les bruits du
marteau, de la rape à bois, de la scie...
Il
y a des endroits mystères chez toi Mamie, comme en haut des escaliers, c'est
quoi cette pièce, ça donne où cette porte, y a quoi derrière hein??? Dis Mamie
...
ça
caille dans la chambre Mamie, heureusement que tu as mis la bouillotte, c'est
zarbe la bouillotte, c'est rigolo. Oh et puis la couette, au moins 40 cm d'épaisseur, couleur
prune, je saute dessus, je file en dessous jusqu'aux oreilles, je n'ai plus
froid. Et puis y a mon grand frère à coté, alors j'ai pas peur dans ce grand
lit.
J'ai
la tête remplie de merveilleux souvenirs Mamie. Mais tu me manques trop, j'y
retourne quand chez toi, pour dormir, pour caresser les lapins, faire peur aux
poules, déjeuner du pain frais avec du beurre le matin
Mamie,
MAMIE, quand est-ce qu'on y retourne ???? Dis Mamie...
Elvis Presley - An American Trilogy
Tout simplement le KING - Il m'accompagnera jusqu'à la mort et si je peux le voir alors tant mieux
vendredi 25 janvier 2013
UN ANGE PASSE
Un
ange passe... mauvaise passe...
J'ai
envie de regarder par la fenêtre sans rien regarder.
J'ai
envie de continuer mon histoire sans rien écrire.
J'ai
envie de jouer comme un dingue avec mon fils sans bouger.
J'ai
envie de pédaler des kilomètres sans pédaler.
J'ai
envie de frapper dans mon sac sans cogner.
J'ai
envie de ne rien faire et je cours partout............ pour rien.
jeudi 24 janvier 2013
666
Fallait prendre un peu d'avance, alors j'ai décidé de m'inscrire. J'aurai aimé prendre mon temps, gérer les pours et les contres, mais cette chose m'a poussé alors que je marchai sur la ligne verte. Parait qu'il faut réserver, y a du monde sur les rails sur ce putain de parcours. J'ai pris une place près du feu, c'est sympa les soirées d'été avec les chants, les guitares, les fous et les voyous. Je ne sais pas ce qu'il faut emmener, je n'ai rien prévu, j'irai comme je suis et puis si ça ne plaît pas, aller vous faire foutre. J'aurai aimé brûler un peu de gomme avant d'y aller. Je délire peut-être, probablement, mais c'est quoi vivre une compression horaire, c'est douloureux ? Dans l'instant, je vais m'abandonner dans les bras du diable, j'ai composé le numéro, et puis je vais taper du pied dans les graviers de ma cave, de toute façon l'inscription était gratuite.
dimanche 20 janvier 2013
ET PERSONNE NE DIT RIEN
Deux fois.....
Les vieilles s'habillent comme
des gosses
Et les gosses s'habillent comme
des putes.
Et personne ne dit rien
Qu'est-ce qu'y a ???
T'as perdu ta langue ???
Tu dis rien...
T'as perdu ta langue ???
samedi 12 janvier 2013
LES HERISSONS, LE CHAT..............ET LA FOI
Mon
chien me regarde de travers...faire pipi, caca, sniffer...Je descends les
escaliers et dévale les marches sur le dos, cette araignée a préféré mon épaule
aux murs boisés, elle savait que le combat était déjà joué : araignée du soir
espoir !!!. J'atterris dans le lambris, ce coin de bois est douloureux,
l'araignée est épargnée et je me tâte le dos en grimaçant. Il est dit que les
araignées ne tissent leur toile que dans les maisons saines, celle-ci a donc
choisi la mienne. Mon chien me regarde avec son air amusé, peut-être un peu
satisfait.
Deux
hérissons cavalent sous mes érables japonais (acer palmetum), la lumière les a
surpris, et mon pas abîmé de ma chute aussi. La main sur le museau de mon
chien, je les espionne, ceux là sont amoureux. Je continue ma route, inutile de
les déranger plus longtemps, mon chien s'interroge. Ce n'est pas la première
fois qu'ils viennent chez moi, ils s'y sentent en sécurité. Peut-être
trouvent-ils le jardin joli.
Sur
mon abri à poubelles siège ce gros matou, gris souris le pauvre, ses pattes ont
disparu sous sa fourrure, il regarde mon chien, moi je n'existe pas. Mon pas
cassé vers lui ne le perturbe pas, il ne bougera point. Un chat pourtant, ne
cherchera pas le conflit délibéré avec un être à deux pattes, il battra en
retraite et saisira sa chance de griffer quand l'occasion sera trop bonne.
Alors lui, il reste là, passif, il connait la suite, je le laisse là, à son
observatoire nocturne, son prédateur n'est pas moi et pas dans ma maison.
Les
ados de cette rue préfèrent de loin discuter à fleur de mon allée de garage
profitant ainsi de l'éclairage automatique, système ingénieux qui ne profite
qu'aux noctambules, mammifères ou pas.
Mon
chien remue la queue.
Je
m'interroge, oublie de m'arrêter à ce lampadaire sacré, a cette touffe d'herbes
favorite, mon chien est fâché.
Je
rentre, monte dans ma chambre, allongée sur le lit, ma fée sommeille, mes mains
sur ses hanches l'éveillent : "tu es pénible, il est tard et je dormais,
t'es chiant!!!"
"Donc
tu vas me quitter, partir d'ici pour ne jamais revenir, c'est ça ????!!!"
"Mais
t'es dingue toi, je dors tu me réveilles et, et ... écoute faut dormir d'accord
?!!!"
Je
quitte la chambre satisfait, bien content de ce qui s'est dit.
J'entrouve
la porte de la chambre de mon fils, il respire fort, il est fatigué, les bras
croisés derrière la tête, les cheveux dans les yeux, il sourit de ses rêves...
Le
carrelage de la salle de bains est froid, mes genoux chauds, je lève les yeux
au plafond et je murmure : "Alors quoi ???!!!! C'est ici la maison du
bonheur???!! J'y suis vraiment ???!!" – Il m’a répondu « TA
GUEULE »
La
raison me soulève jusque dans mon lit et me ferme les yeux, il faut dormir
maintenant...
Bérurier noir - Vive le feu
Une raya de bambins livre aux flammes leurs landaux
Une ribambelle de nains foutent le feu dans l'métro
Une armée de gamins qui brûle les magasins
Trois millions de lycéens carbonisent leurs bouquins
Une concierge allumée fout le feu au quartier
Le président fêlé enflamme l'Elysée
Trois secrétaires en chaleur calcinent leur directeur
Une tribu de bonnes soeurs incendie l'Sacré-Coeur
Laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï...
Un trio d'grands brûlés fait exploser l'hosto
Et 5000 chimpanzés dynamitent le zoo
Des rastas éclatés, c'est chaud dans le ghetto
Les feux dans la cité brûlent pour Géronimo
Des soldats cannibales rôtissent leur général
300 patrons qui craquent font sauter la baraque
Et un vieux bonze chinois se pétrole le minois
Le froid tue la fillette qui n'a plus d'allumettes
Les hooligans des stades préparent les jerrycans
Les jeunes chômeurs s'la donnent aux cocktails molotov
Des iraniens enflamment le corps de l'oncle Sam
Des squatters s'tapent un boeuf autour d'un grand feu d'keufs
Une gang de pyromanes se croit au paradis
Les pompiers en ont marre c'est la grève aujourd'hui
Il y a le feu partout c'est la fête des fous
Il y a le feu partout viv' le feu viv' les fous!
vendredi 28 décembre 2012
PERDUS
Ils
ont perdu le sens du rythme, du travail, des valeurs....
Ce n'est pas tout croyez moi....
Feindre
l'indifférence, ne pas se satisfaire
de
ce que les autres possèdent, ne surtout pas
regarder le bonheur des autres,
sans quoi ils risquent d'être malheureux
Mais
tous ces gens, qu'ont-ils fait
de
l'espoir
, qu'ont-ils fait
de leur rêve ??????????........
jeudi 20 décembre 2012
TOI TU DIS
Tu les trouves formidables, lui avec ses cheveux sales et longs et sa barbe made in Jésus, l'autre avec sa voix profonde et son chapeau, elle avec son allure d'adolescente perpétuelle et sa voix soufflée.
Tous ces artistes tu les trouves bien, comme toi tu aimerais être, même que tu dis que tu pourrais vivre à coté d'eux.
Lui et ses cheveux longs et sa barbe fume de l'herbe et tu le trouves génial.
L'autre et son chapeau t'ensorcelle avec sa voix de dingue et il a troué ses bras.
Elle et son charme destructeur, elle est bandante et respire de la neige au goûter et tu l'envies.
Et moi bordel, tu dis que mes textes sont une pure folie, que si je continue à écrire ainsi je vais avoir des problèmes, que je vais devenir fou, tu dis même que tu vis avec un dingue doué de je ne sais quelle encrisime maladie, tu dis que je t'empêche de dormir au milieu de mes nuits de folie, tu dis que je survole tout mais que les mots traversent quand même les feuilles de papier et sont gravés dans le bois du bureau, tu dis que tous ces mots ne servent à rien, ne nous servent à rien, tu dis que tu ne me comprends pas et que mes délires n'appartiennent qu'à moi, tu dis que je suis un alcoolique quand je suis obligé de cracher toutes ces histoires hors de mon cerveau avec quelques verres de vin blanc.
Alors moi je ne suis pas comme eux ???
Ah ouai, c'est vrai, moi je suis un vrai dingue orthésé d'un crayon de papier HB, et je ne rapporte aucun euro, eux sont célèbres et riches, tu leur autorises donc les pétards, les dérives sexuelles, les trous dans les bras, les sinus poudrés.
Mais moi avec ces quelques mots, ces quelques verres, je dois fermer ma gueule et aller me coucher !!!
Je vais déjà mourir et après, si il me reste du temps, j'irai m'allonger, pour ce qui est de dormir, ne compte pas sur moi...
samedi 15 décembre 2012
CE SOIR
La raison culturel a été censurée, je suis puni d'avoir écrit, d'avoir dit, d'avoir pensé, maintenant j'essaie de dormir assis devant ce clavier, la nuit est finie, et je ne dors toujours pas. Mais putain, qui a fait ça, mais putain pourquoi, et pourquoi moi, je veux juste dormir, fous moi la paix, les gens qui m'entourent ne me comprennent pas...alors dégage quoi, va torturer un autre esprit, le mien est banal, merde. Je suis un magasinier de merde, qu'est-ce que tu fous avec moi, c'est quoi la suite ? Mes mains ne servent qu'à porter, pas à écrire, alors c'est quoi tous ces mots qui défilent, t'as pas trouvé mieux que moi, c'est ça ? Fais chier, emporte moi pour de bon, enlève moi du réel et laisse moi dormir !!!
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